Sa mode était tout en subtilité, en douceur et pendant plus de trente ans, il imposa un style différent et novateur. C’était un architecte de la couture et ses robes sont exposées dans son musée comme les oeuvres d’un sculpteur ».Cristóbal Balenciaga a commencé à coudre avec sa mère qui travaillait comme couturière pour les familles les plus influentes de la région, telles que notamment les Marquis de Casa goût exquis de la marquise et sa magnifique garde-robe, d’impeccables costumes achetés dans les meilleurs établissements de Paris et de Londres, introduisirent le jeune Crístóbal dans le monde du raffinement caractéristique des élites culturelles 1907, Cristóbal Balenciaga s’installe à Saint-Sébastien et il commence son apprentissage comme tailleur dans les meilleurs établissements de l' travaille aussi comme tailleur aux Grands Magasins du Louvre à Paris et découvre les grandes maisons de couture de la capitale internationale de la 1914, il s'installe à Bordeaux dans une célèbre Maison de Modes appartenant à des 1917, il ouvre sa propre maison de mode à Saint-Sébastien. Puis dans les années 1930, il s’installe à Madrid et à 1936, la Guerre Civile éclate et Balenciaga quitte Saint-Sébastien pour Paris et présente, avec grand succès, sa première collection haute les années 1940, ses créations se distinguent, outre par ses réminiscences du costume traditionnel et historique espagnol, par ses superbes broderies et passementeries sur de spectaculaires robes du 1968, les créations de Balenciaga ont marqué profondément l’univers de la mode. Il meurt 4 ans plus tard à Javea Alicante et il est enterré dans le petit cimetière de musée palais...Le Musée Balenciaga est installé dans une nouvelle annexe du Palais Aldamar. Ce palais, situé sur une colline surplombant Getaria, était l'ancienne résidence des Marquis de Casa Torres, grands-parents de la reine Fabiola de Belgique et mentors de Balenciaga au début de sa conception volumétrique et structurelle du nouveau bâtiment annexé au palais est l’oeuvre de l'architecte cubain Julián s'agit d'un grand volume longitudinal, sinusoïdal et de section trapézoïdale, fermé avec un mur rideau en verre. A l'intérieur, trois grands volumes suspendus abritent les salles d' 1er novembre, on peut découvrir l'exposition Alaïa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme », avec 100 œuvres des deux créateurs Azzedine Alaïa 1935-2017 et Cristóbal Balenciaga 1895-1972. Les deux partageaient un équilibre parfait entre les mesures et les volumes. Dans l’histoire de la mode, ces deux grands silencieux, hermétiques aux effets des tendances, ont eu beaucoup à se dire. Leurs conceptions dialoguent, au musée Cristóbal Balenciaga de Getaria, montrant un nombre surprenant d'éléments partagés. Ses créations sont de véritables exemples d'architecture, nous rappelant à quel point les deux couturiers étaient uniques en leur temps et à quel point leur héritage était aujourd'hui intemporel ».Information sur le site du musée Cristóbal Balenciaga à Getaria
Exposition« Sculpteurs de la forme » À l’occasion de la Fashion week de Paris, les maisons de haute couture Azzeddine Alaïa et Balenciaga se sont associées pour lancer une exposition intitulée « Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme ». Inaugurée le 20 janvier dernier et se poursuivant jusqu’au 28 juin 2020 rue de la Verrerie à Paris, l’exposition partira en juillet Ses robes sculptent notre corps et nous rendent plus belles. Le magicien de la coupe nous livre ses conseils d’élégance et son secret de fabrication aimer les femmes. À découvrir dans cette galerie Azzedine alaia Inutile d'en dire trop sur le couturier ultime qui insuffl e de la magie dans ses vêtements. Quel est son secret ? Il répond modestement que son admiration pour les femmes le guide. Inlassable créateur qui avoue se coucher avec l’angoisse de ne pas attraper l’idée au lasso » et se réveille avec la certitude de ne plus rien savoir ». Il reçoit dans sa cuisine où il déjeune avec son équipe. Et raconte sa passion l’allure des femmes. Balenciaga au musée Galiera LES PREMIÈRES ÉLÉGANTES C’est ma mère dans ses tenues de fête traditionnelles tunisiennes. C’est aussi matante, danseuse et fantasque. Elle s’habillait à l’européenne. Elle portait un manteau rouge avec des revers en astrakan noir, très cintré à la taille. Dans les magazines, j’étais fasciné par les robes de Dior et de Balenciaga, les deux maîtres des années 50. Les basques, la couture dans le dos, la rondeur des épaules… je me demandais comment cela tenait, quelle coupe magique pouvait donner cet effet. Je voulais percer le mystère des vêtements et je les redessinais en leur imaginant une ossature. » Azzedine Alaïa L’APPRENTISSAGE DU CORPS " C’est par la sculpture qu’Azzedine Alaïa s’est initié à l’énigme du corps. C’est grâce à mes études aux Beaux-Arts que j’ai développé ma connaissance et mon amour du corps. L’équilibre, les proportions, les attaches… Et c’est sur les femmes directement que je m’initiais à la coupe. J’avais une amie à la taille extraordinairement fi ne dont je me servais comme cobaye. Je cousais directement sur elle des jupes que je serrais au maximum pour voir l’effet… D’ailleurs, aujourd’hui encore, quand je travaille sur un mannequin, c’est comme si je manipulais dela glaise. Je moule, je monte, je démonte, je couds, je découds. Je peux reprendre une manche à l’infini. C’est par l’infini des gestes et des essais, par le travail de la main que je me suis initié à la coupe et que sans doute j’en ai percé une partie du mystère." Azzedine Alaïa UN SEUL BUT, LA BEAUTÉAlaïa est toujours habillé en noir. Il s’explique sur cet uniforme. J’achète des costumes chinois pour rien et des pantalons noirs dont je retrousse l’ourlet. Je porte ça tous les jours, sans y penser. Si je commençais à faire attention à ce qui me va ou pas, je ne m’en sortirais pas. Je ne ferais que des vêtements pour moi ! Toute ma concentration, je la monopolise pour les femmes. Car, pour s’intéresser aux femmes, il faut s’oublier. Mon obsession est de les rendre belles. Et, pour les rendre belles, il faut connaître leur corps, donc il faut les aimer. Mais je suis gâté, je suis bien entouré, et elles me le rendent bien. » Greta garbo L’ARRIVÉE À PARIS Quand je suis arrivé de Tunisie, j’allais devant les maisons de couture les jours de collection. Et je voyais toutes ces clientes si élégantes qui se rendaient aux défilés de mode. J’ai même vu Marlene Dietrich entrer chez Christian Dior. Elle est sortie d’une façon magistrale de sa voiture dans un tailleur du couturier. Ses longues jambes en tension quand on lui a ouvert la portière ! Une image que je n’oublierai jamais. Les stars de l’époque étaient des astres. Leur seule présence emplissait une salle, comme La Callas, ou comme Greta Garbo que j’ai eu le privilège d’habiller. Je regrette que les stars d’aujourd’hui aient des stylistes pour s’habiller. Cela les empêche de connaître leur personnalité vestimentaire. De maîtriser leur style. Or, c’est le style qui fait définitivement la différence. » Boutique Azzedine Alaïa à paris LE LABORATOIRELe poste d’observation idéal de Monsieur Alaïa, c’est sa boutique, située au rez-de-chaussée de son atelier. Le maître s’y promène souvent, ce qui ne laisse pas d’éblouir les clientes qui, si elles ont la chance de le croiser, peuvent se voir dispenser quelques conseils précieux. C’est vital pour moi de côtoyer les femmes. Si je ne les vois pas, je ne les comprends pas et ce n’est pas la peine de travailler pour elles. Il m’est arrivé de retirer des modèles de la boutique en remarquant qu’une manche ne tombait pas bien sur une cliente ! Je ne fais pas ce métier pour m’enfermer dans mon style. Les femmes ont beaucoup changé. Leur corps a fortement évolué. Elles en prennent soin, elles font du sport, mettent des crèmes, font des massages. Elles restent jeunes et toniques plus longtemps. » Azzedine Alaïa LA ROBE PARFAITE Les vêtements d’Azzedine Alaïa sont magiques. Quelle que soit la femme qui les enfile, ils tombent juste, lui vont à merveille et la rendent aussitôt plus belle. C’est ce qui explique l’indéfectible fidélité de ses clientes. Le couturier bienveillant lève une partie du voile sur son secret de fabrication Mes modèles peuvent aller jusqu’au 44 et je décline toujours mes robes en trois longueurs il ne faut jamais forcer une femme à dévoiler ce qu’elle répugne à montrer. Ma robe qui s’évase en forme corolle va à toutes les femmes. Elle souligne la taille, cachedes hanches trop volumineuses, dissimule une culotte de cheval ou des fesses que l’on trouve trop grosses. Un jeu de diminution de la maille et d’effet par les coutures maintient la matière comme en suspension. Mes robes sont là pour s’adapter au corps, du plus mince au plus plantureux. C’est le résultat de mes retouches à l’infini. Le secret, c’est la main qui va tirer parti de la matière et voir comment cette matière va réagir avec le corps. » Azzedine Alaïa LE MOUVEMENT Même sur les modèles très moulants, je garde souvent une petite ondulation, comme une légèreté qui vole en bas de la jupe. J’aime la démarche des femmes. Il m’est arrivé d’en suivre dans la rue dont je trouvais l’allure particulièrement belle. Je les suis pour voir le mouvementdu vêtement et la façon dont la matière vibre. Pour mes essayages, je fais toujours marcher et asseoir le mannequin. Mes robes doivent vibrer d’elles-mêmes. Les femmes qui portent mes robes se tiennent droites, font attention à leur allure. Elles m’aident beaucoup ! Le vêtement doit être emporté par le corps. C’est un échange. » Sculpteursde la forme" à la fondation Alaïa ©Sylvie Delpech. par le commissariat visé par des tirs de mortiers d'artifice et des cocktails molotov, les enquêteurs sur la piste de l'ADN Cristóbal Balenciaga Eizaguirre, né le 21 janvier 1895 à Getaria Pays basque espagnol et mort le 23 mars 1972 à Xàbia Communauté valencienne, est un couturier et modiste espagnol. Il est l'un des plus grands couturiers, unanimement reconnu par ses pairs et surnommé le maître » ou encore le couturier des couturiers ». S'il débute bien avant la Seconde Guerre mondiale, c'est durant les années 1950 qu'il transforme totalement la silhouette féminine, la faisant évoluer pour atteindre finalement son apogée au début des années 1960. Son style classique et épuré lui vaut de compter parmi ses clientes fidèles les Reines d'Espagne et de Belgique, la Princesse Grace de Monaco et la Duchesse de Windsor. Son travail a influencé de nombreux couturiers, tels que Oscar de la Renta, André Courrèges qui travailla dans son atelier, Emanuel Ungaro et Hubert de Givenchy qu'il aida. En 1968, le couturier décide de se retirer. La marque Balenciaga, appartient de nos jours à la holding française Kering. Biographie Débuts en Espagne Cristóbal Balenciaga Eizaguirre est né le 21 janvier 1895 à Getaria[1], village de pêcheurs dans la province de Gipuzkoa au Pays basque espagnol[2]. Il grandit dans un environnement modeste, entouré par son père marin-pêcheur et maire du village, de sa mère, couturière et de ses deux frère et sœur, Augustina et Juan Martín. Son père meurt jeune et laisse la mère de Balenciaga, Martina Eizaguirre, sans ressources et ses trois enfants à charge. Martina, qui enseigne sa profession aux jeunes filles du village, initie très tôt Cristóbal à la couture, lui transmet son savoir-faire et sa passion. Selon la légende, c'est à l'âge de douze ans que la marquise de Casa Torres, alors cliente de Martina, remarque son don et son habileté. Elle lui confie alors une de ses robes en lui demandant de la reproduire. Il s'exécute, laissant transparaître son talent inné pour la couture et elle lui en commande d'autres[3]. La marquise va ensuite l'encourager et le pousser à persévérer dans cette voie, et en 1908 il entre en apprentissage chez Casa Gomez de Saint-Sébastien comme tailleur[3]. À seize ans, il part quelques mois à Bordeaux pour parfaire son français. Un an plus tard en 1912, il entre au magasin du Louvre de Saint-Sébastien, rue Hernani, comme ouvrier aux côtés de Mademoiselle Victoria, première d'atelier pour dames. Il deviendra ensuite à son tour chef d'atelier chez New England[4]. À la fin des années 1910, sûr de son talent, il ouvre sa première maison de couture, rue Vergara, Saint-Sébastien, sous le nom de C. Balenciaga[3] et engage une trentaine d'ouvrières. L'année suivante, les sœurs Benita et Daniela Lizaso s'associent à lui et injectent des capitaux dans son entreprise qui portera désormais le nom de Balenciaga y Compañía[4]. Saint-Sébastien étant la résidence d'été de la cour d'Espagne, son talent l'amène à côtoyer et à habiller la famille royale, notamment la reine Victoria Eugenia et la reine mère María Cristina. Avec elles, c'est toutes les dames de la société qui deviennent clientes régulières de Balenciaga et sa renommée se consolide rapidement. Il effectue des séjours à Paris où il se fait connaître comme acheteur chez les couturiers[5]. Il y rencontre Worth, Jeanne Lanvin, Chéruit, Paquin, Lelong et notamment Coco Chanel avec qui il va lier une étroite amitié jusqu'à la fin de sa vie. La fin de la monarchie espagnole en 1931 signe la fin d'une époque, sa clientèle privilégiée commence à disparaître. Mais fort de son succès et déjà bien entouré, notamment par Wladzio d'Attainville, fils d'une de ses clientes, Balenciaga ouvre une seconde maison de couture à Saint-Sébastien mais qui ferme rapidement. C'est au début des années 1930 qu'il ouvre une maison à Madrid[3], rue Caballero de Gracia. Sa seconde maison ayant fait faillite, Balenciaga n'a plus le droit d'user de son nom pour ses maisons. C'est donc le nom de sa mère Eisa Eizaguirre que vont désormais porter ses maisons de couture, Eisa Costura. Quelques années après, une autre maison voit le jour à Barcelone[3], 10 rue Santa Teresa, dans son hôtel particulier. Paris Mais la Guerre civile de 1936 l'oblige à quitter l'Espagne et à fermer ses trois maisons de couture, existant déjà depuis presque vingt ans. Il tente dans un premier temps de se réfugier à Londres et de travailler chez Worth et chez Rouff. Mais dès juillet 1937, il s'installe à Paris et ouvre une maison au 10, avenue George-V[1] sous le nom de Balenciaga, grâce à un mécène et à quelques fabricants de tissus français qui le connaissent du temps où il venait se fournir chez eux pour la cour espagnole[n 1]. Il présente sa première collection parisienne en août 1937, qui remporte immédiatement un franc succès[6]. Le Daily Express le surnommera même le jeune Espagnol qui révolutionne la mode ». Un autre défilé deux ans plus tard, où il présente cette fois une collection inspirée du Second Empire français, remporte lui aussi un vif succès. À la fin de la guerre d'Espagne, Balenciaga décide de rouvrir ses maisons locales. Celle de Madrid déménage rue José Antonio, sur les recommandations de la marquise de Casa Torres et compte désormais deux-cent cinquante employés ; sa sœur en prend la direction en 1948, jusqu'à sa fermeture en 1968. Son neveu, José Balenciaga, quant à lui, dirige celle de Barcelone. Il continue d'habiller l'aristocratie espagnole mais également des personnalités. Son succès grandissant, il élargit sa maison parisienne en 1939 en rachetant les locaux de Mainbocher, mitoyens aux siens avenue George-V. La Seconde Guerre mondiale ne l'arrête pas, il fermera juste sa maison en juillet 1940 pour la rouvrir en septembre afin d'éviter d'être réquisitionné. Les collections qui suivent pendant cette période de restriction sont des collections réduites pour une clientèle privée, fidèle à sa mode. Il introduit l'usage de la broderie et la passementerie dans ses robes du soir durant cette période. À la fin de la guerre en 1945, il faut reconquérir le public et relancer la haute couture parisienne. Il participe donc au Théatre de la Mode, exposition itinérante, installée dans un premier temps au Pavillon de Marsan à Paris où sont mises en scène des figurines habillées par les plus grands couturiers de l'époque. L'arrivée de Christian Dior en 1947 créé un véritable raz-de-marée dans l'univers de la mode mais Balenciaga n'en est pas pénalisé pour autant, lançant sa ligne Tonneau »[7]. Sa réputation est déjà bien établie auprès de la presse et de ses clientes à l'international, et sa mode ne peut faire concurrence à celle de Dior, les deux styles étant très différents. Dior ira même jusqu'à appeler Balenciaga notre maître à tous ». En 1948, la collection est encensée par Carmel Snow[8]. Cette année-là, Balenciaga doit faire face au décès de son proche collaborateur Wladzio d'Attainville, le 14 décembre. Va s'ensuivre une période difficile où il envisage d'arrêter toute activité mais Dior réussit à le convaincre de ne rien abandonner. Il lance son premier parfum Le Dix, allusion à l'adresse de sa maison de couture à Paris, à cette période ; le deuxième suivra quelque temps plus tard La fuite des heures, puis un troisième Quadrille. Il ouvre également une boutique au 10, avenue George-V, dans la partie rachetée à Mainbocher qui sera entièrement décorée par Christos Bellos. André Courrèges intègre l'atelier Balenciaga en 1950 comme assistant. Les années cinquante voient Balenciaga ne se donner qu'à son œuvre, sa mode. Ce sera sans doute la décennie la plus importante de sa carrière, chaque collection voit fleurir une nouvelle pièce maître ». Il passe du temps à recréer sa silhouette, à la parfaire. Chaque nouveau défilé est un réajustement du précédent, les coupes et les volumes sont affinés ; la presse de mode approuve. Ses créations de cette époque font appel aux manches melon, aux jupes ballon et à des tissus volumineux et lourds. L'année d'après, Balenciaga revient à des lignes plus fluides, avec des tailleurs semi-ajustés, cintrés devant et vagues derrière ; cette ligne sera appelée par Carmel Snow du Harper's Bazaar la semi fitted look[9] ». Il présente en 1955 la tunique, robe étroite deux pièces aux lignes droites et épurées. Vogue écrit Les changements que Balenciaga apporte chaque saison suffisent à faire dire que la femme Balenciaga de l'année est la référence même de la mode, la quintessence quasi-prophétique du moment[10]. » Il compte dans sa clientèle beaucoup de personnalités[2], notamment les actrices comme Marlène Dietrich, Ginger Rogers, Alice Cocéa, ou Carole Lombard, mais ne participe à aucun essayage excepté ceux de quelques amies privilégiées. Balenciaga possède un appartement à Paris, avenue Marceau mais également une maison près d'Orléans, La Reyneirie, ainsi que deux appartements en Espagne, l'un à Madrid et l'autre à Barcelone. Mais le seul endroit où il se plaise totalement, exceptée sa maison de couture parisienne, est sans doute sa maison à Igeldo, Guipuscoa au Pays basque. En 1958, Balenciaga fait un voyage aux États-Unis et veut constater par lui-même son succès outre-Atlantique, tant la presse américaine parle de lui et les riches Américaines sont de fidèles clientes. Là-bas il découvre les usines de fabrication de prêt-à-porter et se rend compte que sa mode ne pourra jamais adhérer à ce mode de fabrication à grande échelle où tout est confectionné sur des machines. Il appartient au monde de la haute couture et de l'élégance et ne veut en aucun cas perdre ce qui lui donne tant de valeur. Très indépendant, il refuse également d'intégrer la Chambre syndicale de la haute couture pour continuer à créer sans devoir se plier à certaines contraintes[n 2] et grâce à sa clientèle internationale extrêmement riche, il réussit à maintenir un chiffre d'affaires presque aussi important que les autres maisons de couture, avec un mode de fabrication beaucoup plus artisanal et un personnel moindre. Ses maisons espagnoles sont très importantes pour le bon fonctionnement de son entreprise, les matières et fournitures dont il use sont moins chères en Espagne, il crée donc pour moins de frais. Le 12 mai de la même année, Balenciaga est fait Chevalier de la Légion d'honneur pour sa contribution à l'industrie de la mode[6]. Il crée la même année les robes Baby Doll »[12] et en queue de paon, longues derrière et courtes devant. Au début des années 1960, Il lance le parfum Eau de Balenciaga ». Les parfums Balenciaga resteront une activité très annexe pour la maison[9]. Balenciaga commercialise peu après une élégante ligne de vêtements de style sport. En 1966, Le Yorkshire Post titre La bombe Balenciaga »[9]. Son style devient de plus en plus épuré mais est toujours autant acclamé par la presse internationale. L'année 1968 est une année de bouleversement social en France. C'est également le cas pour Balenciaga qui ne se retrouve plus dans les nouveaux codes et mœurs prônés par la société française, selon lui le luxe, l'élégance et la couture n'ont plus leur place dans ce nouveau monde. Je ne suis pas fait pour habiller les gens de la rue » dit-il[10]. Les années Courrèges » et de la minijupe, le prêt-à-porter[n 3] auront eu raison de sa créativité[9] et il présente sa dernière collection haute couture[16]. Il prend donc la décision de fermer toutes ses maisons de couture après trente ans d'activités parisiennes, ce qui plonge le monde de la mode dans un grand désarroi ainsi que les centaines d'employés qui travaillaient pour lui jusqu'alors. Dans la seule interview qu'il donna de toute sa carrière, en 1971 au journal The Times, il déclara C'était une vie de chien. » Projet initié début 1968, il dessine tout de même l'année 1969, d'après une commande d'Air France, les uniformes des hôtesses de l'air de la compagnie nationale[n 4],[17]. Deux ans plus tard, la maison équipe le personnel au sol d'une tenue différente. Malgré tout, dès le début, les uniformes rencontrent de nombreuses critiques[9],[n 5]. Il se retire ensuite en Espagne, dans sa maison d'Igeldo. On ne le reverra publiquement que lors de l'enterrement de Gabrielle Chanel en 1971, et son dernier travail dans le monde de la mode sera la création d'une robe de mariée pour la Duchesse de Cadix, Carmen Martínez-Bordiú y Franco en 1972 puis meurt le 23 mars d'une crise cardiaque à Xàbia, âgé de 77 ans. Il se fait inhumer à Getaria, sa ville natale. Reconnaissance Le Roi est mort » titre la bible de la mode en mars 1972 sans qu'il soit utile de préciser son nom[18]. Le couturier des couturiers[19] », le plus grand d'entre eux[20],[21],[22], vient de mourir et reste dans la mode comme étant le plus respecté, vénéré et admiré[23],[24]. En Espagne à ses débuts, Balenciaga achète des modèles aux couturiers parisiens, qu'il adapte, tout en réalisant ses propres créations[3] ; rapidement, Madeleine Vionnet reconnait son talent et l'encourage à ouvrir sa maison[18]. Peu après l'ouverture de celle-ci, Vogue écrit que ses créations traverseront l'histoire, […] comme il ne suit aucune autre mode que la sienne, tout le monde le suit[23]. » Jusqu'à la fin des années 1940, Cristóbal Balenciaga est un couturier reconnu pour la grande qualité de ses réalisations et leur simplicité, sans la prédominance sur la haute couture qu'il imposera peu après[19]. Mais un événement va le faire se renouveler et laisser éclater sa créativité[4]. En 1947, alors que Christian Dior révolutionne la silhouette féminine avec son New Look, Balenciaga — son ami — refuse cette mode corsetée et contraignante pour la femme. Architecte de la haute couture[3] » ne cédant pas aux tendances[25],[26], il transcende la saisonnalité de la mode avec ses silhouettes sobres[n 6], durables, pragmatiques mais sophistiquées ; il a la clientèle la plus élégante du monde » écrit Vogue[23],[n 7]. Dans les années 1950, celui que Dior surnomme notre Maître à tous[29],[1] » remodèle la silhouette féminine, puis l'épure[18] incarnant à la fois le classicisme absolu et la modernité, Balenciaga devient insurpassable[4]. » Prudence Glyn, journaliste au Times, à qui le couturier donnera l'unique interview de sa vie[22], précise que ces années-là, Dior est devenu un mot familier grâce à l'influence du New Look mais pour les puristes il y avait qu'une seule direction dans laquelle il fallait regarder, Cristóbal Balenciaga[18]. »[n 8] Gabrielle Chanel, que Balenciaga admire » et à qui il donnera son amitié jusqu'à sa mort en 1971[18], le cite comme le seul couturier existant[31], considérant tous les autres comme de simples dessinateurs de mode »[18],[n 9]. La haute couture est un grand orchestre que seul Balenciaga sait diriger, tous les autres créateurs que nous sommes suivons simplement ses indications » dit Christian Dior[27]. Pour beaucoup il reste une énigme[22] Balenciaga n'a pas de date symbolique comme peut l'avoir Dior, ou un style particulier comme celui de Chanel[18]. Il n'est pas un phénomène culturel comme le sera Yves Saint Laurent plus tard. Refusant les interview à cause de l'impossibilité absolue qu'il a d'expliquer son métier[18] », rarement vu en public, sa vie privée est inconnue, ainsi que ses relations[4] ; il fuit la presse, la publicité[18],[11], n'est d'aucune corporation, même pas inscrit à la Chambre syndicale[4]. Ses défilés — silencieux — sont réservés à quelques privilégiés triés sur le volet[4]. Certains journalistes, exaspérés, vont jusqu'à spéculer de son existence[18]. Le maître[27] » refuse la mode pour ce qu'elle est, préférant le travail de coupe et le dessin de la silhouette[9]. Ce mystère qui l'entoure ne l'empêche pas d'obtenir des parutions dans les plus grands magazines mondiaux, grâce, entre autres, au soutien clairement affiché des très influentes journalistes Diana Vreeland[n 10] et surtout Carmel Snow qui le désigne comme le nec plus ultra de la mode[29] »[n 11]. Dès 1948, après avoir assisté à la collection du couturier, cette dernière décide de ne porter que du Balenciaga toute sa vie ; ce qu'elle fera elle est retrouvée morte dans son lit en 1961, vêtue ainsi[8]. Par la suite, c'est le puissant John Fairchild du WWD qui parachève la réputation de Balenciaga. L'air hautain de Lisa Fonssagrives ou Dovima saisi par Henry Clarke, Louise Dahl-Wolfe, Georges Dambier, Richard Avedon ou Irving Penn puis affiché en couverture de Vogue ou d'Harper's Bazaar, perpétue la diffusion de l’élégance Balenciaga. Pourtant loin d'être austère[18], il maintient une ambiance monacale dans sa maison et ses ateliers[18] où le silence règne. En 1991 dans Vogue, Hubert de Givenchy, qui est largement soutenu par son mentor Balenciaga à ses débuts, décrit le couturier espagnol comme un homme gracieux, élégant, pieux, simple, talentueux »[23], disant par la suite que Balenciaga était ma religion. Depuis que je suis croyant, pour moi, il y a Balenciaga et le Seigneur[33]. » La métaphore, pour le couturier espagnol si proche de l'Église catholique[4] et dont les références au costume religieux sont fréquentes[34], est souvent utilisée à différents niveaux Le moine de la couture » ou l'évêque de la modernité » tel qu'on le nomme parfois[22],[35], serait — et de loin — le pape de la couture moderne. Un homme au-dessus de tout soupçon, inattaquable et jamais égalé. Le deus ex machina de la machine à coudre que ni Chanel, ni Vionnet, ni Dior n'oseront jamais critiquer. […] si Dior a pris le pouvoir, le nouveau temple de la mode a désormais une nouvelle adresse, le 10, avenue George-V. »[4] Balenciaga continue de régner sur les esprits comme sur les ateliers de haute couture »[4] ; la légende de la mode[9] » est, depuis ses débuts et encore de nos jours, totalement intouchable[4],[36]. L'œuvre Robes de Cristóbal Balenciaga. Considéré comme le plus grand des grands couturiers du XXe siècle, l'œuvre de Balenciaga a accompagné de près l'évolution vestimentaire de la femme durant la première moitié du siècle. Son style, net » et épuré » aux lignes fluides, se caractérise par la sobriété, les combinaisons de couleurs audacieuses et son inspiration espagnole, comme les robes infante[24]. Durant les années quarante, il introduit des broderies et de la dentelle[24]. Balenciaga puise dans le passé pour ses robes aux formes amples et arrondies, à l'opposé des silhouettes cintrées de Christian Dior, mais également dans les peintres classiques ou les costumes folkloriques[24]. Durant ses plus grandes années, vers 1950, il sera souvent opposé, avec ses lignes fluides, au New Look de Dior qui triomphe alors à Paris et dans le monde[1] à partir de 1947[7]. Viennent ensuite les lignes tonneau, au dos arrondi et à la taille décentrée, semi-ajustée, en 1951, la veste ballon en 1953 enveloppant le haut du corps dans un cocon[1], la robe tunique à la ligne droite et proche du corps deux ans plus tard, enfin la robe-sac et la robe-chemise en 1957[24]. C'est avec un unique morceau de tissu qu'il créé un manteau d'apparence sans couture » en 1961[7]. Musée Le Cristóbal Balenciaga Museoa a été inauguré en 2011 à Getaria, la ville natale de Balenciaga. Il occupe deux bâtiments, l'ancien Palais Aldamar construit au XIXe siècle et une annexe moderne conçue par l'architecte Julián Argilagos. Le musée présente dans six salles la vie et l'œuvre de Balenciaga. Vie privée Cristóbal Balenciaga était homosexuel, bien qu'il ait gardé sa sexualité privée tout au long de sa vie. L'amour de sa vie et son partenaire de longue date était le modiste franco-polonais Władzio Jaworowski d’Attainville, qui avait aidé à financer sa mise en place. À la mort d'Attainville en 1948, Balenciaga était tellement brisé qu'il envisagea de fermer l'entreprise. Rachat de l'entreprise 1978 achat de la marque par l'entreprise de chimie Hoechst[10]. 1986 acquisition de Balenciaga par le groupe Jacques Bogart[16]. 1987 collection de prêt-à-porter, par Michel Goma, nommée Le Dix en hommage au parfum lancé en 1947[10]. 1992 le Belge Josephus Thimister remplace Michel Goma[10]. 1995 premiers pas de Nicolas Ghesquière chez Balenciaga 1997 Nicolas Ghesquière est nommé à la direction artistique[37], puis présente sa première collection de prêt-à-porter féminin. Il va transformer la marque dans les années suivantes[38]. 2001 acquisition de la maison par la marque italienne Gucci, qui sera intégrée deux ans plus tard au département luxe du groupe PPR, désormais nommé Kering. 2011 ouverture du musée Balenciaga au Pays basque[39],[40]. 2012 arrivée de Alexander Wang à la direction artistique[41]. 2015 Demna Gvasalia est nommé à la direction artistique[42]. Notes et références Notes ↑ Ouverture de sa maison parisienne en partenariat avec Nicolas Bizcarrondo et Wladzio Jaworowski d'Attainville. ↑ Depuis 1956, le pillage et la copie de ses collections font qu'il décide de ne plus défiler en même temps que les autres couturiers ; la presse internationale est obligée de venir à Paris spécifiquement pour lui[11]. ↑ Au début des années 1960, Balenciaga et Chanel sont les deux seules maisons notables à refuser de créer une ligne de prêt-à-porter[13] ; Chanel s'y résoudra quelques années plus tard. Laurence Benaïm résume plus simplement cette fermeture Balenciaga, qui trouvait que l'époque n'était plus son genre, avait claqué la porte en 1968[14]. » Mais plus que les tendances de l'époque, c'est tout le système économique de la haute couture, impossible à rendre rentable après les années 1950 sans le prêt-à-porter en parallèle, qui s'effondre symboliquement avec cette fermeture Cristóbal Balenciaga […] préféra fermer en 1968 sa maison de couture, plutôt que de passer du côté des confectionneurs[15]. » ↑ Les uniformes des navigants féminins de la compagnie sont constitués d'un tailleur d'hiver composé d'une veste à la taille marquée, avec quatre poches, une jupe s'arrêtant au milieu du genou, avec les poches cachées dans les coutures, ainsi qu'un chemisier, un foulard, et une bombe à petite visière. Le reste de l'uniforme comprend un manteau et un imperméable tous deux identiques dans la coupe, un tailleur d'été avec un calot. Air France fournira en plus, pour la première fois, de nombreux accessoires sac à main, escarpins et bottes, gants[9]… ↑ Il est principalement reproché à la compagnie d'avoir fourni un uniforme peu pratique, dessiné par un couturier hors des tendances de l'époque à la fin des années 1960, André Courrèges, Pierre Cardin, ou Yves Saint Laurent triomphent et sont des couturiers adulés. Le prêt-à-porter a changé les tendances. L'uniforme signé Balenciaga est trop parfait, trop couture, trop bourgeois[9] ». ↑ Carmel Snow écrit Rien n'est plus mystérieux que la simplicité… Comme toujours, on peut s'attendre à ce que l'influence de Balenciaga se manifeste en profondeur, sans bruit, jusqu'à ce qu'elle gagne l'ensemble du monde de la mode. »[27] Balenciaga ira jusqu'à créer un modèle spécialement pour elle qu'elle décrira comme l'ensemble le plus extraordinaire de notre temps »[19]. ↑ Confirmé également en ces termes C'est un des plus grands créateurs de notre temps et ses clientes sont parmi les femmes désignées par la presse comme les mieux habillées du monde[28]. » ↑ Sur la place de Dior et Balenciaga dans le paysage de la haute couture, cette idée est exprimée d'une façon proche dans l'ouvrage En Vogue Parmi les couturiers, pendant que Dior régnait dans les années 1950, Cristóbal Balenciaga, défenseur du style européen et maître de la coupe, restait au plus haut de son pouvoir[30]. » ↑ Avis plusieurs fois souligné, la citation de Chanel est reprise ainsi Lui seul est capable de couper un tissu, de le monter, de le coudre de sa main. Les autres ne sont que des dessinateurs. »[27] ↑ Diana Vreeland dira Quand vous portez une robe de Balenciaga, les femmes autour de vous cessent d'exister[4]. » ↑ Vreeland et Snow sont les deux seules journalistes que Balenciaga accepte[32]. Références ↑ a b c d et e en Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus, 2012, 112 p. ISBN 978-1-84091-603-4, Cristóbal Balenciaga 1953 », p. 30 ↑ a et b Cox, p. 220. ↑ a b c d e f et g Cox, p. 222. ↑ a b c d e f g h i j k et l Kerlau 2013, p. 163 à 202 ↑ Örmen 2012, p. 29 ↑ a et b Olivier Saillard dir., Elsa Rigaux et al., Musée de l'Histoire et des Cultures de l'immigration, Fashion Mix Mode d'ici. Créateurs d'ailleurs, Paris, Flammarion, 2014, 176 p. ISBN 978-2-08-134309-2, présentation en ligne, Cristóbal Balenciaga », p. 91 à 92 ↑ a b et c Cox, p. 223. ↑ a et b en Calvin Tomkins, The world of Carmel Snow », The New Yorker, 7 novembre 1994, p. 148 à 158 ISSN 0028-792X, lire en ligne ↑ a b c d e f g h et i Florence Müller et Eric Reinhardt Conception éditoriale, Élégances aériennes une histoire des uniformes d'Air France, Air France, août 2004, 136 p., L'uniforme couture » de Balenciaga contesté par l'esprit de mai 1968 », p. 62 à 81 ↑ a b c d et e Cox, p. 224. ↑ a et b Örmen 2012, p. 27 On disait que Cristobal Balenciaga était austère, que ses ateliers ressemblaient à un couvent… Il était catholique pratiquant et semblait sans humour et mystérieux. Protégeant farouchement sa vie privée, rétif à la publicité […] » ↑ Örmen 2012, p. 28 ↑ Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prêt-à-porter mal-aimé », p. 149 ↑ Laurence Benaïm, Azzedine Alaïa, le Prince des lignes, Paris, Grasset, coll. Documents Français », octobre 2013, 160 p. ISBN 978-2-246-81055-1, présentation en ligne, Anatomie du temps », p. 121 ↑ Olivier Saillard dir., Anne Zazzo dir., Alexandra Bosc et al. préf. Bertrand Delanoë, Paris Haute Couture, Paris, Skira, novembre 2012, 287 p. ISBN 978-2-08-128605-4, Début et fin de la haute couture », p. 256 ↑ a et b Marie Ottavi, Balenciaga bientôt de retour en haute-couture », Mode, sur Libération, 7 décembre 2012 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Quelques détails sur la production et l'anecdote du premier essayage en présence de Balenciaga in Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prêt-à-porter des couturiers », p. 250 ↑ a b c d e f g h i j k et l en Susan Irvine, Vogue on Cristobal Balenciaga, Quadrille Publishing Ltd, coll. Vogue on Designers », septembre 2013, 160 p. ISBN 978-1-84949-311-6, présentation en ligne ↑ a b et c Valerie Mendes et Amy de la Haye trad. de l'anglais par Laurence Delage, et al., La mode depuis 1900 [ 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2011, 2e éd. 1re éd. 2000, 312 p. ISBN 978-2-87811-368-6, p. 131 et sv. Souvent surnommé le couturier des couturiers, Balenciaga ouvrit sa maison de couture à Paris en 1937 et lança de nombreux styles tournés vers l'avenir, atteignant sa position prééminente dans la haute couture française après la guerre. » ↑ Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, février 1994, 220 p. ISBN 978-2-85018-341-6, BNF 35660421, présentation en ligne, Cristobal Balenciaga », p. 133 Cristobal Balenciaga fut bien plus qu'un simple créateur de talent. Pour beaucoup, il reste le plus grand couturier du siècle. » ↑ Musée Galliéra, p. 3, préface de Bertrand Delanoë Il y a quarante ans, un des plus grands noms de l'histoire de la mode disparait […] l’œuvre du maître couturier. » ↑ a b c et d Musée Galliéra, p. 8 et 9, introduction de Olivier Saillard Violette Leduc avouant sans déception qu'elle ne rencontra pas le maître. Balenciaga, en effet, se refuse à toute interview. Aux dires de certains, il n'en aurait donné qu'une seule au cours de sa carrière. L'homme invisible de la couture française », également nommé le moine de la couture » […] est un être secret. Depuis 1937 […] journalistes et auteurs, rédactrices et directeurs artistiques, à défaut de le rencontrer cherchent à percer le mystère de sa création. […] Sujet de fascination, y compris de la part d'autres couturiers qui apprécient en lui sa maîtrise et sa virtuosité, Balenciaga continue d'envoûter. […] Cristóbal Balenciaga suscite l'admiration […] » ↑ a b c et d Linda Watson trad. de l'anglais, Vogue - La mode du siècle Le style de chaque décennie, 100 ans de créateurs [ Vogue Twentieth Century Fashion - 100 years of style by decade and designer »], Paris, Éditions Hors Collection, 2000, 255 p. ISBN 2-258-05491-5, Balenciaga, Cristobal », p. 95 ↑ a b c d et e Jacqueline Dumaine et Palais Galliera 2014, Le style Balenciaga, p. 60 Pour ses pairs, Balenciaga […] était considéré comme l'architecte de la haute couture. Dior lui-même lui vouait une admiration sans bornes, disant de lui Il est notre maître à tous. » Le vêtement était sa religion. Balenciaga était un technicien hors normes, […] » ↑ Georgina O'Hara Callan trad. Lydie Échasseriaud, Dictionnaire de la mode [ The Encyclopaedia of Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2009 réimpr. 2011 1re éd. 1986, 303 p. ISBN 978-2-87811-327-3, présentation en ligne, p. 21 ↑ Marnie Fogg dir. et al. trad. de l'anglais par Denis-Armand Canal et al., préf. Valerie Steele, Tout sur la mode Panorama des chefs-d’œuvre et des techniques, Paris, Flammarion, coll. Histoire de l'art », octobre 2013 1re éd. 2013 Thames & Hudson, 576 p. ISBN 978-2-08-130907-4, L'âge d'or de la haute couture », p. 299 Cristóbal Balenciaga régna lui aussi au zénith de la haute couture. […] Balenciaga n'avait aucune envie d'influencer la tendance ou de développer une ligne de prêt-à-porter, préférant concentrer la pureté de sa conception sur le sur-mesure. » ↑ a b c et d Noël Palomo-Lovinski trad. de l'anglais par Lise-Éliane Pomier, Les plus grands créateurs de mode de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, 2011, 192 p. ISBN 978-2-212-55178-5, Cristobal Balenciaga », p. 94 à 97 Il est considéré par beaucoup, dans le domaine de la mode, comme le maître ». » ↑ Madeleine Delpierre et Davray-Piékolek, Le costume la haute couture 1945-1995, Paris, Flammarion, coll. Tout l'art », mai 1997 1re éd. 1991, 80 p. ISBN 2-08-011236-8, p. 18 à 19 ↑ a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Les puristes - Cristóbal Balenciaga », p. 122 ↑ Norberto Angeletti, Alberto Oliva et al. trad. de l'anglais par Dominique Letellier, Alice Pétillot, En Vogue L'histoire illustrée du plus célèbre magazine de mode, Paris, White Star, juin 2007, 410 p. ISBN 978-88-6112-059-4, présentation en ligne, 1940-1950 de la Café Society à Christian Dior », p. 140 ↑ Musée Galliéra, p. 11, introduction de Olivier Saillard Mademoiselle Chanel reconnaissait en Cristóbal Balenciaga le seul couturier de son temps. » ↑ Colin MCDowell, Mode pour une presse libre », sur Business of Fashion - 9 octobre 2013 consulté le 22 février 2015 Cristóbal Balenciaga faisait tout son possible pour éviter tout contact avec la presse, à l’exception de Diana Vreeland et Carmel Snow, les grandes dames » du Vogue américain et de Harpers’s Bazaar. Seule Carmel Snow étant réellement adoubée. » ↑ en Leisa Barnett, The French Connection », sur Condé Nast, 4 juillet 2007 consulté le 26 mars 2014 "Balenciaga was my religion," confesses Hubert de Givenchy. "Since I'm a believer, for me there's Balenciaga and the good Lord." » ↑ Marie-Laure Gutton in in Musée Galliera, Les chapeaux de Balenciaga, une création inspirée, p. 29 ↑ Musée Galliéra, p. 12, introduction de Olivier Saillard ↑ Örmen 2012, p. 26 Ce couturier espagnol a laissé sur la mode une empreinte indélébile grâce à ses créations rigoureuses et incroyablement équilibrées, qui ont révolutionné les techniques de coupe. » ↑ Anne-Laure Quilleriet, Les hommes de Balenciaga », sur L'Express, 30 septembre 2010 consulté le 5 avril 2012 ↑ Xavier de Jarcy, Fraîches collections », sur 5 mars 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Lucie Dancoing, Balenciaga, immortalisé au musée », sur HFM, 8 juin 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Caroline Pigozzi, Un musée sur mesure pour Balenciaga », sur HFM, 1er juillet 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Alexander Wang directeur artistique de Balenciaga », sur Le Point, 3 décembre 2012 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Eugènie Trochu, Demna Gvasalia nommé directeur artistique de Balenciaga », sur consulté le 7 octobre 2015 Ouvrages utilisés Ouvrages utilisés dans le cadre du Fashion Editathon 2014 Voir aussi Bibliographie Ouvrages Pamela Golbin dir. et Fabien Baron dir. art., Balenciaga Paris, Thames & Hudson, coll. Musée des arts décoratifs », 2006, 216 p. ISBN 978-2-87811-280-1, OCLC 469629760, BNF 40219870 Livre publié à l'occasion de la rétrospective au musée de la Mode et du Textile à Paris, comporte de très nombreuses reproductions de coupures de presse de l'époque. Olivier Saillard, Musée Galliéra et al. préf. Bertrand Delanoë, photogr. Scheltens & Abbenes, Cristóbal Balenciaga collectionneur de modes, Paris, Paris Musées, coll. Catalogue d'exposition », avril 2012, 96 p. ISBN 978-2-7596-0198-1, présentation en ligne Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin, février 2013, 438 p. ISBN 978-2-262-03923-3, présentation en ligne, De Balenciaga à Zara l'Espagne de l'alcôve à la rue », p. 163 à 202 Catherine Örmen préf. Inès de La Fressange, Un siècle de mode, Paris, Éditions Larousse, coll. Les documents de l'Histoire », octobre 2012, 128 p. ISBN 978-2-03-587455-9, présentation en ligne, Cristóbal Balenciaga l'architecte de la couture », p. 26 à 29. Caroline Cox préf. Cameron Silver, Le luxe en héritage Secrets d'ateliers des grandes maisons, Dunod, 2014 1re éd. 2013, 285 p. ISBN 978-2-10-070551-1, 1918 Balenciaga », p. 220 à 227. Palais Galliera, Alexandra Bosc, Olivier Saillard et al. préf. Anne Hidalgo, Les années 50 la mode en France 1947 - 1957, Paris, Paris Musées, juillet 2014, 259 p. ISBN 978-2-7596-0254-4, Le style Balenciaga », p. 60. Miren Arzalluz, Laurence Benaïm, Gaspard de Massé et Olivier Saillard, Association Azzedine Alaïa, Alaïa et Balenciaga Sculpteurs de forme, Milan, Carla Sozzani, 2020 ISBN 979-10-95313-07-6. Presse Olivier Saillard, Balenciaga l'hypermoderne », L'Express Styles, no 3168, 21 mars 2012, p. 58 à 59 ISSN 0014-5270 Séverine De Smet, Viva Balenciaga ! », Le Nouvel Observateur, no 2474, 5 avril 2012, p. 140 ISSN 0029-4713 Exposition Cristóbal Balenciaga, collectionneur de modes, du 13 avril au 7 octobre 2012, les Docks, Cité de la mode et du design, Paris Balenciage, l'oeuvre au noir, 2017, Musée Bourdelle, Paris Liens externes Ressources relatives aux beaux-arts National Gallery of Victoria de + en Artists of the World Online en Grove Art Online en MutualArt en National Portrait Gallery en + nl RKDartists en Union List of Artist Names Ressource relative au spectacle Les Archives du spectacle Ressource relative à l'audiovisuel Ressource relative à la mode en Fashion Model Directory Notices d'autorité Fichier d’autorité international virtuel International Standard Name Identifier Bibliothèque nationale de France données Système universitaire de documentation Bibliothèque du Congrès Gemeinsame Normdatei Bibliothèque nationale de la Diète Bibliothèque nationale d’Espagne Bibliothèque royale des Pays-Bas Bibliothèque nationale de Pologne Bibliothèque nationale d’Israël Bibliothèque universitaire de Pologne Bibliothèque nationale tchèque WorldCat Id WorldCat Musée BalenciagaCe roman fascinant paru en 2011 nous plonge au Moyen-âge, cette époque barbare où les croyances, les prières, les superstitions, les terreurs et la violence faisaient le quotidien du peuple. L'héroïne fait le choix à 15 ans d'être emmurée dans une cellule de 4m², avec juste une petite fenêtre qui lui permettra de communiquer avec l’extérieur, pour se consacrer à Dieu et échapper ainsi à un mariage que son père lui impose. En évoquant les recluses, Carole Martinez, qui a obtenu le Prix Goncourt des lycéens pour ce roman, fait la lumière sur ces femmes qui se sacrifiaient pour différentes raisons, notamment comme ici pour refuser un destin de "pudique récipient que les grossesses finiraient par emporter" comme le décrit la romancière. Ce roman épique, lyrique, entre réalité historique et un onirisme d'une remarquable poésie où le talent de conteuse de Carole Martinez fait des merveilles, aborde avec malice et force des sujets intemporels comme l'amour maternel ou paternel, la foi, les préjugés, pour ne citer qu'eux, et au final nous enchante malgré la cruauté de cette époque. Le lendemain de la mort de Gisèle Halimi, femme d'exception qui a tant fait pour la parité, l'avortement, ou pour que le viol soit reconnu comme un crime, nous apprenons la disparition d'un symbole des violences conjugales, Jacqueline Sauvage. L'artiste de street-art, Christian Guemy, a rendu hommage à la grande avocate du procès de Bobigny entre autres en réalisant cette œuvre devant l'ancien Palais de justice. De la même manière, il restauré le portrait de Simone Veil, rue d'Ulm, près du Panthéon, qui avait été vandalisé, en déclarant " Je le referai chaque fois qu'on le détériorera, sans faillir." Lire ici l'article sur Jacqueline Sauvage. La nostalgie, avec la disparition à 104 ans d'une légende hollywoodienne, Olivia de Havilland, qui vivait à Paris, dont elle était tombée amoureuse, depuis 1953. L'actrice doublement oscarisée avait réussi à tenir tête aux studios, en assignant en justice la Warner et en gagnant son procès à l'âge de 26 ans. Ce sera une première qui fera jurisprudence pour cette femme courageuse, qui ne voulait plus jouer les faire-valoir de héros masculins et entendait dénoncer le traitement quasi esclavagiste des actrices à Hollywood. La nostalgie encore, avec cette chanson d'Yves Montand, délicieusement interprétée par les deux guitaristes Adrien Moignard et Antoine Boyer. "La Bicyclette", par sa mélodie légère et ses paroles évoquant le bon temps avec les copains et puis Paulette, est un condensé de nostalgie qui est retranscrit ici façon jazz manouche. Très belle exposition à la galerie fondation Azzedine Alaïa jusqu'au 4 janvier 2021, où les deux grands créateurs dialoguent à travers 56 modèles dont certains sont d'une beauté éblouissante. Ces deux maîtres de la Haute-couture, à deux époques différentes, ont poursuivi un idéal de perfection intemporel. Ils étaient tous deux des architectes de la coupe, des volumes, des formes avec une incroyable précision où la moindre couture et le moindre pli servent à mettre en valeur les lignes du corps. D'un côté, Cristobal Balenciaga, qui a décidé de fermer sa maison de couture en 1968 ne se reconnaissant plus dans l'évolution du monde de la mode, et dont les créations sont encore aujourd'hui d'une élégance incomparable. De l'autre, Azzedine Alaïa, héritier spirituel du premier, qui crée sa maison un peu plus de dix ans plus tard, en inventant une mode près du corps qui fera sa réputation avec des robes moulantes avec des tissus stretch. L'un et l'autre, travaillaient outils à la main à la différence de nombreux stylistes qui ne maîtrisaient pas la réalisation, étaient très discrets et rejetaient les conventions de leur époque. Les superbes modèles exposés, robes, tailleurs, boléros, manteaux, donnent un bel aperçu de leur génie. En voici quelques uns L'humour de Soulcié, dessinateur de presse et de bandes dessinées, est souvent très drôle et bien senti. En témoigne cet excellent dessin sur les conséquences de la mondialisation et l'uniformisation de nos villes. Parti trop tôt en 2013 à l'âge de 71 ans, Lou Reed, une des figures majeures de l'histoire du rock reprend dans cette vidéo son célèbre tube en l'interprétant justement sur un tempo un peu plus soutenu que l'original et c'est parfait. A 68 ans, l'excellente chanteuse et leader des Pretenders retrouve, avec un nouvel album qui vient de paraître, le rock élégant et percutant qui a fait la réputation du groupe dans les années 80. Après quelques albums dispensables, les Pretenders nous rappelle ce qu'ils ont apporté à l'histoire du rock avec la sublime voix de Chrissie Hynde et les riffs de guitare caractéristiques de leurs compositions, qui sont aujourd'hui toujours aussi efficaces. Outre leur nouveau clip, revoyons pour le plaisir deux de leurs plus grand succès au gigantesque concert du Live Aid 1985, et un autre superbe morceau de cette époque où Chrissie Hynde se transforme en Mrs Peel de "Chapeau melon et bottes de cuir". On adore !
Alaïaet Balenciaga sculpteurs de la forme, jusqu’au 28 juin 2020 à l’Association Azzedine Alaïa, 18 rue de la Verrerie, 75004 Paris. Azzedine Alaïa par Jean-Baptiste Mondino Lire aussi. 28. Numéro art Les 5 expositions à voir au mois de février 28 Janvier. 03. Numéro art Le Louvre expose les Diamants de la Couronne 03 Février. 23. Numéro art La plus grande
Ce catalogue inédit présente une analyse des œuvres d’Alaïa et de Balenciaga ainsi que des textes plus historiques sur l’itinéraire des deux grands couturiers. Signés de Miren Arzalluz, Laurence Benaïm, Gaspard de Massé ou Olivier Saillard, ces textes commentent les nombreuses photos des modèles exposés. Publié par Fondation Azzedine Alaïa date de parution septembre 2020 première édition publiée en 1500 copies numérotées 500 en français de 1 à 500 1000 en anglais de 501 à 1500 23cm x 30cm isbn 979 10 95313 07 6 120 pages HOEcb.