Précédent18 192021 22 Suivant Hasard - Pierre Rigal - Cie Dernière Minute. Danse - Bal - Cabaret, Spectacle Marseille 13000 Du 13/10/2022 au 14/10/2022 Athlète de haut niveau, spécialiste du 400m, Pierre Rigal a aussi obtenu une maitrise d’économie mathématique puis un DEA de cinéma avant de devenir danseur puis chorégraphe

L’association Azzedine Alaïa présente jusqu’au 28 juin 2020, l’exposition Azzedine Alaïa Collectionneur – Alaïa & Balenciaga – Sculpteurs de la forme sous la direction d’Olivier Saillard, historien de la mode et commissaire d’exposition. Alors que certains investissaient dans l’art contemporain et moderne, Azzedine Alaïa n’avait d’intérêt que pour les vêtements aux techniques certaines. Il se passionnait pour les robes des années trente et cinquante et accumulait les pièces des grands maîtres qu’il entendait suivre. Par centaines, puis par milliers, il s’entoura de robes de Grès, de Vionnet, de Schiaparelli, et toujours de Balenciaga. Il entassait, empilait avec l’art d’un conservateur et de l’historien le patrimoine des noms de la mode, connus ou plus secrets. Ainsi, Alaïa vint sauver de l’oubli et de la perte, les noms et les pièces vestimentaires les plus convoités aujourd’hui de la mode, qui grâce à lui sont demeurés en France. Parmi eux, Balenciaga qui fut la griffe la plus convoitée. Cristobal Balenciaga décida de fermer sa maison en 1968. Quelques temps plus tard, Mademoiselle Renée, sa directrice générale adjointe, invita Azzedine Alaïa à choisir librement les modèles du maître. C’est ainsi que le couturier fit l’acquisition des stocks de tissus et des robes du créateur espagnol et conserva le tout dans du papier de soie. Dans l’équilibre des mesures et des volumes, dans l’usage des couleurs sourdes et noirs somptueux, Alaïa et Balenciaga se sont retrouvés. Ils maitrisaient tous les deux, la domination des techniques. Dans l’histoire de la mode, ces deux grands silencieux, hermétiques aux effets des tendances, n’ayant jamais eu peur de refuser les systèmes de la médiatisation, ont eu beaucoup à se dire. Leurs créations sont intemporelles. Ces quelques quatre-vingts modèles sont sélectionnés et présentés pour la première fois dans un face-à-face équivalent entre ces deux maîtres de la coupe. Les pièces de Balenciaga, soigneusement accumulés au fil des années par le créateur franco-tunisien, sont montrés au cœur même de la maison de couture aujourd’hui le siège de l’association qui veille sur la mémoire et l’œuvre d’Azzedine Alaïa. Dans un labyrinthe blanc et feutré, les pièces d’Azzedine Alaïa dialoguent librement avec celles de Balenciaga. Créés à plusieurs années d’intervalle, leur travail se ressemble même coupe épurée, similitude dans les couleurs, même légèreté et précis d’architecture. Quelques mois après la disparition du créateur franco-tunisien, Hubert de Givenchy était venu confier à l’association son souhait de réunir ces deux talents… C’est chose faite puisque cette exposition originale et inédite lui rend un affectueux hommage. Cette même exposition partira ensuite chez le couturier espagnol, à Guetaria, le village dont il est originaire, et où la fondation Balenciaga l’accueillera en juillet 2020. Exposition Azzedine Alaïa Collectionneur – Alaïa & Balenciaga – Sculpteurs de la forme » – Association Azzedine Alaïa – 18 rue de la Verrerie – Paris 4ème – Actuellement Fermée © CHIC IN PARIS CHIC IN PARIS

Affichede l'exposition Azzedine Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme. Catalogue de la galerie des sculptures du Petit Palais. Catalogue de l'exposition "Paris Romantique 1815-1848" au Petit Palais. Maurice Marinot - The glass 1911-1934. Catalogue de l'exposition "Derain Balthus Giacometti" au Musée d'Art Moderne . Catalogue de l'exposition "La Mode retrouvée" au Palais

Balenciaga parfum Paris 10, avenue Georges V Le nouveau parfum Balenciaga Paris Un bon couturier doit être architecte pour les plans, sculpteur pour la forme, peintre pour la couleur, musicien pour l’harmonie et philosophe pour la mesure. » Cristobal Balenciaga. Labeur quotidien, respect, exigence, générosité. Cristobal Balenciaga fut le plus pur serviteur de la Haute Couture. Cristobal Balenciaga emploiera sa vie entière à explorer l’alchimie d’un vêtement et la beauté de la couture. Cette existence faite de mille gestes et d’une totale maîtrise de son art aboutira à l’essentiel la simplicité d’une coupe. Elle est devenue légendaire. Balenciaga s’acharnera sur la construction du vêtement, décortiquant minutieusement ses structures, à la recherche de leurs secrets, comme un puzzle sans cesse retravaillé et simplifié afin de tendre à la perfection, à l’épure d’une seule ligne. Tout naturellement, saison après saison, il reprend son ouvrage, pour finalement imposer l’air du temps. L’histoire de Balenciaga et ses fragrances Balenciaga – Paris 10, avenue Georges V Né en 1895 à Guetaria, au Pays Basque espagnol, Cristobal Balenciaga a le choix entre devenir pêcheur, comme son père, ou prêtre, comme son oncle. Sa mère, elle, était couturière. Ce sera sans doute cette influence là qui le guidera. Son sacerdoce sera la mode. En véritable autodidacte, il crée sa première Maison de Couture en Espagne, en 1919. La marque est un succès. Cristobal Balenciaga décède en 1972. Cet artiste a profondément marqué le monde de la Couture par son style personnel et clairement identifiable. Et cette abnégation quasi religieuse faire absolument son métier. Et ce but suprême la perfection. Balenciaga – Paris 10, avenue Georges V – Charlotte Gainsbourg Balenciaga Paris 10, avenue Georges V C’est une maison particulière. De Cristobal Balenciaga à Nicolas Ghesquière, il règne ici une atmosphère rigoureuse et fantasque à la fois. Entre expérimentation de la couture et morale de la coupe. Dans la Maison Balenciaga, il y a le couturier qui obéit aux injonctions du style, il y a aussi l’artiste qui se réserve le domaine du rêve… C’est dans cet univers qu’est né un nouveau parfum Balenciaga Paris. Le flacon de parfum Balenciaga Paris Un flacon pur, sans trace, sans gravure… La couleur du jus, pâle et ambré, comme un nectar de sous-bois que l’on vient de mettre sous verre, se dévoile, plus ou moins prononcée, derrière les facettes et les arêtes. Un flacon comme nul autre, soufflé, où l’aléatoire le rend unique et précieux. Un flacon qui allie l’angle et la rondeur. Un flacon doux aux ncoignures… Un flacon non dénué d’humour, dont le capuchon ivoire apparaît comme une surprise et sort de sa cape de velours. Il a l’allure Balenciaga… D’emblée, cette petite note de violette veut faire croire que Balenciaga Paris est un parfum léger, agréable comme le beau temps. Balenciaga – Charlotte GAINSBOURG Il y a dans Balenciaga Paris les premiers jours d’avril, des souffles fleuris, les fleurs d’un certain jour. Un air de printemps des robes éphémères et les regards d’une fois. Un bouquet de violette, c’est aussi une tonalité désuète, le charme suranné de quelques pétales séchés que l’on retrouve entre les pages d’un livre de Colette, des ébauches de souvenirs, cette œuvre si fine qu’est le passé… Mais, très vite, une touche poivrée se révèle et ouvre sur un bois calme et moussu. Une frondaison qui se respire aux heures secrètes de la nuit. S’exprime alors une autre nature, plus nocturne. Une sensualité se précise. La couleur ombrageuse de son jus dit déjà un peu de son mystère. C’est un parfum plein de lumière avec quelques sombres embrasures. Une association parfumée inédite Balenciaga Paris est un joli paradoxe. C’est un parfum qui se fait vie, qui se mêle de vivre. Balenciaga Paris s’offre et se défend… Porter Balenciaga Paris c’est devenir cette femme inaccessible et proche qui passait sous les feuillages… Balenciaga – Nicolas GHESQUIERE Dès mon arrivée chez Balenciaga, il y a maintenant plus de dix ans, j’ai voulu créer un parfum. Un parfum classique et chic, digne d’une grande maison de couture. Mais un parfum qui raconte aussi une histoire inédite. Je voulais que Balenciaga Paris soit un parfum qui s’affirme et occupe la mémoire. Je voulais que Balenciaga Paris soit aussi une fragrance au mystère suave. J’aimerais que l’on découvre Balenciaga Paris en ayant l’impression de l’avoir toujours connu. Charlotte ne se définit pas, et ce parfum lui ressemble.» Nicolas GHESQUIERE. Charlotte Gainsbourg marie prodigieusement toutes les contradictions. Fragile et certaine. Lumineuse et discrète. Sophistiquée et ardente. C’est une femme de son temps qui n’oublie pas la transparence de l’enfance. C’est une élégance française cette alchimie incomparable entre chic et désinvolture. Une étrange beauté qui fascine et déroute. C’est une volonté obstinée et une voix des caresses. Charlotte Gainsbourg est l’image de Balenciaga Paris. Parfums Femme Famille Olfactive Floral – Rose Violette Notes de Tête Poivre, Notes Vertes. Notes de Cœur Violette, Notes Florales. Notes de fond Notes Boisées, Notes Poudrées, Muscs. Retrouvez le au meilleur prix chez notre partenaire parfums Tendance Parfums.

Lesecond accrochage des œuvres est l’occasion également de la publication d’un catalogue inédit. Une analyse des œuvres d’Alaïa et de Balenciaga figure au sommaire ainsi que des textes plus historiques sur
Miroir du monde- Chefs-d’œuvre du cabinet d’art de Dresde, Paris, Musée du Luxembourg. Du 14 septembre 2022 au 15 janvier 2023. Art / Art - Évènements / Art - Expositions / Artistes / Design / Design - Évènements / Fashion / Fashion - Évènements / Paris Frida Kahlo au-delà des apparences, Paris, Palais Galliera. Du 15 septembre 2022 au 5 mars 2023. Art / Art - Évènements / Art - Expositions / Artistes / Design / Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Gérard Uféras, Galerie Polka, Paris. En permanence. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Interviews / Photo - Évènements / Photo - Expositions / Photographie Paris, Galerie Meubles et Lumières. Lampes, lampadaires et appliques réalisés entre les années 50 à 80. Du 3 au 26 mars 2022. Design / Design - Évènements / Design - Expositions / Fashion - Expositions / Paris Thierry Mugler, Paris, Art Décoratifs. Du 30 septembre 2021 au 15 mai 2022. Design / Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions VOGUE PARIS 1920-2020, Paris, Palais Galliera. Du 2 octobre 2021 au 30 janvier 2022. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Manifeste de mode. Gabrielle Chanel. Paris, Palais Galliera. Du 19 mai au 18 juillet 2021. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris InSight, Paris, L’Eclaireur. Du 21 mai au 3 octobre 2021. Art / Art - Expositions / Artistes / Fashion / Fashion - Expositions / Paris / Photo - Expositions / Photographie Gainsbourg toujours trente ans ! Paris, Galerie Hegoa. Du 27 février au 5 juin 2021. Artistes / Design / Fashion / Fashion - Expositions / Paris / Photographie / Video / Video - Interviews SAD, 120 ans, Paris, Galerie Meubles et lumières. Jusqu’au 27 mars 2021. Design / Design - Évènements / Design - Expositions / Fashion / Paris Cristobal Balenciaga & Azzedine Alaïa, Paris, Fondation Azzedine Alaïa. Du 27 septembre 2020 au 14 février 2021. Design / Fashion / Fashion - Évènements / Paris Parcours Bijoux, Paris, 40 lieux. Du 6 au 25 octobre. Design / Design - Évènements / Design - Expositions / Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Viviane Sassen, Amsterdam, Huis Marseille. Du 1er juin au 30 août 2020. Art - Expositions / Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / International / Photo - Évènements / Photo - Expositions / Photographie / Video / Video - Artistes / Video - Interviews Harper’s Bazaar, Paris, Musée des Arts Décoratifs. Du 28 février au 4 janvier 2021. Fashion / Fashion - Expositions / Paris Christian Louboutin, Paris, Palais de la Porte Dorée. Du 16 juin au 3 janvier 2021. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Musée du Luxembourg. Man Ray et la mode. Du 9 avril au 26 juillet 2020. Fashion / Fashion - Expositions / Paris Le kimono, de Kyoto à la Fashion Week », Londres, Victoria & Albert Museum. Fashion / Fashion - Évènements / International / Video Azzedine Alaïa collectionneur – Alaïa et Balenciaga sculpteurs de la forme, Paris, Association Azzedine Alaïa. Du 20 mai au 28 juin 2020. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris RYNSHU, collection automne-hiver 2020/2021. Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Video / Video - Artistes Olivier Theyskens, Calais, Cité internationale de la dentelle et de la mode. Du 15 juin au 15 janvier. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Province Fidel Castro et le Maharajah d’Indore. Les Arts Décoratifs, Paris. Jusqu’au 12 janvier. Design / Design - Évènements / Fashion / Fashion - Évènements / Paris Back side/Vue de dos, Paris, Musée Bourdelle. Du 05 juillet au 17 novembre. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Azzedine Alaïa, la collection TATI, Paris, Fondation Azzedine Alaïa. Jusqu’au 5 janvier 2020. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Jackie Kennedy, une icône, Paris, Galerie Joseph. Du 2 juillet au 1er septembre 2019. Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Photo - Évènements / Photo - Expositions / Photographie Prix ​​du Conseil de la haute couture 2019 pour le talent artistique de la mode Christian Louboutin Fashion / Fashion - Évènements / International DENIM PREMIÈRE VISION PROPULSE LE DENIM ÉCO-RESPONSABLE, PORTÉ PAR LA CRÉATIVITÉ ET LES INNOVATIONS DIGITALES Fashion / Fashion - Évènements / International Claudia Cardinale, l’étoffe d’une diva, Sotheby’s, vente online du 28 qui au 09 juillet. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Paris, La Promenade du Collectionneur, Hotel Meurice. Du 02 au 07 avril 2019. Artistes / Design / Design - Évènements / Fashion / Paris Hyères, Festival International de Mode et de Photographie. Du 25 au 29 avril 2019. Exposition jusqu’au 26 mai. Fashion / Fashion - Emergence / Photo - Emergence / Photographie / Province Tournai, La Manufacture, Akané Yorita. Du 1er février au 31 mars. Design / Design - Expositions / Fashion / Fashion - Expositions / Province Paris, ADRIAN et ALAÏA. L’art du tailleur, Fondation Azzedine Alaïa. Du 21 janvier au 23 juin. Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Paris, Milton Galerie de l’instant. Du 12 décembre 2018 au 27 février 2019 Fashion / Fashion - Expositions / Paris / Photo - Expositions / Photographie Paris. 100 ans de céramique. Maison du Danemark. Jusqu’au 3 mars. Design / Fashion / Paris Montrouge. Miniartextil. Du 06 au 24 février. Design / Fashion / Paris Paris. Ouverture de la galerie Scène Ouverte au Beau Passage. Design / Design - Emergence / Fashion / Paris ISABELLE CHAPUIS, INVITÉE AU FESTIVAL PLANCHES CONTACT EN 2018. Du 20 oct. au 27 nov. 2018 Fashion / Fashion - Évènements / Photo - Évènements / Photographie / Video / Video - Artistes Pierre Bonnefille participe à The Salon à New York. Du 08 au 12 novembre 2018. Design / Design - Expositions / Fashion / Fashion - Expositions / International Jean-Charles de Castelbajac la Biennale en son nouvel empire ! Design - Évènements / Fashion - Évènements / Paris Le style Alaïa, inspiré par La Pompadour, rue de la verrerie à Paris. Du 2 juillet 2018 au 6 janvier 2019. Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Video / Video - Artistes Haute dentelle, l’exposition attendue à la cité de la dentelle et de la mode à Calais. Du 9 juin au 6 janvier. Fashion / Fashion - Évènements / Province Japonismes à Paris, l’artisanat à l’espace DENSAN, 8 bis rue Villedo Paris 1er et Maison de la Culture du Japon à Paris – du 18 au 22 septembre 101 bis quai Branly Paris 15e. Du 1er septembre au 15 novembre 2018 Design / Design - Expositions / Fashion / Fashion - Expositions / Paris Vente Sotheby’s du 5 juillet. THE QUIDAM DE REVEL COLLECTION. Quand le costume devient bijoux Fashion / Fashion - Évènements / Paris La styliste britannique Stella McCartney invitée de la Galerie des Galeries. Du 6 septembre au 12 octobre. Art / Art - Expositions / Fashion / Fashion - Expositions / Paris Yves Saint Laurent Les dessins de jeunesse. Musée Yves Saint-Laurent. Du au Fashion / Fashion - Évènements / Paris Les lauréats du 33è édition du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode à Hyères. Jusqu’au 27 mai. Fashion / Fashion - Évènements / Photo - Emergence / Photo - Évènements / Photographie / Province Christine Mathieu, la maîtrise photographique au service de la dentelle. Sublime. Du 26 mars 2018 au 24 février 2019. Fashion / Fashion - Évènements / Photo - Expositions / Photographie / Province / Video / Video - Artistes Comme des garçons, spécial fashion week,été et hiver 2018 en vidéo Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Video / Video - Artistes Azzedine Alaïa en 35 pièces majeures dans la future Fondation du créateur inoubliable Fashion - Évènements / Paris / Photo - Évènements / Photographie MARGIELA / GALLIERA, 1989-2009, Paris, Palais Galliera. Margiela. Du 3 mars au 15 juillet. MARGIELA, LES ANNÉES HERMÈS du 22 mars au 2 septembre 2018. Fashion / Fashion - Évènements / Paris Immense Irving Penn au Grand Palais. Jusqu’au 29 janvier. Elégance et grâce à jamais. Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Photo - Évènements / Photographie La Cité de la dentelle et de la mode de Calais célèbre la dentelle cet été. Fashion / Fashion - Évènements / Province Le salon mondial Première Vision toujours plus prospectif. Paris. Du 13 au 15 FEV. 2018. Fashion / Fashion - Emergence / Paris Marilyn brille à Paris à la Galerie de l’Instant. Du au Fashion / Photo - Expositions / Photographie DIOR en majesté aux Arts Décoratifs. Du au Fashion / Fashion - Évènements / Paris Inédits et rares, les Costumes traditionnels des minorités du Guizhou Chine ». Paris, Centre Culturel de la Chine. Du au Fashion / Fashion - Expositions / Paris / Video - Interviews Rencontre avec la créatrice de mode Anne-Valérie Ash. Fashion / Paris HUBERT DE GIVENCHY Cité de la dentelle et de la mode, Calais. Du au 2017. Fashion / Fashion - Évènements / Province Mathias Bengtsson, GALERIE MARIA WETTERGREN, Paris. Du au Design / Design - Évènements / Fashion / Paris Liang Zi, styliste chinoise et fondatrice de Tangy. La soie de terre, d’eau, de soleil. Asie / Fashion / Fashion - Évènements Rey Kawabuko, The MET, New York. Du au Fashion / Fashion - Évènements / International Robert Doisneau. Les années Vogue Espace Richaud, Versailles. Du 08/03 au 28/05/2017 Fashion / Fashion - Évènements / Paris / Photo - Expositions / Photographie Balenciaga, l’oeuvre au noir, musée Bourdelle, Paris. Du au Fashion / Fashion - Évènements / Fashion - Expositions / Paris Pénélope Blanckaert, directrice département Hermès Vintage & Fashion Art Fashion / Fashion - Évènements / Paris

8Ce catalogue inédit présente une analyse des œuvres d’Alaïa et de Balenciaga ainsi que des textes plus historiques sur l’itinéraire des deux grands couturiers. Signés de Miren Arzalluz, Laurence Benaïm, Gaspard de Massé ou Olivier

1. En petite robe noire à GallieraAprès deux ans de travaux, le Palais Galliera a rouvert ses portes avec deux fois plus d’espace pour déployer ses propres collections de mode et présenter de belles expositions à l’image de celle qui l’inaugure une rétrospective consacrée à l’œuvre de Gabrielle Chanel ! Avec plus de 350 pièces – d’une marinière en jersey de soie au tailleur en tweed, en passant par le parfum Chanel n°5 ou sa légendaire petite robe noire – le propos, pensé comme un manifeste de mode », déroule le fil du style Chanel qui n’a définitivement pas pris une ride. voir toutes les imagesVue de l’exposition Gabrielle Chanel – Manifeste de mode » au Palais Galliera – Musée de la Mode de la Ville de Parisi© Pierre Antoine. Arrow Gabrielle Chanel – Manifeste de modeDu 1 octobre 2020 au 18 juillet Galliera - Musée de la Mode de la Ville de Paris • 10, Avenue Pierre 1er de Serbie • 75016 En robe Gitane » chez AlaïaDeux maîtres de la coupe, réunis pour votre plus grand ravissement… Au total 90 modèles d’Azzedine Alaïa, disparu en 2017, dialoguent avec des pièces de Cristóbal Balenciaga, issues des archives constituées par le couturier franco-tunisien et conservées par la fondation qui veille sur son patrimoine. Forme, volume, ligne… Ces rapprochements sculpturaux entre les deux créateurs sont de toute beauté. Après un premier volet concentré sur une palette sombre, l’exposition a fait peau neuve en septembre pour laisser place à la couleur. Du rose, du rouge, des dentelles et des mousselines… Un peu de légèreté ne fait pas de mal. voir toutes les imagesVue de l’exposition Alaïa et Balenciaga – Sculpteurs de la forme » à la Fondation Azzedine Alaïa, Parisi© Stéphane Aït Ouarab. Arrow Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la formeDu 27 septembre 2020 au 3 janvier Azzedine Alaïa • 18 Rue de la Verrerie • 75004 Voir du rouge avec Louboutin à la Porte doréeSon nom est presque synonyme d’escarpin. Mais pour venir au Palais de la Porte dorée découvrir la rétrospective du chausseur le plus glam’ de la planète, nul besoin de semelle rouge – crise oblige. Autour de ses collections poupée Kachina, art du Gandarah…, de ses collaborations et de ses créations, cette plongée vertigineuse dans l’imaginaire de Christian Louboutin montre que l’enfant qui a grandi dans le 12e arrondissement avant de conquérir le monde, en a décidément sous le talon. Chaque salle est un bijou où Christian Louboutin a convoqué ceux qu’il aime, des artistes – de David Lynch à Bianca Li – et des artisans. Entre strass et paillettes, on s’initie aussi aux savoir-faire. Courez-y ! voir toutes les imagesUn Faune du sculpteur Jean-Noël Lavesvre et le modèle Malangeli » de Louboutin, vue de l’exposition Christian Louboutin Exhibitionniste » au Palais de la Porte dorée, Parisi© Jean Vincent Simonet. Arrow Christian Louboutin ExhibitionnisteDu 26 février 2020 au 3 janvier de la Porte Dorée • 293 Avenue Daumesnil • 75012 Remplir son carnet de bal à MoulinsDe la finesse, de la légèreté, du jersey et des tutus en veux-tu en voilà ! À Moulins, au Centre national du costume de scène, on peut encore contempler pour quelques semaines à peine les plus belles créations de couturiers pour les spectacles chorégraphiques Coco Chanel pour les Ballets russes, Gianni Versace pour Maurice Béjart, Lacroix puis Balmain Olivier Rousteing pour l’Opéra national de Paris… Les 120 costumes rassemblés, les photographies et les vidéos, ont de quoi faire tourner la tête ! voir toutes les imagesScénographie de la section Seconde peau » de l’exposition Couturiers de la danse » au Centre national du costume de scène de Moulins. i © Jean-Marc Teissonnier / Ville de Moulins. Arrow Couturiers de la danseDu 30 novembre 2019 au 1 novembre national du costume de scène et de la scénographie • Route de Montilly • 03000 Arrow Retrouvez l’exposition virtuelle sur Google art & culture5. Flasher pour Man Ray au LucoAprès Marseille où, dans le monde d’avant, elle avait investi le musée Cantini, l’exposition Man Ray et la mode », explorant une facette méconnue de l’artiste, s’offre aux visiteurs du musée du Luxembourg à Paris. S’y dévoile un peintre qui, pour subvenir à ses besoins, va travailler en tant que photographe pour des magazines de mode comme Harper’s Bazaar ou Vogue. La rencontre sera des plus fructueuses puisque Man Ray va imprimer sa touche surréaliste à ses clichés. Entre ombres et recadrages, le photographe invente un genre. Maintes fois copié mais rarement égalé… voir toutes les imagesMan Ray, Lee Miller, le visage peint, 1930iEpreuve gélatino-argentique vers 1980 • 30,9 × 22,1 cm • Coll. particulière • © Man Ray 2015 Trust / Adagp, Paris 2020 / Courtesy Fondazione Marconi, 23 septembre 2020 au 17 janvier 2021 Pendant la période de couvre-feu, le musée fermera tous les jours à du Luxembourg • 19, rue de Vaugirard • 75006 Bien dans ses baskets à BordeauxS’il fallait élire une mode pour résumer notre époque, la basket serait en haut du podium, à l’aise. Véritable phénomène de société né avec le développement du caoutchouc dans les années 1920, la sneaker du verbe sneak, se faufiler, d’abord apanage des sportifs, est sortie des stades pour conquérir le monde, des catwalks aux galeries. Au musée des Arts décoratifs de Bordeaux, on suit donc à la trace le design des baskets avec plus de 600 paires, des films, documents d’archives et des photographies. Pour voir les Puma d’Usain Bolt, du roi Pelé ou du champion Griezmann, dans une scénographie 100% fraîche du designer Mathieu Lehanneur, c’est par ici ! voir toutes les imagesSection Le design des sports », exposition Playground – Le design des sneakers » au musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux. i © Alastair Philip Wiper. Arrow Playground - Le design des sneakersDu 20 juin 2020 au 10 janvier des Arts décoratifs et du Design • 39 Rue Bouffard • 33000 Tenue casual » à MarseilleQuel est le point commun entre le jogging, le débardeur, le kilt, le bleu de travail et des espadrilles ? Réponse au Mucem, à Marseille ! L’exposition Vêtements modèles » qui s’y tient nous raconte comment ces habits conçus d’abord pour des raisons professionnelles se sont imposés comme des incontournables de notre garde-robe moderne. Au-delà des 200 pièces de textile présentées, l’exposition est aussi richement documentée avec des clichés des frères Séeberger, de Raymond Depardon ou de Willy Ronis, mais également avec des estampes, des vidéos, des affiches. La mode populaire mais pas bas de gamme. voir toutes les imagesÀ gauche, Raymond Depardon, Marcel Privat », issu de la série Profils paysans. La Vie moderne », 2007. À droite, LAFONT CEPOVETT Group, bleu de travail en coton moleskine, 2019. i © Raymond Depardon / Magnum Photos. © LAFONT / Photo Mucem / Marianne 29 juin 2020 au 6 décembre 2020Mucem - Musée des Civilisations et de la Méditerrannée • 1 Esplanade J4 • 13002 Pause chez Harper’s Bazaar au MadDes clichés cultes, des robes de folie, la crème des couturiers, des écrivains, une foule d’artistes… Sans conteste, tout est dans Harper’s Bazaar ! Premier des magazines de mode, moins connu en France où il n’a jamais été édité, Harper’s Bazaar est une référence depuis plus de 150 ans. Le musée des Arts décoratifs à Paris effeuille l’histoire de cette revue mythique aux côtés de 60 créations de prêt-à-porter et de clichés de grands photographes qui l’ont accompagnée tels que Man Ray, Richard Avedon ou Peter Lindbergh. voir toutes les imagesKate Moss en couverture de Harper’s Bazaar, décembre 1992i© Patrick Demarchelier. Arrow Harper’s Bazaar, premier magazine de modeDu 28 février 2020 au 3 janvier des Arts Décoratifs • 107, rue de Rivoli • 75001 Avec les punks et les aristos de Vivienne Westwood à LyonUne punk, militante écolo, féministe… God save le musée des Tissus à Lyon ! L’institution déroule le tapis rouge à une créatrice des plus subversives Vivienne Westwood. Cette autodidacte est devenue reine de l’impertinence à la fin des années 1970, lorsque ses premières créations ont propulsé dans nos vestiaires les vestes en cuir, les zips, les clous, le mohair et les tee-shirts customisés. Dévoilant la collection Lee Price, le parcours expose 200 pièces qui retracent 50 ans de carrière et d’audaces, de la période Sex Pistols, aux influences historiques, picturales et aristocratiques… So British ! voir toutes les imagesVivienne Westwood lors du défilé World Wide Woman, automne-hiver 2011-2012, Paris i © Guy Marineau. Arrow Vivienne Westwood Art, mode et subversionDu 10 septembre 2020 au 17 janvier 2021Musée des Tissus • 34 Rue de la Charité • 69002 Rendez-vous avec la muse de Saint Laurent J’ai toujours été captivée par ce qui est masculin. Toujours porté des jeans, une veste d’homme … Je ne me sens ni fille ni garçon, mais davantage en position séductrice habillée en garçon. » Ainsi se raconte Betty Catroux, égérie du couturier Yves Saint Laurent, son double féminin ». Née en 1945, elle est au centre d’une exposition du musée Yves Saint Laurent qui rouvre ses portes à Paris, le 8 octobre, après un long sommeil – crise sanitaire oblige. Cultivant un air androgyne, la mannequin, rencontrée chez Régine en 1967, va partager les longues nuits de fête du créateur et surtout incarner son idéal. Une femme dont le style singulier se conjugue aujourd’hui au pluriel. voir toutes les imagesVue d’exposition Betty Catroux, Yves Saint Laurent, Féminin Singulier » au musée Yves Saint Laurent, Parisi© Steven Meisel. Arrow Betty Catroux, Yves Saint Laurent - Féminin SingulierDu 8 octobre 2020 au 9 mai Yves Saint Laurent Paris • 5, avenue Marceau • 75016 dans l’Encyclo Man Ray

FondationAzzedine Alaïa; On est transporté par l’univers de Cristóbal Balenciaga et d’Azzedine Alaïa. L’exposition Alaïa et Balenciaga Sculpteurs de la forme est ouverte tous les jours de 11h à 19h jusqu’au 28 juin 2020. Elle se trouve au 18

Sa mode était tout en subtilité, en douceur et pendant plus de trente ans, il imposa un style différent et novateur. C’était un architecte de la couture et ses robes sont exposées dans son musée comme les oeuvres d’un sculpteur ».Cristóbal Balenciaga a commencé à coudre avec sa mère qui travaillait comme couturière pour les familles les plus influentes de la région, telles que notamment les Marquis de Casa goût exquis de la marquise et sa magnifique garde-robe, d’impeccables costumes achetés dans les meilleurs établissements de Paris et de Londres, introduisirent le jeune Crístóbal dans le monde du raffinement caractéristique des élites culturelles 1907, Cristóbal Balenciaga s’installe à Saint-Sébastien et il commence son apprentissage comme tailleur dans les meilleurs établissements de l' travaille aussi comme tailleur aux Grands Magasins du Louvre à Paris et découvre les grandes maisons de couture de la capitale internationale de la 1914, il s'installe à Bordeaux dans une célèbre Maison de Modes appartenant à des 1917, il ouvre sa propre maison de mode à Saint-Sébastien. Puis dans les années 1930, il s’installe à Madrid et à 1936, la Guerre Civile éclate et Balenciaga quitte Saint-Sébastien pour Paris et présente, avec grand succès, sa première collection haute les années 1940, ses créations se distinguent, outre par ses réminiscences du costume traditionnel et historique espagnol, par ses superbes broderies et passementeries sur de spectaculaires robes du 1968, les créations de Balenciaga ont marqué profondément l’univers de la mode. Il meurt 4 ans plus tard à Javea Alicante et il est enterré dans le petit cimetière de musée palais...Le Musée Balenciaga est installé dans une nouvelle annexe du Palais Aldamar. Ce palais, situé sur une colline surplombant Getaria, était l'ancienne résidence des Marquis de Casa Torres, grands-parents de la reine Fabiola de Belgique et mentors de Balenciaga au début de sa conception volumétrique et structurelle du nouveau bâtiment annexé au palais est l’oeuvre de l'architecte cubain Julián s'agit d'un grand volume longitudinal, sinusoïdal et de section trapézoïdale, fermé avec un mur rideau en verre. A l'intérieur, trois grands volumes suspendus abritent les salles d' 1er novembre, on peut découvrir l'exposition Alaïa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme », avec 100 œuvres des deux créateurs Azzedine Alaïa 1935-2017 et Cristóbal Balenciaga 1895-1972. Les deux partageaient un équilibre parfait entre les mesures et les volumes. Dans l’histoire de la mode, ces deux grands silencieux, hermétiques aux effets des tendances, ont eu beaucoup à se dire. Leurs conceptions dialoguent, au musée Cristóbal Balenciaga de Getaria, montrant un nombre surprenant d'éléments partagés. Ses créations sont de véritables exemples d'architecture, nous rappelant à quel point les deux couturiers étaient uniques en leur temps et à quel point leur héritage était aujourd'hui intemporel ».Information sur le site du musée Cristóbal Balenciaga à Getaria

Exposition« Sculpteurs de la forme » À l’occasion de la Fashion week de Paris, les maisons de haute couture Azzeddine Alaïa et Balenciaga se sont associées pour lancer une exposition intitulée « Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme ». Inaugurée le 20 janvier dernier et se poursuivant jusqu’au 28 juin 2020 rue de la Verrerie à Paris, l’exposition partira en juillet Ses robes sculptent notre corps et nous rendent plus belles. Le magicien de la coupe nous livre ses conseils d’élégance et son secret de fabrication aimer les femmes. À découvrir dans cette galerie Azzedine alaia Inutile d'en dire trop sur le couturier ultime qui insuffl e de la magie dans ses vêtements. Quel est son secret ? Il répond modestement que son admiration pour les femmes le guide. Inlassable créateur qui avoue se coucher avec l’angoisse de ne pas attraper l’idée au lasso » et se réveille avec la certitude de ne plus rien savoir ». Il reçoit dans sa cuisine où il déjeune avec son équipe. Et raconte sa passion l’allure des femmes. Balenciaga au musée Galiera LES PREMIÈRES ÉLÉGANTES C’est ma mère dans ses tenues de fête traditionnelles tunisiennes. C’est aussi matante, danseuse et fantasque. Elle s’habillait à l’européenne. Elle portait un manteau rouge avec des revers en astrakan noir, très cintré à la taille. Dans les magazines, j’étais fasciné par les robes de Dior et de Balenciaga, les deux maîtres des années 50. Les basques, la couture dans le dos, la rondeur des épaules… je me demandais comment cela tenait, quelle coupe magique pouvait donner cet effet. Je voulais percer le mystère des vêtements et je les redessinais en leur imaginant une ossature. » Azzedine Alaïa L’APPRENTISSAGE DU CORPS " C’est par la sculpture qu’Azzedine Alaïa s’est initié à l’énigme du corps. C’est grâce à mes études aux Beaux-Arts que j’ai développé ma connaissance et mon amour du corps. L’équilibre, les proportions, les attaches… Et c’est sur les femmes directement que je m’initiais à la coupe. J’avais une amie à la taille extraordinairement fi ne dont je me servais comme cobaye. Je cousais directement sur elle des jupes que je serrais au maximum pour voir l’effet… D’ailleurs, aujourd’hui encore, quand je travaille sur un mannequin, c’est comme si je manipulais dela glaise. Je moule, je monte, je démonte, je couds, je découds. Je peux reprendre une manche à l’infini. C’est par l’infini des gestes et des essais, par le travail de la main que je me suis initié à la coupe et que sans doute j’en ai percé une partie du mystère." Azzedine Alaïa UN SEUL BUT, LA BEAUTÉAlaïa est toujours habillé en noir. Il s’explique sur cet uniforme. J’achète des costumes chinois pour rien et des pantalons noirs dont je retrousse l’ourlet. Je porte ça tous les jours, sans y penser. Si je commençais à faire attention à ce qui me va ou pas, je ne m’en sortirais pas. Je ne ferais que des vêtements pour moi ! Toute ma concentration, je la monopolise pour les femmes. Car, pour s’intéresser aux femmes, il faut s’oublier. Mon obsession est de les rendre belles. Et, pour les rendre belles, il faut connaître leur corps, donc il faut les aimer. Mais je suis gâté, je suis bien entouré, et elles me le rendent bien. » Greta garbo L’ARRIVÉE À PARIS Quand je suis arrivé de Tunisie, j’allais devant les maisons de couture les jours de collection. Et je voyais toutes ces clientes si élégantes qui se rendaient aux défilés de mode. J’ai même vu Marlene Dietrich entrer chez Christian Dior. Elle est sortie d’une façon magistrale de sa voiture dans un tailleur du couturier. Ses longues jambes en tension quand on lui a ouvert la portière ! Une image que je n’oublierai jamais. Les stars de l’époque étaient des astres. Leur seule présence emplissait une salle, comme La Callas, ou comme Greta Garbo que j’ai eu le privilège d’habiller. Je regrette que les stars d’aujourd’hui aient des stylistes pour s’habiller. Cela les empêche de connaître leur personnalité vestimentaire. De maîtriser leur style. Or, c’est le style qui fait définitivement la différence. » Boutique Azzedine Alaïa à paris LE LABORATOIRELe poste d’observation idéal de Monsieur Alaïa, c’est sa boutique, située au rez-de-chaussée de son atelier. Le maître s’y promène souvent, ce qui ne laisse pas d’éblouir les clientes qui, si elles ont la chance de le croiser, peuvent se voir dispenser quelques conseils précieux. C’est vital pour moi de côtoyer les femmes. Si je ne les vois pas, je ne les comprends pas et ce n’est pas la peine de travailler pour elles. Il m’est arrivé de retirer des modèles de la boutique en remarquant qu’une manche ne tombait pas bien sur une cliente ! Je ne fais pas ce métier pour m’enfermer dans mon style. Les femmes ont beaucoup changé. Leur corps a fortement évolué. Elles en prennent soin, elles font du sport, mettent des crèmes, font des massages. Elles restent jeunes et toniques plus longtemps. » Azzedine Alaïa LA ROBE PARFAITE Les vêtements d’Azzedine Alaïa sont magiques. Quelle que soit la femme qui les enfile, ils tombent juste, lui vont à merveille et la rendent aussitôt plus belle. C’est ce qui explique l’indéfectible fidélité de ses clientes. Le couturier bienveillant lève une partie du voile sur son secret de fabrication Mes modèles peuvent aller jusqu’au 44 et je décline toujours mes robes en trois longueurs il ne faut jamais forcer une femme à dévoiler ce qu’elle répugne à montrer. Ma robe qui s’évase en forme corolle va à toutes les femmes. Elle souligne la taille, cachedes hanches trop volumineuses, dissimule une culotte de cheval ou des fesses que l’on trouve trop grosses. Un jeu de diminution de la maille et d’effet par les coutures maintient la matière comme en suspension. Mes robes sont là pour s’adapter au corps, du plus mince au plus plantureux. C’est le résultat de mes retouches à l’infini. Le secret, c’est la main qui va tirer parti de la matière et voir comment cette matière va réagir avec le corps. » Azzedine Alaïa LE MOUVEMENT Même sur les modèles très moulants, je garde souvent une petite ondulation, comme une légèreté qui vole en bas de la jupe. J’aime la démarche des femmes. Il m’est arrivé d’en suivre dans la rue dont je trouvais l’allure particulièrement belle. Je les suis pour voir le mouvementdu vêtement et la façon dont la matière vibre. Pour mes essayages, je fais toujours marcher et asseoir le mannequin. Mes robes doivent vibrer d’elles-mêmes. Les femmes qui portent mes robes se tiennent droites, font attention à leur allure. Elles m’aident beaucoup ! Le vêtement doit être emporté par le corps. C’est un échange. » Sculpteursde la forme" à la fondation Alaïa ©Sylvie Delpech. par le commissariat visé par des tirs de mortiers d'artifice et des cocktails molotov, les enquêteurs sur la piste de l'ADN Cristóbal Balenciaga Eizaguirre, né le 21 janvier 1895 à Getaria Pays basque espagnol et mort le 23 mars 1972 à Xàbia Communauté valencienne, est un couturier et modiste espagnol. Il est l'un des plus grands couturiers, unanimement reconnu par ses pairs et surnommé le maître » ou encore le couturier des couturiers ». S'il débute bien avant la Seconde Guerre mondiale, c'est durant les années 1950 qu'il transforme totalement la silhouette féminine, la faisant évoluer pour atteindre finalement son apogée au début des années 1960. Son style classique et épuré lui vaut de compter parmi ses clientes fidèles les Reines d'Espagne et de Belgique, la Princesse Grace de Monaco et la Duchesse de Windsor. Son travail a influencé de nombreux couturiers, tels que Oscar de la Renta, André Courrèges qui travailla dans son atelier, Emanuel Ungaro et Hubert de Givenchy qu'il aida. En 1968, le couturier décide de se retirer. La marque Balenciaga, appartient de nos jours à la holding française Kering. Biographie Débuts en Espagne Cristóbal Balenciaga Eizaguirre est né le 21 janvier 1895 à Getaria[1], village de pêcheurs dans la province de Gipuzkoa au Pays basque espagnol[2]. Il grandit dans un environnement modeste, entouré par son père marin-pêcheur et maire du village, de sa mère, couturière et de ses deux frère et sœur, Augustina et Juan Martín. Son père meurt jeune et laisse la mère de Balenciaga, Martina Eizaguirre, sans ressources et ses trois enfants à charge. Martina, qui enseigne sa profession aux jeunes filles du village, initie très tôt Cristóbal à la couture, lui transmet son savoir-faire et sa passion. Selon la légende, c'est à l'âge de douze ans que la marquise de Casa Torres, alors cliente de Martina, remarque son don et son habileté. Elle lui confie alors une de ses robes en lui demandant de la reproduire. Il s'exécute, laissant transparaître son talent inné pour la couture et elle lui en commande d'autres[3]. La marquise va ensuite l'encourager et le pousser à persévérer dans cette voie, et en 1908 il entre en apprentissage chez Casa Gomez de Saint-Sébastien comme tailleur[3]. À seize ans, il part quelques mois à Bordeaux pour parfaire son français. Un an plus tard en 1912, il entre au magasin du Louvre de Saint-Sébastien, rue Hernani, comme ouvrier aux côtés de Mademoiselle Victoria, première d'atelier pour dames. Il deviendra ensuite à son tour chef d'atelier chez New England[4]. À la fin des années 1910, sûr de son talent, il ouvre sa première maison de couture, rue Vergara, Saint-Sébastien, sous le nom de C. Balenciaga[3] et engage une trentaine d'ouvrières. L'année suivante, les sœurs Benita et Daniela Lizaso s'associent à lui et injectent des capitaux dans son entreprise qui portera désormais le nom de Balenciaga y Compañía[4]. Saint-Sébastien étant la résidence d'été de la cour d'Espagne, son talent l'amène à côtoyer et à habiller la famille royale, notamment la reine Victoria Eugenia et la reine mère María Cristina. Avec elles, c'est toutes les dames de la société qui deviennent clientes régulières de Balenciaga et sa renommée se consolide rapidement. Il effectue des séjours à Paris où il se fait connaître comme acheteur chez les couturiers[5]. Il y rencontre Worth, Jeanne Lanvin, Chéruit, Paquin, Lelong et notamment Coco Chanel avec qui il va lier une étroite amitié jusqu'à la fin de sa vie. La fin de la monarchie espagnole en 1931 signe la fin d'une époque, sa clientèle privilégiée commence à disparaître. Mais fort de son succès et déjà bien entouré, notamment par Wladzio d'Attainville, fils d'une de ses clientes, Balenciaga ouvre une seconde maison de couture à Saint-Sébastien mais qui ferme rapidement. C'est au début des années 1930 qu'il ouvre une maison à Madrid[3], rue Caballero de Gracia. Sa seconde maison ayant fait faillite, Balenciaga n'a plus le droit d'user de son nom pour ses maisons. C'est donc le nom de sa mère Eisa Eizaguirre que vont désormais porter ses maisons de couture, Eisa Costura. Quelques années après, une autre maison voit le jour à Barcelone[3], 10 rue Santa Teresa, dans son hôtel particulier. Paris Mais la Guerre civile de 1936 l'oblige à quitter l'Espagne et à fermer ses trois maisons de couture, existant déjà depuis presque vingt ans. Il tente dans un premier temps de se réfugier à Londres et de travailler chez Worth et chez Rouff. Mais dès juillet 1937, il s'installe à Paris et ouvre une maison au 10, avenue George-V[1] sous le nom de Balenciaga, grâce à un mécène et à quelques fabricants de tissus français qui le connaissent du temps où il venait se fournir chez eux pour la cour espagnole[n 1]. Il présente sa première collection parisienne en août 1937, qui remporte immédiatement un franc succès[6]. Le Daily Express le surnommera même le jeune Espagnol qui révolutionne la mode ». Un autre défilé deux ans plus tard, où il présente cette fois une collection inspirée du Second Empire français, remporte lui aussi un vif succès. À la fin de la guerre d'Espagne, Balenciaga décide de rouvrir ses maisons locales. Celle de Madrid déménage rue José Antonio, sur les recommandations de la marquise de Casa Torres et compte désormais deux-cent cinquante employés ; sa sœur en prend la direction en 1948, jusqu'à sa fermeture en 1968. Son neveu, José Balenciaga, quant à lui, dirige celle de Barcelone. Il continue d'habiller l'aristocratie espagnole mais également des personnalités. Son succès grandissant, il élargit sa maison parisienne en 1939 en rachetant les locaux de Mainbocher, mitoyens aux siens avenue George-V. La Seconde Guerre mondiale ne l'arrête pas, il fermera juste sa maison en juillet 1940 pour la rouvrir en septembre afin d'éviter d'être réquisitionné. Les collections qui suivent pendant cette période de restriction sont des collections réduites pour une clientèle privée, fidèle à sa mode. Il introduit l'usage de la broderie et la passementerie dans ses robes du soir durant cette période. À la fin de la guerre en 1945, il faut reconquérir le public et relancer la haute couture parisienne. Il participe donc au Théatre de la Mode, exposition itinérante, installée dans un premier temps au Pavillon de Marsan à Paris où sont mises en scène des figurines habillées par les plus grands couturiers de l'époque. L'arrivée de Christian Dior en 1947 créé un véritable raz-de-marée dans l'univers de la mode mais Balenciaga n'en est pas pénalisé pour autant, lançant sa ligne Tonneau »[7]. Sa réputation est déjà bien établie auprès de la presse et de ses clientes à l'international, et sa mode ne peut faire concurrence à celle de Dior, les deux styles étant très différents. Dior ira même jusqu'à appeler Balenciaga notre maître à tous ». En 1948, la collection est encensée par Carmel Snow[8]. Cette année-là, Balenciaga doit faire face au décès de son proche collaborateur Wladzio d'Attainville, le 14 décembre. Va s'ensuivre une période difficile où il envisage d'arrêter toute activité mais Dior réussit à le convaincre de ne rien abandonner. Il lance son premier parfum Le Dix, allusion à l'adresse de sa maison de couture à Paris, à cette période ; le deuxième suivra quelque temps plus tard La fuite des heures, puis un troisième Quadrille. Il ouvre également une boutique au 10, avenue George-V, dans la partie rachetée à Mainbocher qui sera entièrement décorée par Christos Bellos. André Courrèges intègre l'atelier Balenciaga en 1950 comme assistant. Les années cinquante voient Balenciaga ne se donner qu'à son œuvre, sa mode. Ce sera sans doute la décennie la plus importante de sa carrière, chaque collection voit fleurir une nouvelle pièce maître ». Il passe du temps à recréer sa silhouette, à la parfaire. Chaque nouveau défilé est un réajustement du précédent, les coupes et les volumes sont affinés ; la presse de mode approuve. Ses créations de cette époque font appel aux manches melon, aux jupes ballon et à des tissus volumineux et lourds. L'année d'après, Balenciaga revient à des lignes plus fluides, avec des tailleurs semi-ajustés, cintrés devant et vagues derrière ; cette ligne sera appelée par Carmel Snow du Harper's Bazaar la semi fitted look[9] ». Il présente en 1955 la tunique, robe étroite deux pièces aux lignes droites et épurées. Vogue écrit Les changements que Balenciaga apporte chaque saison suffisent à faire dire que la femme Balenciaga de l'année est la référence même de la mode, la quintessence quasi-prophétique du moment[10]. » Il compte dans sa clientèle beaucoup de personnalités[2], notamment les actrices comme Marlène Dietrich, Ginger Rogers, Alice Cocéa, ou Carole Lombard, mais ne participe à aucun essayage excepté ceux de quelques amies privilégiées. Balenciaga possède un appartement à Paris, avenue Marceau mais également une maison près d'Orléans, La Reyneirie, ainsi que deux appartements en Espagne, l'un à Madrid et l'autre à Barcelone. Mais le seul endroit où il se plaise totalement, exceptée sa maison de couture parisienne, est sans doute sa maison à Igeldo, Guipuscoa au Pays basque. En 1958, Balenciaga fait un voyage aux États-Unis et veut constater par lui-même son succès outre-Atlantique, tant la presse américaine parle de lui et les riches Américaines sont de fidèles clientes. Là-bas il découvre les usines de fabrication de prêt-à-porter et se rend compte que sa mode ne pourra jamais adhérer à ce mode de fabrication à grande échelle où tout est confectionné sur des machines. Il appartient au monde de la haute couture et de l'élégance et ne veut en aucun cas perdre ce qui lui donne tant de valeur. Très indépendant, il refuse également d'intégrer la Chambre syndicale de la haute couture pour continuer à créer sans devoir se plier à certaines contraintes[n 2] et grâce à sa clientèle internationale extrêmement riche, il réussit à maintenir un chiffre d'affaires presque aussi important que les autres maisons de couture, avec un mode de fabrication beaucoup plus artisanal et un personnel moindre. Ses maisons espagnoles sont très importantes pour le bon fonctionnement de son entreprise, les matières et fournitures dont il use sont moins chères en Espagne, il crée donc pour moins de frais. Le 12 mai de la même année, Balenciaga est fait Chevalier de la Légion d'honneur pour sa contribution à l'industrie de la mode[6]. Il crée la même année les robes Baby Doll »[12] et en queue de paon, longues derrière et courtes devant. Au début des années 1960, Il lance le parfum Eau de Balenciaga ». Les parfums Balenciaga resteront une activité très annexe pour la maison[9]. Balenciaga commercialise peu après une élégante ligne de vêtements de style sport. En 1966, Le Yorkshire Post titre La bombe Balenciaga »[9]. Son style devient de plus en plus épuré mais est toujours autant acclamé par la presse internationale. L'année 1968 est une année de bouleversement social en France. C'est également le cas pour Balenciaga qui ne se retrouve plus dans les nouveaux codes et mœurs prônés par la société française, selon lui le luxe, l'élégance et la couture n'ont plus leur place dans ce nouveau monde. Je ne suis pas fait pour habiller les gens de la rue » dit-il[10]. Les années Courrèges » et de la minijupe, le prêt-à-porter[n 3] auront eu raison de sa créativité[9] et il présente sa dernière collection haute couture[16]. Il prend donc la décision de fermer toutes ses maisons de couture après trente ans d'activités parisiennes, ce qui plonge le monde de la mode dans un grand désarroi ainsi que les centaines d'employés qui travaillaient pour lui jusqu'alors. Dans la seule interview qu'il donna de toute sa carrière, en 1971 au journal The Times, il déclara C'était une vie de chien. » Projet initié début 1968, il dessine tout de même l'année 1969, d'après une commande d'Air France, les uniformes des hôtesses de l'air de la compagnie nationale[n 4],[17]. Deux ans plus tard, la maison équipe le personnel au sol d'une tenue différente. Malgré tout, dès le début, les uniformes rencontrent de nombreuses critiques[9],[n 5]. Il se retire ensuite en Espagne, dans sa maison d'Igeldo. On ne le reverra publiquement que lors de l'enterrement de Gabrielle Chanel en 1971, et son dernier travail dans le monde de la mode sera la création d'une robe de mariée pour la Duchesse de Cadix, Carmen Martínez-Bordiú y Franco en 1972 puis meurt le 23 mars d'une crise cardiaque à Xàbia, âgé de 77 ans. Il se fait inhumer à Getaria, sa ville natale. Reconnaissance Le Roi est mort » titre la bible de la mode en mars 1972 sans qu'il soit utile de préciser son nom[18]. Le couturier des couturiers[19] », le plus grand d'entre eux[20],[21],[22], vient de mourir et reste dans la mode comme étant le plus respecté, vénéré et admiré[23],[24]. En Espagne à ses débuts, Balenciaga achète des modèles aux couturiers parisiens, qu'il adapte, tout en réalisant ses propres créations[3] ; rapidement, Madeleine Vionnet reconnait son talent et l'encourage à ouvrir sa maison[18]. Peu après l'ouverture de celle-ci, Vogue écrit que ses créations traverseront l'histoire, […] comme il ne suit aucune autre mode que la sienne, tout le monde le suit[23]. » Jusqu'à la fin des années 1940, Cristóbal Balenciaga est un couturier reconnu pour la grande qualité de ses réalisations et leur simplicité, sans la prédominance sur la haute couture qu'il imposera peu après[19]. Mais un événement va le faire se renouveler et laisser éclater sa créativité[4]. En 1947, alors que Christian Dior révolutionne la silhouette féminine avec son New Look, Balenciaga — son ami — refuse cette mode corsetée et contraignante pour la femme. Architecte de la haute couture[3] » ne cédant pas aux tendances[25],[26], il transcende la saisonnalité de la mode avec ses silhouettes sobres[n 6], durables, pragmatiques mais sophistiquées ; il a la clientèle la plus élégante du monde » écrit Vogue[23],[n 7]. Dans les années 1950, celui que Dior surnomme notre Maître à tous[29],[1] » remodèle la silhouette féminine, puis l'épure[18] incarnant à la fois le classicisme absolu et la modernité, Balenciaga devient insurpassable[4]. » Prudence Glyn, journaliste au Times, à qui le couturier donnera l'unique interview de sa vie[22], précise que ces années-là, Dior est devenu un mot familier grâce à l'influence du New Look mais pour les puristes il y avait qu'une seule direction dans laquelle il fallait regarder, Cristóbal Balenciaga[18]. »[n 8] Gabrielle Chanel, que Balenciaga admire » et à qui il donnera son amitié jusqu'à sa mort en 1971[18], le cite comme le seul couturier existant[31], considérant tous les autres comme de simples dessinateurs de mode »[18],[n 9]. La haute couture est un grand orchestre que seul Balenciaga sait diriger, tous les autres créateurs que nous sommes suivons simplement ses indications » dit Christian Dior[27]. Pour beaucoup il reste une énigme[22] Balenciaga n'a pas de date symbolique comme peut l'avoir Dior, ou un style particulier comme celui de Chanel[18]. Il n'est pas un phénomène culturel comme le sera Yves Saint Laurent plus tard. Refusant les interview à cause de l'impossibilité absolue qu'il a d'expliquer son métier[18] », rarement vu en public, sa vie privée est inconnue, ainsi que ses relations[4] ; il fuit la presse, la publicité[18],[11], n'est d'aucune corporation, même pas inscrit à la Chambre syndicale[4]. Ses défilés — silencieux — sont réservés à quelques privilégiés triés sur le volet[4]. Certains journalistes, exaspérés, vont jusqu'à spéculer de son existence[18]. Le maître[27] » refuse la mode pour ce qu'elle est, préférant le travail de coupe et le dessin de la silhouette[9]. Ce mystère qui l'entoure ne l'empêche pas d'obtenir des parutions dans les plus grands magazines mondiaux, grâce, entre autres, au soutien clairement affiché des très influentes journalistes Diana Vreeland[n 10] et surtout Carmel Snow qui le désigne comme le nec plus ultra de la mode[29] »[n 11]. Dès 1948, après avoir assisté à la collection du couturier, cette dernière décide de ne porter que du Balenciaga toute sa vie ; ce qu'elle fera elle est retrouvée morte dans son lit en 1961, vêtue ainsi[8]. Par la suite, c'est le puissant John Fairchild du WWD qui parachève la réputation de Balenciaga. L'air hautain de Lisa Fonssagrives ou Dovima saisi par Henry Clarke, Louise Dahl-Wolfe, Georges Dambier, Richard Avedon ou Irving Penn puis affiché en couverture de Vogue ou d'Harper's Bazaar, perpétue la diffusion de l’élégance Balenciaga. Pourtant loin d'être austère[18], il maintient une ambiance monacale dans sa maison et ses ateliers[18] où le silence règne. En 1991 dans Vogue, Hubert de Givenchy, qui est largement soutenu par son mentor Balenciaga à ses débuts, décrit le couturier espagnol comme un homme gracieux, élégant, pieux, simple, talentueux »[23], disant par la suite que Balenciaga était ma religion. Depuis que je suis croyant, pour moi, il y a Balenciaga et le Seigneur[33]. » La métaphore, pour le couturier espagnol si proche de l'Église catholique[4] et dont les références au costume religieux sont fréquentes[34], est souvent utilisée à différents niveaux Le moine de la couture » ou l'évêque de la modernité » tel qu'on le nomme parfois[22],[35], serait — et de loin — le pape de la couture moderne. Un homme au-dessus de tout soupçon, inattaquable et jamais égalé. Le deus ex machina de la machine à coudre que ni Chanel, ni Vionnet, ni Dior n'oseront jamais critiquer. […] si Dior a pris le pouvoir, le nouveau temple de la mode a désormais une nouvelle adresse, le 10, avenue George-V. »[4] Balenciaga continue de régner sur les esprits comme sur les ateliers de haute couture »[4] ; la légende de la mode[9] » est, depuis ses débuts et encore de nos jours, totalement intouchable[4],[36]. L'œuvre Robes de Cristóbal Balenciaga. Considéré comme le plus grand des grands couturiers du XXe siècle, l'œuvre de Balenciaga a accompagné de près l'évolution vestimentaire de la femme durant la première moitié du siècle. Son style, net » et épuré » aux lignes fluides, se caractérise par la sobriété, les combinaisons de couleurs audacieuses et son inspiration espagnole, comme les robes infante[24]. Durant les années quarante, il introduit des broderies et de la dentelle[24]. Balenciaga puise dans le passé pour ses robes aux formes amples et arrondies, à l'opposé des silhouettes cintrées de Christian Dior, mais également dans les peintres classiques ou les costumes folkloriques[24]. Durant ses plus grandes années, vers 1950, il sera souvent opposé, avec ses lignes fluides, au New Look de Dior qui triomphe alors à Paris et dans le monde[1] à partir de 1947[7]. Viennent ensuite les lignes tonneau, au dos arrondi et à la taille décentrée, semi-ajustée, en 1951, la veste ballon en 1953 enveloppant le haut du corps dans un cocon[1], la robe tunique à la ligne droite et proche du corps deux ans plus tard, enfin la robe-sac et la robe-chemise en 1957[24]. C'est avec un unique morceau de tissu qu'il créé un manteau d'apparence sans couture » en 1961[7]. Musée Le Cristóbal Balenciaga Museoa a été inauguré en 2011 à Getaria, la ville natale de Balenciaga. Il occupe deux bâtiments, l'ancien Palais Aldamar construit au XIXe siècle et une annexe moderne conçue par l'architecte Julián Argilagos. Le musée présente dans six salles la vie et l'œuvre de Balenciaga. Vie privée Cristóbal Balenciaga était homosexuel, bien qu'il ait gardé sa sexualité privée tout au long de sa vie. L'amour de sa vie et son partenaire de longue date était le modiste franco-polonais Władzio Jaworowski d’Attainville, qui avait aidé à financer sa mise en place. À la mort d'Attainville en 1948, Balenciaga était tellement brisé qu'il envisagea de fermer l'entreprise. Rachat de l'entreprise 1978 achat de la marque par l'entreprise de chimie Hoechst[10]. 1986 acquisition de Balenciaga par le groupe Jacques Bogart[16]. 1987 collection de prêt-à-porter, par Michel Goma, nommée Le Dix en hommage au parfum lancé en 1947[10]. 1992 le Belge Josephus Thimister remplace Michel Goma[10]. 1995 premiers pas de Nicolas Ghesquière chez Balenciaga 1997 Nicolas Ghesquière est nommé à la direction artistique[37], puis présente sa première collection de prêt-à-porter féminin. Il va transformer la marque dans les années suivantes[38]. 2001 acquisition de la maison par la marque italienne Gucci, qui sera intégrée deux ans plus tard au département luxe du groupe PPR, désormais nommé Kering. 2011 ouverture du musée Balenciaga au Pays basque[39],[40]. 2012 arrivée de Alexander Wang à la direction artistique[41]. 2015 Demna Gvasalia est nommé à la direction artistique[42]. Notes et références Notes ↑ Ouverture de sa maison parisienne en partenariat avec Nicolas Bizcarrondo et Wladzio Jaworowski d'Attainville. ↑ Depuis 1956, le pillage et la copie de ses collections font qu'il décide de ne plus défiler en même temps que les autres couturiers ; la presse internationale est obligée de venir à Paris spécifiquement pour lui[11]. ↑ Au début des années 1960, Balenciaga et Chanel sont les deux seules maisons notables à refuser de créer une ligne de prêt-à-porter[13] ; Chanel s'y résoudra quelques années plus tard. Laurence Benaïm résume plus simplement cette fermeture Balenciaga, qui trouvait que l'époque n'était plus son genre, avait claqué la porte en 1968[14]. » Mais plus que les tendances de l'époque, c'est tout le système économique de la haute couture, impossible à rendre rentable après les années 1950 sans le prêt-à-porter en parallèle, qui s'effondre symboliquement avec cette fermeture Cristóbal Balenciaga […] préféra fermer en 1968 sa maison de couture, plutôt que de passer du côté des confectionneurs[15]. » ↑ Les uniformes des navigants féminins de la compagnie sont constitués d'un tailleur d'hiver composé d'une veste à la taille marquée, avec quatre poches, une jupe s'arrêtant au milieu du genou, avec les poches cachées dans les coutures, ainsi qu'un chemisier, un foulard, et une bombe à petite visière. Le reste de l'uniforme comprend un manteau et un imperméable tous deux identiques dans la coupe, un tailleur d'été avec un calot. Air France fournira en plus, pour la première fois, de nombreux accessoires sac à main, escarpins et bottes, gants[9]… ↑ Il est principalement reproché à la compagnie d'avoir fourni un uniforme peu pratique, dessiné par un couturier hors des tendances de l'époque à la fin des années 1960, André Courrèges, Pierre Cardin, ou Yves Saint Laurent triomphent et sont des couturiers adulés. Le prêt-à-porter a changé les tendances. L'uniforme signé Balenciaga est trop parfait, trop couture, trop bourgeois[9] ». ↑ Carmel Snow écrit Rien n'est plus mystérieux que la simplicité… Comme toujours, on peut s'attendre à ce que l'influence de Balenciaga se manifeste en profondeur, sans bruit, jusqu'à ce qu'elle gagne l'ensemble du monde de la mode. »[27] Balenciaga ira jusqu'à créer un modèle spécialement pour elle qu'elle décrira comme l'ensemble le plus extraordinaire de notre temps »[19]. ↑ Confirmé également en ces termes C'est un des plus grands créateurs de notre temps et ses clientes sont parmi les femmes désignées par la presse comme les mieux habillées du monde[28]. » ↑ Sur la place de Dior et Balenciaga dans le paysage de la haute couture, cette idée est exprimée d'une façon proche dans l'ouvrage En Vogue Parmi les couturiers, pendant que Dior régnait dans les années 1950, Cristóbal Balenciaga, défenseur du style européen et maître de la coupe, restait au plus haut de son pouvoir[30]. » ↑ Avis plusieurs fois souligné, la citation de Chanel est reprise ainsi Lui seul est capable de couper un tissu, de le monter, de le coudre de sa main. Les autres ne sont que des dessinateurs. »[27] ↑ Diana Vreeland dira Quand vous portez une robe de Balenciaga, les femmes autour de vous cessent d'exister[4]. » ↑ Vreeland et Snow sont les deux seules journalistes que Balenciaga accepte[32]. Références ↑ a b c d et e en Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus, 2012, 112 p. ISBN 978-1-84091-603-4, Cristóbal Balenciaga 1953 », p. 30 ↑ a et b Cox, p. 220. ↑ a b c d e f et g Cox, p. 222. ↑ a b c d e f g h i j k et l Kerlau 2013, p. 163 à 202 ↑ Örmen 2012, p. 29 ↑ a et b Olivier Saillard dir., Elsa Rigaux et al., Musée de l'Histoire et des Cultures de l'immigration, Fashion Mix Mode d'ici. Créateurs d'ailleurs, Paris, Flammarion, 2014, 176 p. ISBN 978-2-08-134309-2, présentation en ligne, Cristóbal Balenciaga », p. 91 à 92 ↑ a b et c Cox, p. 223. ↑ a et b en Calvin Tomkins, The world of Carmel Snow », The New Yorker,‎ 7 novembre 1994, p. 148 à 158 ISSN 0028-792X, lire en ligne ↑ a b c d e f g h et i Florence Müller et Eric Reinhardt Conception éditoriale, Élégances aériennes une histoire des uniformes d'Air France, Air France, août 2004, 136 p., L'uniforme couture » de Balenciaga contesté par l'esprit de mai 1968 », p. 62 à 81 ↑ a b c d et e Cox, p. 224. ↑ a et b Örmen 2012, p. 27 On disait que Cristobal Balenciaga était austère, que ses ateliers ressemblaient à un couvent… Il était catholique pratiquant et semblait sans humour et mystérieux. Protégeant farouchement sa vie privée, rétif à la publicité […] » ↑ Örmen 2012, p. 28 ↑ Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prêt-à-porter mal-aimé », p. 149 ↑ Laurence Benaïm, Azzedine Alaïa, le Prince des lignes, Paris, Grasset, coll. Documents Français », octobre 2013, 160 p. ISBN 978-2-246-81055-1, présentation en ligne, Anatomie du temps », p. 121 ↑ Olivier Saillard dir., Anne Zazzo dir., Alexandra Bosc et al. préf. Bertrand Delanoë, Paris Haute Couture, Paris, Skira, novembre 2012, 287 p. ISBN 978-2-08-128605-4, Début et fin de la haute couture », p. 256 ↑ a et b Marie Ottavi, Balenciaga bientôt de retour en haute-couture », Mode, sur Libération, 7 décembre 2012 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Quelques détails sur la production et l'anecdote du premier essayage en présence de Balenciaga in Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prêt-à-porter des couturiers », p. 250 ↑ a b c d e f g h i j k et l en Susan Irvine, Vogue on Cristobal Balenciaga, Quadrille Publishing Ltd, coll. Vogue on Designers », septembre 2013, 160 p. ISBN 978-1-84949-311-6, présentation en ligne ↑ a b et c Valerie Mendes et Amy de la Haye trad. de l'anglais par Laurence Delage, et al., La mode depuis 1900 [ 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2011, 2e éd. 1re éd. 2000, 312 p. ISBN 978-2-87811-368-6, p. 131 et sv. Souvent surnommé le couturier des couturiers, Balenciaga ouvrit sa maison de couture à Paris en 1937 et lança de nombreux styles tournés vers l'avenir, atteignant sa position prééminente dans la haute couture française après la guerre. » ↑ Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, février 1994, 220 p. ISBN 978-2-85018-341-6, BNF 35660421, présentation en ligne, Cristobal Balenciaga », p. 133 Cristobal Balenciaga fut bien plus qu'un simple créateur de talent. Pour beaucoup, il reste le plus grand couturier du siècle. » ↑ Musée Galliéra, p. 3, préface de Bertrand Delanoë Il y a quarante ans, un des plus grands noms de l'histoire de la mode disparait […] l’œuvre du maître couturier. » ↑ a b c et d Musée Galliéra, p. 8 et 9, introduction de Olivier Saillard Violette Leduc avouant sans déception qu'elle ne rencontra pas le maître. Balenciaga, en effet, se refuse à toute interview. Aux dires de certains, il n'en aurait donné qu'une seule au cours de sa carrière. L'homme invisible de la couture française », également nommé le moine de la couture » […] est un être secret. Depuis 1937 […] journalistes et auteurs, rédactrices et directeurs artistiques, à défaut de le rencontrer cherchent à percer le mystère de sa création. […] Sujet de fascination, y compris de la part d'autres couturiers qui apprécient en lui sa maîtrise et sa virtuosité, Balenciaga continue d'envoûter. […] Cristóbal Balenciaga suscite l'admiration […] » ↑ a b c et d Linda Watson trad. de l'anglais, Vogue - La mode du siècle Le style de chaque décennie, 100 ans de créateurs [ Vogue Twentieth Century Fashion - 100 years of style by decade and designer »], Paris, Éditions Hors Collection, 2000, 255 p. ISBN 2-258-05491-5, Balenciaga, Cristobal », p. 95 ↑ a b c d et e Jacqueline Dumaine et Palais Galliera 2014, Le style Balenciaga, p. 60 Pour ses pairs, Balenciaga […] était considéré comme l'architecte de la haute couture. Dior lui-même lui vouait une admiration sans bornes, disant de lui Il est notre maître à tous. » Le vêtement était sa religion. Balenciaga était un technicien hors normes, […] » ↑ Georgina O'Hara Callan trad. Lydie Échasseriaud, Dictionnaire de la mode [ The Encyclopaedia of Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2009 réimpr. 2011 1re éd. 1986, 303 p. ISBN 978-2-87811-327-3, présentation en ligne, p. 21 ↑ Marnie Fogg dir. et al. trad. de l'anglais par Denis-Armand Canal et al., préf. Valerie Steele, Tout sur la mode Panorama des chefs-d’œuvre et des techniques, Paris, Flammarion, coll. Histoire de l'art », octobre 2013 1re éd. 2013 Thames & Hudson, 576 p. ISBN 978-2-08-130907-4, L'âge d'or de la haute couture », p. 299 Cristóbal Balenciaga régna lui aussi au zénith de la haute couture. […] Balenciaga n'avait aucune envie d'influencer la tendance ou de développer une ligne de prêt-à-porter, préférant concentrer la pureté de sa conception sur le sur-mesure. » ↑ a b c et d Noël Palomo-Lovinski trad. de l'anglais par Lise-Éliane Pomier, Les plus grands créateurs de mode de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, 2011, 192 p. ISBN 978-2-212-55178-5, Cristobal Balenciaga », p. 94 à 97 Il est considéré par beaucoup, dans le domaine de la mode, comme le maître ». » ↑ Madeleine Delpierre et Davray-Piékolek, Le costume la haute couture 1945-1995, Paris, Flammarion, coll. Tout l'art », mai 1997 1re éd. 1991, 80 p. ISBN 2-08-011236-8, p. 18 à 19 ↑ a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, 2008 1re éd. 1993 Éditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Les puristes - Cristóbal Balenciaga », p. 122 ↑ Norberto Angeletti, Alberto Oliva et al. trad. de l'anglais par Dominique Letellier, Alice Pétillot, En Vogue L'histoire illustrée du plus célèbre magazine de mode, Paris, White Star, juin 2007, 410 p. ISBN 978-88-6112-059-4, présentation en ligne, 1940-1950 de la Café Society à Christian Dior », p. 140 ↑ Musée Galliéra, p. 11, introduction de Olivier Saillard Mademoiselle Chanel reconnaissait en Cristóbal Balenciaga le seul couturier de son temps. » ↑ Colin MCDowell, Mode pour une presse libre », sur Business of Fashion - 9 octobre 2013 consulté le 22 février 2015 Cristóbal Balenciaga faisait tout son possible pour éviter tout contact avec la presse, à l’exception de Diana Vreeland et Carmel Snow, les grandes dames » du Vogue américain et de Harpers’s Bazaar. Seule Carmel Snow étant réellement adoubée. » ↑ en Leisa Barnett, The French Connection », sur Condé Nast, 4 juillet 2007 consulté le 26 mars 2014 "Balenciaga was my religion," confesses Hubert de Givenchy. "Since I'm a believer, for me there's Balenciaga and the good Lord." » ↑ Marie-Laure Gutton in in Musée Galliera, Les chapeaux de Balenciaga, une création inspirée, p. 29 ↑ Musée Galliéra, p. 12, introduction de Olivier Saillard ↑ Örmen 2012, p. 26 Ce couturier espagnol a laissé sur la mode une empreinte indélébile grâce à ses créations rigoureuses et incroyablement équilibrées, qui ont révolutionné les techniques de coupe. » ↑ Anne-Laure Quilleriet, Les hommes de Balenciaga », sur L'Express, 30 septembre 2010 consulté le 5 avril 2012 ↑ Xavier de Jarcy, Fraîches collections », sur 5 mars 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Lucie Dancoing, Balenciaga, immortalisé au musée », sur HFM, 8 juin 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Caroline Pigozzi, Un musée sur mesure pour Balenciaga », sur HFM, 1er juillet 2011 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Alexander Wang directeur artistique de Balenciaga », sur Le Point, 3 décembre 2012 consulté le 9 décembre 2012 ↑ Eugènie Trochu, Demna Gvasalia nommé directeur artistique de Balenciaga », sur consulté le 7 octobre 2015 Ouvrages utilisés Ouvrages utilisés dans le cadre du Fashion Editathon 2014 Voir aussi Bibliographie Ouvrages Pamela Golbin dir. et Fabien Baron dir. art., Balenciaga Paris, Thames & Hudson, coll. Musée des arts décoratifs », 2006, 216 p. ISBN 978-2-87811-280-1, OCLC 469629760, BNF 40219870 Livre publié à l'occasion de la rétrospective au musée de la Mode et du Textile à Paris, comporte de très nombreuses reproductions de coupures de presse de l'époque. Olivier Saillard, Musée Galliéra et al. préf. Bertrand Delanoë, photogr. Scheltens & Abbenes, Cristóbal Balenciaga collectionneur de modes, Paris, Paris Musées, coll. Catalogue d'exposition », avril 2012, 96 p. ISBN 978-2-7596-0198-1, présentation en ligne Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin, février 2013, 438 p. ISBN 978-2-262-03923-3, présentation en ligne, De Balenciaga à Zara l'Espagne de l'alcôve à la rue », p. 163 à 202 Catherine Örmen préf. Inès de La Fressange, Un siècle de mode, Paris, Éditions Larousse, coll. Les documents de l'Histoire », octobre 2012, 128 p. ISBN 978-2-03-587455-9, présentation en ligne, Cristóbal Balenciaga l'architecte de la couture », p. 26 à 29. Caroline Cox préf. Cameron Silver, Le luxe en héritage Secrets d'ateliers des grandes maisons, Dunod, 2014 1re éd. 2013, 285 p. ISBN 978-2-10-070551-1, 1918 Balenciaga », p. 220 à 227. Palais Galliera, Alexandra Bosc, Olivier Saillard et al. préf. Anne Hidalgo, Les années 50 la mode en France 1947 - 1957, Paris, Paris Musées, juillet 2014, 259 p. ISBN 978-2-7596-0254-4, Le style Balenciaga », p. 60. Miren Arzalluz, Laurence Benaïm, Gaspard de Massé et Olivier Saillard, Association Azzedine Alaïa, Alaïa et Balenciaga Sculpteurs de forme, Milan, Carla Sozzani, 2020 ISBN 979-10-95313-07-6. Presse Olivier Saillard, Balenciaga l'hypermoderne », L'Express Styles, no 3168,‎ 21 mars 2012, p. 58 à 59 ISSN 0014-5270 Séverine De Smet, Viva Balenciaga ! », Le Nouvel Observateur, no 2474,‎ 5 avril 2012, p. 140 ISSN 0029-4713 Exposition Cristóbal Balenciaga, collectionneur de modes, du 13 avril au 7 octobre 2012, les Docks, Cité de la mode et du design, Paris Balenciage, l'oeuvre au noir, 2017, Musée Bourdelle, Paris Liens externes Ressources relatives aux beaux-arts National Gallery of Victoria de + en Artists of the World Online en Grove Art Online en MutualArt en National Portrait Gallery en + nl RKDartists en Union List of Artist Names Ressource relative au spectacle Les Archives du spectacle Ressource relative à l'audiovisuel Ressource relative à la mode en Fashion Model Directory Notices d'autorité Fichier d’autorité international virtuel International Standard Name Identifier Bibliothèque nationale de France données Système universitaire de documentation Bibliothèque du Congrès Gemeinsame Normdatei Bibliothèque nationale de la Diète Bibliothèque nationale d’Espagne Bibliothèque royale des Pays-Bas Bibliothèque nationale de Pologne Bibliothèque nationale d’Israël Bibliothèque universitaire de Pologne Bibliothèque nationale tchèque WorldCat Id WorldCat Musée Balenciaga
ExpositionAlaïa et Balenciaga, Sculpteurs de la forme

Ce roman fascinant paru en 2011 nous plonge au Moyen-âge, cette époque barbare où les croyances, les prières, les superstitions, les terreurs et la violence faisaient le quotidien du peuple. L'héroïne fait le choix à 15 ans d'être emmurée dans une cellule de 4m², avec juste une petite fenêtre qui lui permettra de communiquer avec l’extérieur, pour se consacrer à Dieu et échapper ainsi à un mariage que son père lui impose. En évoquant les recluses, Carole Martinez, qui a obtenu le Prix Goncourt des lycéens pour ce roman, fait la lumière sur ces femmes qui se sacrifiaient pour différentes raisons, notamment comme ici pour refuser un destin de "pudique récipient que les grossesses finiraient par emporter" comme le décrit la romancière. Ce roman épique, lyrique, entre réalité historique et un onirisme d'une remarquable poésie où le talent de conteuse de Carole Martinez fait des merveilles, aborde avec malice et force des sujets intemporels comme l'amour maternel ou paternel, la foi, les préjugés, pour ne citer qu'eux, et au final nous enchante malgré la cruauté de cette époque. Le lendemain de la mort de Gisèle Halimi, femme d'exception qui a tant fait pour la parité, l'avortement, ou pour que le viol soit reconnu comme un crime, nous apprenons la disparition d'un symbole des violences conjugales, Jacqueline Sauvage. L'artiste de street-art, Christian Guemy, a rendu hommage à la grande avocate du procès de Bobigny entre autres en réalisant cette œuvre devant l'ancien Palais de justice. De la même manière, il restauré le portrait de Simone Veil, rue d'Ulm, près du Panthéon, qui avait été vandalisé, en déclarant " Je le referai chaque fois qu'on le détériorera, sans faillir." Lire ici l'article sur Jacqueline Sauvage. La nostalgie, avec la disparition à 104 ans d'une légende hollywoodienne, Olivia de Havilland, qui vivait à Paris, dont elle était tombée amoureuse, depuis 1953. L'actrice doublement oscarisée avait réussi à tenir tête aux studios, en assignant en justice la Warner et en gagnant son procès à l'âge de 26 ans. Ce sera une première qui fera jurisprudence pour cette femme courageuse, qui ne voulait plus jouer les faire-valoir de héros masculins et entendait dénoncer le traitement quasi esclavagiste des actrices à Hollywood. La nostalgie encore, avec cette chanson d'Yves Montand, délicieusement interprétée par les deux guitaristes Adrien Moignard et Antoine Boyer. "La Bicyclette", par sa mélodie légère et ses paroles évoquant le bon temps avec les copains et puis Paulette, est un condensé de nostalgie qui est retranscrit ici façon jazz manouche. Très belle exposition à la galerie fondation Azzedine Alaïa jusqu'au 4 janvier 2021, où les deux grands créateurs dialoguent à travers 56 modèles dont certains sont d'une beauté éblouissante. Ces deux maîtres de la Haute-couture, à deux époques différentes, ont poursuivi un idéal de perfection intemporel. Ils étaient tous deux des architectes de la coupe, des volumes, des formes avec une incroyable précision où la moindre couture et le moindre pli servent à mettre en valeur les lignes du corps. D'un côté, Cristobal Balenciaga, qui a décidé de fermer sa maison de couture en 1968 ne se reconnaissant plus dans l'évolution du monde de la mode, et dont les créations sont encore aujourd'hui d'une élégance incomparable. De l'autre, Azzedine Alaïa, héritier spirituel du premier, qui crée sa maison un peu plus de dix ans plus tard, en inventant une mode près du corps qui fera sa réputation avec des robes moulantes avec des tissus stretch. L'un et l'autre, travaillaient outils à la main à la différence de nombreux stylistes qui ne maîtrisaient pas la réalisation, étaient très discrets et rejetaient les conventions de leur époque. Les superbes modèles exposés, robes, tailleurs, boléros, manteaux, donnent un bel aperçu de leur génie. En voici quelques uns L'humour de Soulcié, dessinateur de presse et de bandes dessinées, est souvent très drôle et bien senti. En témoigne cet excellent dessin sur les conséquences de la mondialisation et l'uniformisation de nos villes. Parti trop tôt en 2013 à l'âge de 71 ans, Lou Reed, une des figures majeures de l'histoire du rock reprend dans cette vidéo son célèbre tube en l'interprétant justement sur un tempo un peu plus soutenu que l'original et c'est parfait. A 68 ans, l'excellente chanteuse et leader des Pretenders retrouve, avec un nouvel album qui vient de paraître, le rock élégant et percutant qui a fait la réputation du groupe dans les années 80. Après quelques albums dispensables, les Pretenders nous rappelle ce qu'ils ont apporté à l'histoire du rock avec la sublime voix de Chrissie Hynde et les riffs de guitare caractéristiques de leurs compositions, qui sont aujourd'hui toujours aussi efficaces. Outre leur nouveau clip, revoyons pour le plaisir deux de leurs plus grand succès au gigantesque concert du Live Aid 1985, et un autre superbe morceau de cette époque où Chrissie Hynde se transforme en Mrs Peel de "Chapeau melon et bottes de cuir". On adore !

Alaïaet Balenciaga sculpteurs de la forme, jusqu’au 28 juin 2020 à l’Association Azzedine Alaïa, 18 rue de la Verrerie, 75004 Paris. Azzedine Alaïa par Jean-Baptiste Mondino Lire aussi. 28. Numéro art Les 5 expositions à voir au mois de février 28 Janvier. 03. Numéro art Le Louvre expose les Diamants de la Couronne 03 Février. 23. Numéro art La plus grande

Ce catalogue inédit présente une analyse des œuvres d’Alaïa et de Balenciaga ainsi que des textes plus historiques sur l’itinéraire des deux grands couturiers. Signés de Miren Arzalluz, Laurence Benaïm, Gaspard de Massé ou Olivier Saillard, ces textes commentent les nombreuses photos des modèles exposés. Publié par Fondation Azzedine Alaïa date de parution septembre 2020 première édition publiée en 1500 copies numérotées 500 en français de 1 à 500 1000 en anglais de 501 à 1500 23cm x 30cm isbn 979 10 95313 07 6 120 pages HOEcb.
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