UnetrĂšs forte rĂ©compense est offerte pour la mort de lâĂ©crivain, accusĂ© de ridiculiser le Coran et Mahomet dans son roman, Les versets sataniques, qui embrase dĂ©jĂ une partie du monde musulman. Salman Rushdie se terre, est escortĂ© de gardes du corps. Les six premiers mois, il change 56 fois de domicile.Arcane L'Arcane sans nom signification et interprĂ©tation Dans ses aspects positifs La mort indique la force majeure, le cours inĂ©luctable des choses, le renouvellement bĂ©nĂ©fique. Le commencement dâune nouvelle Ă©poque, les nouveaux projets, la transformation radicale. LâĂ©volution inattendue, les leçons utiles tirĂ©es dâune dĂ©faite, lâinitiation occulte, un nouvel amour, changement dâemploi, hĂ©ritage. Dans ses aspects nĂ©gatifs La mort amĂšne la dĂ©ception, les obstacles, les projets non rĂ©alisĂ©s, la stagnation, le refus du changement. Le manque de foi, le pessimisme, la perte, lâusure, la vieillesse, la vĂ©ritĂ© difficile Ă accepter. La rĂ©bellion, la brutalitĂ©, la violence, la punition, la sĂ©paration amoureuse, la dĂ©faite, le licenciement. Cette treiziĂšme Lame du Tarot de Marseille est reprĂ©sentĂ©e par un squelette aux os rose chair, Ă©voquant tout ce qui est sensible et humain. La mort est la condition nĂ©cessaire Ă la renaissance. Il faut mourir Ă lâĂ©tat profane, franchir le passage initiatique pour mieux revivre dans une nouvelle situation au caractĂšre sacrĂ©. Cette Lame trĂšs particuliĂšre symbolise la transformation, le mouvement dâun monde Ă un autre. Elle est dans lâinvisible. On peut y voir lâopposition par rapport Ă notre monde reprĂ©sentant lâimmobilitĂ© dans la vie physique et celui de la marche dans lâau-delĂ . NĂ©anmoins, la mort du Tarot de Marseille nâannonce pas la mort du consultant. Elle reprĂ©sente seulement les changements dâĂ©tats de conscience de lâhomme. Son vĂ©ritable sens est celui de la transmutation. MystĂšre et symbolisme de la position de la Mort La mort du Tarot de Marseille se montre de profil, entiĂšrement tournĂ©e vers la droite. Elle indique, transition, renouvellement, actions successives et transformation Ă chaque pas quâelle accomplie. Lâarcane 13, nâest pas synonyme de mort, car elle avance. Cependant, elle annonce la fin de quelque chose, dâun cycle, dâune situation pour aller vers un autre horizon. InterprĂ©tation complĂšte du tirage de lâarcane sans nom ou la Mort Contrairement aux autres Lames majeures, celle-ci nâest pas dĂ©signĂ©e nominativement. Son image suffit Ă reprĂ©senter la mort. Cependant, celle-ci nâexcitant pas, elle ne peut pas ĂȘtre nommĂ©e. Son vĂ©ritable sens est celui de la transmutation. Cependant, ce mot ne peut pas ĂȘtre choisi, car il est Ă lâorigine de la vie. Lâarcane sans nom ou la Mort sur le plan sentimental Le tirage de lâArcane sans nom du Tarot de Marseille annonce obligatoirement un changement sur le plan sentimental. Car cette Arcane signifie, transformation aprĂšs une pĂ©riode de crise. Rien ne sert de rĂ©sister, lâheure est Ă la transmutation. Pour les cĂ©libataires LâArcane sans nom demande de changer vos vieilles habitudes et de vous dĂ©barrasser de vos peurs. La mort cherche Ă vous amener vers le renouveau, Ă travers une nouvelle rencontre. Ainsi, dĂ©barrassĂ©e du passĂ©, cette mort symbolique vous permettra de voir votre vie amoureuse autrement. Pour les couples Lâarcane 13 reprĂ©sentant la mort vous incitera Ă changer vos vieilles habitudes en vue de retrouver un Ă©quilibre si cela est encore possible. Lâarcane sans nom peut aussi indiquer une pĂ©riode de remise en question suivie dâune rupture. Cependant, lĂ Lame 13, vous amĂšne vers un renouveau qui vous permettra dâavoir un regard neuf tournĂ© vers lâavenir. Lâarcane sans nom ou la Mort sur le plan professionnel Le Tirage de la mort du Tarot de Marseille bien que trĂšs difficile apporte une renaissance. La lame annonce une pĂ©riode de remise en question, un passage obligĂ©. La mort cherche Ă amener le consultant vers le changement. Une page peut se tourner, une autre va sâouvrir. Elle amĂšne une nouvelle fonction, un changement de poste, une renaissance bĂ©nĂ©fique. Rien ne sert de rĂ©sister, cette transition vous sera imposĂ©e inĂ©luctablement. Cependant, le manque de confiance, la peur du changement ou lâentĂȘtement pourra freiner votre Ă©volution. Lâarcane sans nom ou la Mort sur le domaine financier Le tirage de la mort sur le domaine financier annonce obligatoirement des changements et des pertes. Lâheure est Ă la rĂ©flexion en matiĂšre dâargent. Cette Lame trĂšs particuliĂšre remettra en question certains de vos acquis ou certains de vos avantages gagnĂ©s par vous dâune maniĂšre injuste. Câest le moment de changer vos mauvaises habitudes pour aller vers un avenir financier plus stable. En matiĂšre dâargent, lâArcane vous rappelle que rien nâest jamais acquis. Et, comme toute chose, rien ne meurt jamais, tout se transforme. Il faut donc garder en mĂ©moire que la signification premiĂšre de cette Lame est la transmutation. Tirage Ă une carte Le Tirage a une carte Ă bien des avantages en matiĂšre de voyance par tĂ©lĂ©phone. Il indique au Tarologue que le consultant est en pĂ©riode de changement voulu ou imposĂ©. Bien souvent cette Lame indique des angoisses et de lâinsĂ©curitĂ©. Cependant, bien quâelle soit synonyme de perte, elle conduit inĂ©luctablement le consultant vers un changement bĂ©nĂ©fique. Tirage de la lâarcane sans nom ou la Mort Ă lâendroit Le Tirage de la mort Ă lâendroit dans une consultation de voyance par tĂ©lĂ©phone indique obligatoirement la fin de quelque chose. Bien que cela soit difficile pour le consultant, elle indique quâun cycle se termine et quâun autre va se dessiner. Cette Lame trĂšs particuliĂšre dĂ©lestera le consultant de tout ce qui nâest pas solide, de tout ce qui nâa plus lieu dâĂȘtre. Bien quâelle suscite bien des peurs, elle prĂ©sage un renouveau plus enrichissant. Sur le plan sentimental, lâarcane sans nom du Tarot de Marseille traduit une remise en question et de la communication. Elle exprime la transformation. Toutefois, elle peut aussi amener Ă la rupture, lorsque lâamour nâa plus vraiment sa place. Elle encourage donc la prise de dĂ©cision, mĂȘme si cela est difficile. Sur le plan professionnel, elle traduit lĂ aussi un changement. Avec le Tirage de cetâArcane, il faudra garder en mĂ©moire que lâArcane sans nom a un pouvoir libĂ©rateur. Tirage de lâarcane sans nom ou la Mort Ă lâenvers Le Tirage de la carte de la mort inversĂ©e est trĂšs difficile Ă interprĂ©ter. Câest la raison pour laquelle certains cartomanciens ne se prononceront pas Ă la vue de cette Lame trĂšs particuliĂšre. Deux cas de figure peuvent donc se prĂ©senter lors dâune consultation de voyance par cas de figure La carte de la mort inversĂ©e indiquera au Tarologue que le consultant se trouve dans une situation trĂšs inconfortable. Bien que le changement soit inĂ©luctable, le consultant aura du mal Ă lâaccepter. Il sâaccrochera donc Ă ses repĂšres, bien quâil soit dans lâinstabilitĂ© la plus complĂšte. De ce fait, le consultant subira le changement sans lâavoir prĂ©parĂ© et retardera ainsi son cas de figure Durant une consultation de voyance par tĂ©lĂ©phone, le Tarologue Ă la vue de la carte de lâarcane sans nom inversĂ©, ne se prononcera pas. Il prĂ©fĂ©rera tirer une autre Lame pour affiner ou affirmer ses prĂ©dictions. Description gĂ©nĂ©rale de lâarcane sans nom ou la Mort dans le Tarot de Marseille Pour aller plus loin dans lâinterprĂ©tation de cette Lame symbolisĂ©e par la mort. DĂ©couvrons ensemble le message dâespoir et de nouvelle vie quâelle cherche Ă nous transmettre. La couleur chair du squelette indique que la mort ne parle pas de mort effective. Elle nous montre simplement la fin dâun cycle suivi dâun renouveau. Lâabandon de tout ses attributions est caractĂ©risĂ© par son dĂ©pouillement vestimentaire et charnel. Le principe de vie que sa couleur symbolise montre la transformation quâelle impose. Le squelette fauche dans une espace sombre et noire, symbolisant les passions sombres de lâhomme qui se trouve dans lâobscuritĂ©. La mort essaie donc de lâamener vers une nouvelle Ă©volution. Les mains et les pieds ne sont pas coupĂ©s. Ils reprĂ©sentent des principes dâaction et de progression. De ce fait, ils signifient que la mort dĂ©livre lâhomme de ses liens physiques, lui laissant le geste et la marche. En effet, la marche, indiquĂ©e par le pied place Ă plat, montre que lâhomme avance dâune incarnation Ă lâautre. Le geste indiquĂ© par la main, symbolise le tact, la sensibilitĂ©, et lâincarnation. On peut aussi voir que la mort travaille dans le noir, pour nous indiquer que malgrĂ© la mort, lâhomme reste liĂ© Ă la terre. On peut voir que ses deux mains dĂ©passent le noir. Ce qui incite lâhomme Ă se dĂ©gager de la matiĂšre et Ă Ă©lever ses gestes vers le haut. Les deux os blancs au bas de la carte reprĂ©sentent le nĂ©ant de la matiĂšre. Ils sont deux, donc polarisĂ©s masculin et fĂ©minin. La tĂȘte dâenfant Ă longs cheveux sous le pied de la mort prĂ©cise que la force et lâintelligence survivent Ă la mort. Car lâintelligence est toujours en lâhomme Ă lâĂ©tat dâenfance. Elle est donc reliĂ©e au Divin. La tĂȘte couronnĂ©e au bas et Ă droite signifie que chaque fois que la mort passe, lâhomme entre dans son royaume. Cette tĂȘte est celle dâun adulte. Cette royautĂ© est donc immuable. Elle nâa ni enfance ni vieillesse. Les feuilles jaunes et bleues symbolisent la fĂ©conditĂ©. La mort ne les coupe pas. Elles se lĂšvent chaque fois que lâhomme franchit le passage de la mort. Le manche de la faux est jaune, car la mort vient dâune volontĂ© divine et intelligente. Et la faux est rouge parce que la mort tranche toujours dans la matiĂšre. Cet outil nâest donc pas la reprĂ©sentation dâun instrument tranchant. Il reprĂ©sente simplement le symbole dâune activitĂ© qui brasse la matiĂšre pour la renouveler et la remettre en Ă©tat. Le squelette nâa quâun pied pour prĂ©ciser que la mort implique un dĂ©sĂ©quilibre. Elle ne peut agir que sur le plan physique, et non pas sur lâesprit. Elle nâest pas une harmonie, mais une consĂ©quence. En rĂ©sumĂ©, lâarcane de la Mort du Tarot de Marseille annonce une mort symbolique. Elle cherche Ă amener lâhomme dans un cycle de nature diffĂ©rente plus harmonieux. Lasignification du sacrement de Mariage. Dans la foi chrĂ©tienne, le sacrement du mariage entre deux ĂȘtres correspond au sacrement de l'Alliance. De la mĂȘme façon que Dieu fait alliance avec son Ăglise, c'est Ă dire son peuple, l'homme et la femme font "alliance", et Ă©changent leur consentement pour ne former plus qu'un, jusqu'Ă ce que la mort ne les sĂ©pare. C'est pourquoi
Beaucoup de chrĂ©tiens, pourtant nĂ©s de nouveau, ne parviennent pas Ă se libĂ©rer de la loi de pĂ©chĂ© et de la mort qui continue dâagir dans leur vie. Comment en ĂȘtre complĂštement libĂ©rĂ©s ? Tous les chrĂ©tiens sont confrontĂ©s Ă une lutte incessante contre le pĂ©chĂ©. MĂȘme sâils savent quâils peuvent ĂȘtre pardonnĂ©s lorsquâils confessent leurs pĂ©chĂ©s, ils ne peuvent pas, et ne doivent pas se contenter de vivre une vie faite de chutes et de relĂšvements constants ! Ils aspirent Ă ĂȘtre complĂštement libĂ©rĂ©s de cette puissance de pĂ©chĂ© qui les contrĂŽle encore trop souvent, mais sans jamais y parvenir pleinement. Notre Dieu nâa pas prĂ©vu pour Ses enfants une vie de dĂ©faites ! C"est pourquoi Il nous a rĂ©vĂ©lĂ© dans Sa Parole de quelle maniĂšre nous pouvons ĂȘtre libĂ©rĂ©s de la loi du pĂ©chĂ© et de la mort ! Comment se fait-il donc que cette voie de libĂ©ration nâait pas Ă©tĂ© plus souvent dĂ©couverte et enseignĂ©e ? Alors que la Parole de Dieu en parle aussi clairement ? Lâune des raisons est certainement due au fait que Satan a depuis longtemps consacrĂ© tous ses efforts Ă cacher la vĂ©ritĂ© Ă un maximum dâenfants de Dieu, et quâil y est parvenu dans une large mesure. Toutefois, ceux qui ont reçu lâamour de la vĂ©ritĂ© ne pourront manquer de progresser dans la connaissance de cette rĂ©vĂ©lation, avant dây attacher leur foi, afin de pouvoir la vivre. La premiĂšre chose que nous devons bien comprendre, câest la diffĂ©rence entre notre Ăąme et notre esprit. Notre Ăąme est notre personnalitĂ© consciente. Câest notre centre de conscience de soi et du monde. Notre Ăąme, ou encore notre ĂȘtre intĂ©rieur conscient, est le rĂ©sultat Ă la fois de notre hĂ©rĂ©ditĂ© et de tout notre passĂ©, de notre Ă©ducation, de notre culture, de toutes nos expĂ©riences, de tous nos traumatismes, de tout ce que nous avons vĂ©cu. Notre Ăąme comprend trois parties distinctes notre intelligence, notre cĆur, et notre volontĂ©. Notre intelligence est le domaine de nos pensĂ©es, de nos facultĂ©s de comprĂ©hension et de raisonnement. Notre coeur est le domaine de nos sentiments, mais aussi de nos croyances et de nos systĂšmes de valeurs. En particulier, câest avec notre coeur que nous aimons et que nous croyons. Notre volontĂ© est le domaine de nos dĂ©cisions et de nos choix. On peut donc juger de la complexitĂ© de notre Ăąme, surtout si lâon considĂšre aussi quâĂ cĂŽtĂ© de tout ce dont nous sommes conscients, il y a aussi tout ce qui touche au subconscient et Ă tout ce qui est enfoui dans notre inconscient. Notre Ăąme est enfin le domaine dâĂ©tude de la psychologie, en tant que science de lâĂąme, » qui nâa de science que le nom ! A prĂ©sent, comment peut-on dĂ©finir notre esprit ? Notre esprit est notre ĂȘtre intĂ©rieur profond. Câest en fait notre esprit qui est notre ĂȘtre vĂ©ritable. Notre esprit est créé par Dieu Ă notre conception dans le sein maternel, et il possĂšde la caractĂ©ristique essentielle dâĂȘtre immortel. Il subsiste Ă notre mort physique. Notre esprit est une vĂ©ritable personne, constituĂ©e dâune substance » spirituelle invisible. Cette personne a la mĂȘme forme » que notre corps physique. Elle possĂšde une tĂȘte, avec des yeux, un nez, une bouche, des oreilles, un tronc, des membres, etc⊠Notre corps physique nâest que lâenveloppe matĂ©rielle de notre esprit. Le corps physique qui lui est donnĂ© dans le sein maternel est directement hĂ©ritĂ© de ses deux parents. Depuis la chute et le pĂ©chĂ© dâAdam et dâEve, notre corps physique est sous lâemprise dâune puissance de pĂ©chĂ© et de mort. Cela permet de comprendre que, lorsque le petit enfant grandit, il atteint un Ăąge, plus ou moins variable, oĂč cette puissance de pĂ©chĂ©, qui habite dans son corps physique, va le faire tomber dans le pĂ©chĂ© et dans la mort spirituelle. Aucun ĂȘtre humain nâĂ©chappe Ă cette malĂ©diction. Paul lâexplique dans le passage suivant Que dirons-nous donc ? La loi est-elle pĂ©chĂ© ? Loin de lĂ ! Mais je nâai connu le pĂ©chĂ© que par la loi. Car je nâaurais pas connu la convoitise, si la loi nâeĂ»t dit Tu ne convoiteras point. Et le pĂ©chĂ©, saisissant lâoccasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le pĂ©chĂ© est mort. Pour moi, Ă©tant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le pĂ©chĂ© reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit Ă la vie se trouva pour moi conduire Ă la mort. Car le pĂ©chĂ© saisissant lâoccasion, me sĂ©duisit par le commandement, et par lui me fit mourir » Romains 7. 7-11. Quand est-ce que Paul Ă©tait autrefois sans loi, » et quâil vivait » ? Lorsquâil Ă©tait encore un tout petit enfant, et quâil nâavait pas encore Ă©tĂ© confrontĂ© Ă la Loi de Dieu. Mais lorsquâil fut en mesure de comprendre le commandement de Dieu, cela a aussitĂŽt stimulĂ© la loi de pĂ©chĂ© qui se trouvait fixĂ©e dans son corps physique, et Paul devint pĂ©cheur comme tous les ĂȘtres humains. En effet, lorsque Paul dit quâil est mort, il ne pouvait sâagir que de la mort spirituelle, puisque Paul Ă©tait physiquement vivant lorsquâil a dĂ©sobĂ©i au commandement. Cela signifie que câĂ©tait seulement son esprit, et non son corps physique, qui Ă©tait passĂ© par cette mort spirituelle. Son esprit se trouvait alors coupĂ© de Dieu. Il fallait alors que Paul passe par la Nouvelle Naissance. Celle-ci sâest produite lorsque le Seigneur JĂ©sus sâest manifestĂ© Ă lui sur le chemin de Damas, et lorsque le disciple Ananias est venu le trouver de la part du Seigneur. Il est probable, comme pour nous tous, que Paul ne sâest pas rendu compte de ce qui sâest passĂ© au niveau de son esprit, lorsquâil sâest converti Ă JĂ©sus. En effet, nous ne sommes pas normalement conscients de notre esprit, ni mĂȘme du fait que nous possĂ©dons un esprit. Ce nâest que plus tard, lorsquâil fut directement enseignĂ© par le Seigneur JĂ©sus, que Paul reçut la rĂ©vĂ©lation de la vraie nature de notre esprit, et de la rĂ©alitĂ© de notre nouvelle naissance spirituelle. Ce que beaucoup de chrĂ©tiens ne savent pas, câest la nature rĂ©elle de leur esprit rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. LâapĂŽtre Paul en donne plusieurs dĂ©finitions Mais celui qui sâattache au Seigneur est avec lui un seul esprit » 1 Corinthiens 6 17. Notre esprit est tellement uni Ă lâEsprit de Christ quâil ne forme avec Lui quâun seul esprit, tout en Ă©tant deux personnes distinctes ! En dâautres termes, lâunion de notre esprit avec lâEsprit de Christ est la mĂȘme que celle qui existe entre Dieu le PĂšre, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit ! Ayant revĂȘtu lâhomme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon lâimage de celui qui lâa créé » Colossiens 3. 10. Cet homme nouveau » est notre esprit nĂ© de nouveau ! Il possĂšde la propriĂ©tĂ© de se renouveler constamment Ă lâimage de Celui qui lâa créé, au moment de notre nouvelle naissance, câest-Ă -dire Ă lâimage mĂȘme du Seigneur JĂ©sus ! Se revĂȘtir de lâhomme nouveau » consiste Ă apprendre Ă le manifester dans notre vie pratique. ⊠et Ă revĂȘtir lâhomme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une saintetĂ© que produit la vĂ©ritĂ© » ĂphĂ©siens 4. 24. Paul nous apprend ici que notre homme nouveau » a Ă©tĂ© créé » au moment oĂč nous naissons de nouveau, Ă notre conversion Ă Christ, selon Dieu » câest-Ă -dire Ă lâimage de Dieu, qui est Christ, dans une parfaite justice et une parfaite saintetĂ©, qui sont celles du Seigneur JĂ©sus Lui-mĂȘme. Combien de chrĂ©tiens rĂ©alisent quelle est leur nouvelle identitĂ© en Christ ? Bien peu, en rĂ©alitĂ© ! Comprenons-nous, chers frĂšres et sĆurs, que cette nouvelle identitĂ©, qui est un pur cadeau de la grĂące de Dieu, nâa strictement rien Ă voir avec la personnalitĂ© dont nous pouvons encore ĂȘtre conscients au niveau de notre Ăąme ? Ils sont aussi diffĂ©rents entre eux que les tĂ©nĂšbres le sont de la pleine lumiĂšre ! Comprenons-nous pourquoi JĂ©sus a dit Ă Ses disciples quâils doivent renoncer Ă eux-mĂȘmes » Ă leur vieille personnalitĂ©, dont ils Ă©taient conscients jusque-lĂ , pour se revĂȘtir par la foi de lâhomme nouveau quâils sont en Christ ? Cet homme nouveau » est dĂ©jĂ prĂ©sent tout entier en nous, prĂȘt Ă se manifester, dĂ©jĂ parfait en Christ ! Comment ? En croyant tout simplement que nous sommes cet ĂȘtre nouveau. Car câest en croyant ce que nous sommes dĂ©jĂ en Christ que nous verrons se manifester notre vĂ©ritable nature spirituelle. Dans notre esprit rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, qui est scellĂ© du Saint-Esprit en Christ, il nây aucune loi de pĂ©chĂ© et de mort. Notre esprit est dĂ©jĂ dans lâĂ©tat parfait oĂč il sera pour lâĂ©ternitĂ©. Notre esprit est rĂ©gi par une seule loi, la Loi de lâEsprit de Vie en Christ. Notre esprit est le lieu trĂšs saint de la prĂ©sence divine. Cette Loi de lâEsprit de Vie est la nature mĂȘme du Dieu Tout-Puissant, qui agit en notre esprit, et au travers de Lui, pour manifester dans notre vie de tous les jours tout ce que Dieu est dans Sa nature rĂ©elle. Lorsque nous nous revĂȘtons de lâhomme nouveau, tout ce que Dieu est commence Ă se manifester dans notre vie pratique. Paul appelle cela produire le fruit de lâEsprit, » quâil dĂ©finit ainsi Mais le fruit de lâEsprit, câest lâamour, la joie, la paix, la patience, la bontĂ©, la bĂ©nignitĂ© ou la bienveillance, la fidĂ©litĂ© ou la foi, la douceur, la tempĂ©rance ou la maĂźtrise de soi » Galates 5. 22. Tout cela se trouve dĂ©jĂ dans notre esprit, tout prĂȘt Ă se manifester si nous le croyons et le mettons en pratique. A SUIVRE... / CLIQUEZ ICIHistoiredu personnage 1. DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 2. Le parfum de vin est toujours prĂ©sent dans lâair Ă Mondstadt ; celui qui le suit arrive inĂ©vitablement au Domaine de lâAurore tenu par Diluc. En dessous du nom du Domaine gravĂ© sur une plaque en bois est inscrit la devise suivant : " Toujours authentique. La religion est un phĂ©nomĂšne culturel qui prĂ©sente Ă la fois un caractĂšre individuel et une dimension collective. Si la foi croyance qui dĂ©passe la raison s'oppose Ă la raison, elles ont tout de mĂȘme des liens. La religion crĂ©e du lien social, apporte un remĂšde face Ă la duretĂ© de la vie ou Ă l'angoisse de la mort. Son universalitĂ© invite Ă questionner son origine. IL'homme et son rapport Ă la religion La religion est le propre de l'homme et dĂ©signe tout autant la croyance individuelle de l'ĂȘtre humain que la communautĂ© religieuse. On peut reconnaĂźtre le fait religieux Ă certaines caractĂ©ristiques. ADĂ©finir la religion La notion de religion recouvre un ensemble de rĂ©alitĂ©s. Elle dĂ©signe la foi d'un individu mais Ă©galement l'identitĂ© culturelle partagĂ©e avec une communautĂ©. L'Ă©tymologie du mot religion » est multiple Religare signifie relier » la religion relie l'homme Ă Dieu et rassembler » les hommes entre eux. Religere signifie recueillir » cela renvoie Ă l'idĂ©e d'observance, de scrupule. La religion peut signifier la croyance, c'est-Ă -dire quelles sont les convictions en lesquelles on croit. En tant que croyance, la religion renvoie Ă la foi, en ce que l'on croit que l'on ne peut pas prouver, pas dĂ©montrer. Croyance La croyance est un acte de confiance, c'est l'action d'ĂȘtre certain que quelque chose existe ou va arriver, c'est la certitude par laquelle l'esprit admet quelque chose. La croyance n'est pas forcĂ©ment religieuse. Foi La foi est synonyme de croyance, et plus particuliĂšrement de croyance religieuse. La foi dĂ©signe le fait de croire ce qui dĂ©passe la raison. La religion exprime Ă©galement l'identitĂ© culturelle, c'est-Ă -dire la communautĂ© religieuse Ă laquelle on appartient. En ce sens, la religion s'entend comme la pratique de rites, de cultes. La religion est donc Ă la fois un systĂšme de croyances auquel un individu adhĂšre et une notion de communautĂ© religieuse et culturelle. La religion apparaĂźt surtout comme Ă©tant propre Ă l'homme. L'ĂȘtre humain est le seul ĂȘtre vivant Ă procĂ©der Ă des cĂ©rĂ©monies mortuaires. On retrouve mĂȘme des traces de cultes que les hommes vouaient aux morts durant la PrĂ©histoire. En ce sens, l'homme semble donc ĂȘtre un animal religieux. Par ailleurs, la religion a un lien avec la mort, et plus prĂ©cisĂ©ment avec la conscience qu'a l'homme d'ĂȘtre mortel. BLes caractĂ©ristiques du fait religieux On parle de fait religieux pour caractĂ©riser non pas le sentiment ou la croyance qu'Ă©prouve un individu Ă l'Ă©gard de sa foi, mais pour dĂ©signer les occurrences, dans la culture, de ces croyances. Pour distinguer ce qui relĂšve du religieux et ce qui n'en relĂšve pas, il est possible d'utiliser la distinction entre le sacrĂ© et le profane. Dans son travail sur la religion, le sociologue Ămile Durkheim insiste sur cette sĂ©paration qui s'opĂšre dans la sociĂ©tĂ© entre les choses relevant du domaine du sacrĂ© et celles relevant du domaine du profane. SacrĂ© Le sacrĂ© regroupe les choses, les lieux, les objets, les personnes ou les moments qu'une culture donne Ă interprĂ©ter comme autant de manifestations d'une puissance supĂ©rieure, bĂ©nĂ©fique ou malĂ©fique. Profane Le profane est tout simplement le non-sacrĂ©. Une religion est un systĂšme solidaire de croyances et de pratiques relatives Ă des choses sacrĂ©es, c'est-Ă -dire sĂ©parĂ©es, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une mĂȘme communautĂ© morale, appelĂ©e Ăglise, tous ceux qui y adhĂšrent. »Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse le systĂšme totĂ©mique en AustralieCe sur quoi insiste Durkheim ici, c'est la division du monde entre les rĂ©alitĂ©s sacrĂ©es et les rĂ©alitĂ©s profanes. Pour lui, cette distinction constitue le dĂ©nominateur commun de toutes les insiste sur un autre aspect de la religion son caractĂšre unificateur. En effet, pour lui, la religion ne fait pas que proposer une distinction entre le sacrĂ© et le profane, elle est aussi ce qui permet aux hommes de constituer une communautĂ©. Nous ne rencontrons pas, dans l'histoire, de religion sans Ăglise. Une religion est un systĂšme solidaire de croyances et de pratiques relatives Ă des choses sacrĂ©es qui unissent en une mĂȘme communautĂ© morale tous ceux qui y adhĂšrent. »Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse le systĂšme totĂ©mique en AustralieDans cette citation, Durkheim souligne qu'une religion est nĂ©cessairement collective. Cette propriĂ©tĂ© suit de la dĂ©finition de la religion comme ensemble solidaire de croyances et de rites, c'est-Ă -dire impliquant une communautĂ©. C'est cette communautĂ© qu'il appelle Ăglise ». Pour Durkheim, une religion est donc toujours l'affaire d'une communautĂ© qui y adhĂšre. Ce n'est pas un simple systĂšme de pensĂ©es. De plus, il n'y a pas non plus de religion au sens sociologique du terme sans pratique religieuse, c'est-Ă -dire sans rituels. Du point de vue sociologique, la religion est donc un ensemble de pratiques et de rites communs Ă une communautĂ© qui y adhĂšre et qui repose, au sein d'une mĂȘme sociĂ©tĂ©, sur la distinction du sacrĂ© et du profane. CLes diffĂ©rentes positions sur le fait religieux Concernant le fait religieux, il existe plusieurs positions on peut ĂȘtre athĂ©e, agnostique ou bien croyant. AthĂ©isme L'athĂ©isme est le fait de ne pas croire en Dieu. Agnosticisme L'agnosticisme est le fait de douter de l'existence de Dieu, c'est affirmer qu'on ne peut que spĂ©culer sur son existence. IILes liens entre foi et raison La foi et la raison peuvent s'opposer, mais on peut Ă©galement trouver des liens entre les deux, des connexions. AL'opposition entre foi et raison On oppose souvent foi et raison, comme s'il existait deux sphĂšres distinctes. 1Des dĂ©finitions opposĂ©es La foi traduit la confiance en Dieu, l'obĂ©issance de celui qui croit en une force supĂ©rieure, mĂȘme s'il ne comprend pas tout. La raison repose sur des preuves, sur la justification, elle ne repose pas sur une croyance. Ătymologiquement, la foi du latin fides signifie la confiance. Ainsi, le fidĂšle est celui qui s'en remet intĂ©gralement Ă Dieu, mĂȘme s'il ne peut prouver son existence ni dĂ©chiffrer sa volontĂ©. Dans la Bible, Abraham obĂ©it lorsque Dieu lui demande de sacrifier Isaac, son fils unique, mĂȘme s'il ne sait pas quelle sera l'utilitĂ© de son acte. En ce sens, la foi semble bien s'opposer au savoir et la raison, qui exigent preuve et justification. Mais ce qui caractĂ©rise plus encore cette opposition entre la foi et le savoir tient probablement au caractĂšre absolument certain des vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es, lĂ oĂč les vĂ©ritĂ©s proposĂ©es par les sciences ont conscience de leur caractĂšre provisoire. Bertrand Russell insiste sur cette diffĂ©rence entre une croyance religieuse et une thĂ©orie scientifique. Science et Religion, Religion and Sciencetrad. Philippe-Roger Mantoux, Paris, © Gallimard, coll. Folio essais 1990, 1935 Alors que la vĂ©ritĂ© religieuse est rĂ©vĂ©lĂ©e une fois pour toutes et est tenue pour toujours absolument vraie, la science sait qu'elle ne peut prĂ©tendre ni Ă un savoir exact ni Ă une connaissance entiĂšre achevĂ©e du l'on oppose foi et raison, c'est Ă©galement Ă cause de la misologie des thĂ©ologiens ceux qui Ă©tudient les questions religieuses, c'est-Ă -dire leur haine de la raison. La raison est considĂ©rĂ©e comme impie, comme rejetant la religion. 2La sĂ©paration en deux sphĂšres Si l'on peut accuser la foi de prĂ©tendre dĂ©livrer des vĂ©ritĂ©s certaines dans le domaine du savoir, il est aussi possible de souligner que, pour ce qui est du domaine de la foi, la raison n'a pas Ă intervenir. Autrement dit, il importerait de dĂ©limiter strictement ces domaines que constituent la foi et le savoir. Blaise Pascal insiste largement sur cette distinction. Selon lui, foi et savoir sont deux ordres distincts qu'il ne convient gĂ©nĂ©ralement pas de faire se rejoindre. Concernant la foi, il souligne qu'elle ne peut pas ĂȘtre l'objet d'un raisonnement ou d'une conviction la foi se sent avec le cĆur, elle ne peut faire l'objet de dĂ©monstration rationnelle. Ainsi, si la foi doit ĂȘtre Ă©vacuĂ©e du domaine de la connaissance, la raison doit, dans le domaine de la foi, et mĂȘme de certains principes fondamentaux, cĂ©der sa place au cĆur. BLes connexions entre religion et raison Il existe des connexions entre religion et raison ainsi, on peut penser que la religion et la raison expriment diffĂ©remment la vĂ©ritĂ©, ou encore que la raison permet d'Ă©clairer la religion. 1Deux façons diffĂ©rentes d'exprimer la mĂȘme chose Les liens entre les vĂ©ritĂ©s issues de la foi et celles formulĂ©es par la raison ne doivent pas nĂ©cessairement ĂȘtre pensĂ©s en termes d'exclusion. Il est en effet possible de penser que la religion et la raison constituent deux façons diffĂ©rentes d'exprimer la vĂ©ritĂ©, sans qu'il y ait nĂ©cessairement Ă choisir entre l'une ou l'autre. C'est en un sens l'idĂ©e qu'exprime le philosophe Alain. En effet, celui-ci s'attache Ă produire une interprĂ©tation rationnelle de la religion. Pour lui, les religions ne seraient que l'expression mĂ©taphorique de ce que la philosophie exprime sous forme de concepts. On peut penser que la parabole du Bon Samaritain dans la Bible qui illustre le devoir d'ĂȘtre bon envers son prochain est l'expression mĂ©taphorique de l'impĂ©ratif catĂ©gorique thĂ©orisĂ© par Emmanuel Kant Agis de façon telle que tu traites l'humanitĂ©, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours en mĂȘme temps comme fin, et jamais simplement comme moyen ». Les dieux sont nos mĂ©taphores, et nos mĂ©taphores sont nos pensĂ©es. »En fait, les vĂ©ritĂ©s de la religion et les vĂ©ritĂ©s de la raison seraient les mĂȘmes, simplement exprimĂ©es sous des formes diffĂ©rentes. 2La raison pour Ă©clairer la religion Pour AverroĂšs, la vraie religiositĂ© implique l'usage de la raison le philosophe est celui qui voit les vĂ©ritĂ©s sans voile, et leur connaissance est le culte qu'il rend Ă Dieu. Pour AverroĂšs, la foi et la raison ne peuvent pas ĂȘtre contraires elles sont les deux expressions possibles de la vĂ©ritĂ©. Pourtant, il arrive souvent que les vĂ©ritĂ©s de la foi et celles de la raison se contredisent. En rĂ©alitĂ©, cette contradiction n'est qu'apparente c'est que la vĂ©ritĂ©, dans le discours religieux, c'est-Ă -dire issu des textes sacrĂ©s, est recouverte d'un voile. La solution pour accĂ©der Ă la vĂ©ritĂ© est alors de faire usage de sa raison, qui est la meilleure part de l'homme. Ainsi, lorsqu'il y a un conflit entre la religion et la raison, il revient Ă l'homme d'interprĂ©ter le texte sacrĂ©, afin qu'il s'accorde aux Ă©noncĂ©s de la raison. C'est donc le recours Ă l'interprĂ©tation qui permet de rĂ©soudre les oppositions apparentes. Au siĂšcle des LumiĂšres, la raison va aussi tenter de rendre la religion plus rationnelle. En effet, Ă un moment oĂč la raison tente d'affirmer son autonomie par rapport Ă la religion, de nombreux philosophes sont amenĂ©s Ă critiquer l'absurditĂ© de certains dogmes et Ă vivement condamner l'intolĂ©rance et l'oppression dont est responsable une certaine forme de religion. Voltaire, dans le conte philosophique Candide, fait la critique de certaines formes de religion le rigorisme hollandais, l'Inquisition espagnole ou les jĂ©suites au Ă©crite par plusieurs philosophes des LumiĂšres et dirigĂ©e par Diderot, prĂ©sente des critiques massives de la religion. Sans ĂȘtre pour autant athĂ©es, les philosophes prĂ©conisaient le retour Ă une religion naturelle dĂ©barrassĂ©e de certains rites inutiles et de certaines croyances qu'ils jugeaient absurdes. La religion naturelle s'oppose Ă la fois aux religions instituĂ©es, c'est-Ă -dire aux institutions liĂ©es Ă une religion telles que le clergĂ© et l'Ăglise, et aux religions rĂ©vĂ©lĂ©es, c'est-Ă -dire aux vĂ©ritĂ©s auxquelles doit adhĂ©rer le croyant. La religion naturelle prĂŽne donc un rapport immĂ©diat Ă Dieu et prĂ©conise l'usage de la raison Ă deux niveaux pour dĂ©celer la prĂ©sence de Dieu dans le monde, Ă travers les lois de la nature, et pour adopter une attitude morale dans la conduite de sa vie. Il s'agit donc d'une forme de dĂ©isme, prĂŽnant l'existence d'une morale universelle celle que nous enseigne la raison. Ainsi, les enseignements de la religion naturelle sont accessibles Ă l'homme par l'usage de sa seule raison. DĂ©isme Le dĂ©isme est une doctrine selon laquelle la raison peut permettre d'accĂ©der Ă la connaissance de l'existence de Dieu, sans accepter une religion sa Lettre sur la tolĂ©rance, John Locke distingue trĂšs clairement les attributions de l'Ătat, en insistant sur le fait que ce n'est pas Ă lui de prendre en charge l'Ăąme des sujets. Dans un moment de l'histoire du Royaume-Uni marquĂ© par d'importants conflits religieux, Locke entend dans cette lettre plaider en faveur de la tolĂ©rance des diverses religions au sein de l'Ătat. Ainsi, il est essentiel pour lui de reconnaĂźtre qu'en matiĂšre de pratique religieuse comme de croyance, le choix doit ĂȘtre laissĂ© Ă chaque individu. En un sens, Locke ouvre ainsi la voie Ă la reconnaissance de la neutralitĂ© de l'Ătat en matiĂšre de religion. IIILes raisons de l'universalitĂ© de la religion La religion est universelle pour plusieurs raisons. L'une d'elles est qu'elle permet de donner un sens Ă la mort. Elle crĂ©e Ă©galement du lien social. Enfin, la religion donne une rĂ©ponse Ă la duretĂ© de la vie. ALe besoin de donner du sens Ă la mort Qu'on la considĂšre dans sa dimension individuelle la croyance, ou bien dans sa dimension collective ensemble de pratiques et de croyances propres Ă une sociĂ©tĂ© ou communautĂ© donnĂ©e, la religion apparaĂźt comme un phĂ©nomĂšne universel. Comment expliquer ce besoin universel de trouver du sens Ă l'existence par le biais de la religion ? Il est possible de dire, avec Sigmund Freud, que la religion rĂ©pond Ă un besoin psychologique de l'homme face Ă sa finitude, c'est-Ă -dire sa conscience d'ĂȘtre mortel. En effet, selon lui, la religion est une croyance qui dĂ©coule de trois dĂ©sirs fondamentaux Un besoin affectif de protection Dieu apparaĂźt alors comme une sorte de projection de la figure du pĂšre. Un besoin intellectuel de comprĂ©hension du monde et de soi-mĂȘme La religion se propose ainsi d'apporter une rĂ©ponse aux grandes questions mĂ©taphysiques que se pose l'homme Quelle est l'origine du monde ? Quel est le sens de la vie ?. Enfin, un besoin moral de justice C'est ce qu'exprime l'image du Jugement dernier, tout comme l'idĂ©e d'un paradis, d'un enfer, et d'un dieu qui voit tous les actes des hommes et sonde leurs intentions. Les idĂ©es religieuses qui professent d'ĂȘtre des dogmes, ne sont pas le rĂ©sidu de l'expĂ©rience ou le rĂ©sultat final de la rĂ©flexion elles sont des illusions, la rĂ©alisation des dĂ©sirs les plus anciens, les plus forts, les plus pressants de l'humanitĂ© ; le secret de leur force est la force de ces dĂ©sirs. »Contrairement Ă l'idĂ©e selon laquelle les dogmes religieux exprimeraient une forme de sagesse pratique, le rĂ©sultat de l'expĂ©rience ou de la rĂ©flexion, Freud affirme ici qu'il s'agit d'illusions. Plus prĂ©cisĂ©ment, ces dogmes religieux, traductions de dĂ©sirs enracinĂ©s dans la nature de l'homme, tiennent justement leur force de la puissance des dĂ©sirs dont ils sont issus. BLa crĂ©ation d'un lien social Outre l'aspect psychologique, le caractĂšre universel du fait religieux tient peut-ĂȘtre aussi Ă son rĂŽle dans la constitution d'une sociĂ©tĂ©. Comme le souligne Durkheim dans Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse, la religion est essentiellement une forme de lien social. En d'autres termes, la religion est ce qui lie les hommes entre eux Ă l'intĂ©rieur d'une sociĂ©tĂ© donnĂ©e. Il est nĂ©anmoins possible de souligner une lente disparition de cette forme du lien social, dans la mesure oĂč s'effectue un transfert de la religiositĂ© dans la sphĂšre privĂ©e/individuelle. Marcel Gauchet l'Ă©voque notamment dans Le DĂ©senchantement du monde 1985. Il y montre ainsi que les sociĂ©tĂ©s occidentales modernes sont sĂ©cularisĂ©es et sont donc en train de sortir de la religion. En effet, le phĂ©nomĂšne religieux relĂšve de plus en plus d'un choix individuel, tandis que la sociĂ©tĂ© tend Ă se structurer en dehors de toute rĂ©fĂ©rence Ă une communautĂ© religieuse. CUne rĂ©ponse Ă la duretĂ© de la vie Il est enfin possible de suggĂ©rer que la religion constitue une rĂ©ponse Ă la duretĂ© des conditions d'existence. C'est ce que veut dire Karl Marx, lorsqu'il Ă©nonce que la religion est l'opium du peuple ». En effet, la religion naĂźt dans un contexte de misĂšre matĂ©rielle, d'incapacitĂ© Ă maĂźtriser les conditions d'existence. La religion fonctionnerait ainsi comme une drogue, car en prĂ©tendant dĂ©livrer l'homme de la sensation de souffrance, en lui promettant une vie meilleure aprĂšs la mort, elle lui donne de l'espoir. Or, elle ne le dĂ©livre pas des causes rĂ©elles de sa souffrance au contraire, elle le maintient dans l'inaction et l'empĂȘche ainsi de se rĂ©volter contre une situation inacceptable. Elle sert de bonheur illusoire du peuple » afin de consoler les hommes de la misĂšre rĂ©elle. La religion se rĂ©vĂšle ĂȘtre surtout, selon Marx, l'instrument utilisĂ© par la classe dominante pour endormir » les prolĂ©taires en leur faisant croire Ă l'avĂšnement d'un monde meilleur, dans un au-delĂ imaginaire. La religion est la thĂ©orie universelle de ce monde, sa somme encyclopĂ©dique, sa logique sous forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complĂ©ment solennel, le fondement universel de sa consolation et de sa justification. »Contribution Ă la critique de la philosophie du droit de HegelLa religion prĂ©tend justifier l'existence du monde tel qu'il est en renvoyant le bonheur Ă la vie aprĂšs la mort.
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Info. personnage CitĂ© du vin et de la poĂ©sie, Mondstadt est le foyer dâune activitĂ© vinicole rĂ©putĂ©e Ă travers tout Teyvat. Diluc, le propriĂ©taire du Domaine de lâAurore, a la main mise sur la moitiĂ© de lâindustrie du vin de Mondstadt. Il bĂ©nĂ©ficie ainsi non seulement de confortables rentrĂ©es dâargent, mais Ă©galement dâun rĂ©seau dâinformations consĂ©quent via les discussions des clients. Le jeune homme est en quelque sorte le roi sans couronne de Mondstadt. Histoire du personnage 1 DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 2 Le parfum de vin est toujours prĂ©sent dans lâair Ă Mondstadt ; celui qui le suit arrive inĂ©vitablement au Domaine de lâAurore tenu par Diluc. En dessous du nom du Domaine gravĂ© sur une plaque en bois est inscrit la devise suivant "Toujours authentique." La plupart des Mondstadtois pensent que la devise sâapplique Ă lâalcool produit par le Domaine, signifiant par lĂ quâil reste Ă©laborĂ© dans le souci de la tradition. Les chevaliers de lâOrdre de Favonius, plus pragmatiques, estiment gĂ©nĂ©ralement que la devise fait allusion Ă la longue histoire de support mutuel liant le Domaine de lâAurore Ă la citĂ©. Le Domaine de lâAurore organise de temps Ă autre de somptueuses fĂȘtes, durant lesquelles on voit de nombreux pĂšres venus prĂ©senter leurs filles au jeune maĂźtre cĂ©libataire de Domaine. Ceci est toujours source dâamusement pour les autres invitĂ©s, qui commentent la chose de la maniĂšre suivante "Mieux vaut que maĂźtre Diluc reste mariĂ© Ă son Domaine ; le vin y est tellement bon !" Diluc sait gĂ©rer nâimporte quelle situation de maniĂšre impeccable ; lâhomme est un gentleman sous toutes ses coutures. Histoire du personnage 2 DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 3 Diluc nâaime pas parler du passĂ©. "Si seulement Diluc faisait encore partie de lâOrdreâŠ" Ainsi parlent souvent les plus anciens des chevaliers aprĂšs quelques verres. Les Ă©vĂ©nements auxquels ils font mention remontent Ă un passĂ© lointain, Ă lâĂ©poque oĂč le pĂšre de Diluc, maĂźtre Crepus, lâancien propriĂ©taire du Domaine de lâAurore, souhaitait que son fils devienne le plus estimĂ© des chevaliers de la CitĂ© de la LibertĂ©. ConformĂ©ment Ă la volontĂ© de son pĂšre, Diluc suivit un entraĂźnement rigoureux faisant honneur au nom des Ragnvindr. Il passa ensuite les Ă©preuves rĂ©servĂ©s aux chevaliers de lâOrdre, Ă la suite de quoi il prĂȘta serment et rejoignit leurs rangs. Il fut rapidement promu et devint le plus jeune capitaine de cavalerie de lâhistoire de lâOrdre. Ses missions et patrouilles firent bientĂŽt de lui un visage familier Ă Mondstadt. Diluc Ă©tait capable de garder le sang-froid du chevalier et une passion infaillible quelle que soit la mission quâon lui avait confiĂ©e. Peu importe la difficultĂ© du challenge lui faisant face, le courage de Diluc le portait toujours aux premiĂšres lignes, le soutien et les Ă©loges de ses camarades le poussant Ă repousser ses limites. Mais lâĂ©loge le plus cher Ă son cĆur Ă©tait le suivant "Beau travail ; ça câest mon fils." Les mots de son pĂšre Ă©taient sa principale source de motivation, et brĂ»laient tel un feu inextinguible en lui. Diluc Ă©tait alors si jeune⊠Histoire du personnage 3 DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 4 "Il suffit dâune seconde pour quâune vie bascule." Le jour oĂč son pĂšre prononça ces paroles fut aussi le dernier jour de la vie de chevalier de Diluc. Ce fut le jour oĂč un monstre terrifiant attaqua le convoi dont lui et son pĂšre faisaient partie. Diluc nâeut pas le temps dâenvoyer chercher de lâaide ; le monstre Ă©tait plus puissant que nâimporte quelle crĂ©ature rencontrĂ©e jusquâici par le jeune capitaine, et eut rapidement le dessus. Diluc nâaurait jamais pu deviner lâissue du combat son pĂšre, qui nâavait jamais pu rejoindre lâOrdre et que les dieux ignoraient vint Ă bout du monstre Ă lâaide dâun pouvoir malĂ©fique inconnu ; mais il en fut Ă©galement victime, trĂ©passant peu aprĂšs dans les bras de son fils. Le cĆur lourd, Diluc rentra au quartier gĂ©nĂ©ral de lâOrdre, pour y recevoir un ordre stupĂ©fiant de lâinspecteur Eroch "La vĂ©ritĂ© doit ĂȘtre cachĂ©e." Ce dernier dans le souci de prĂ©server la rĂ©putation des chevaliers aux yeux du public, insista pour que lâĂ©vĂ©nement soit dĂ©crit comme un simple accident infortunĂ©. La requĂȘte Ă©tait tellement outrageante que Diluc ne prit pas la peine de la discuter. Son pĂšre lui avait dit autrefois que le monde ne tournait jamais le dos Ă celui qui a la foi. Mais voilĂ que les chevaliers de lâOrdre piĂ©tinaient allĂšgrement sa foi. Diluc ne pouvait sâempĂȘcher de se demander ce quâavait pensĂ© son pĂšre sur le sujet lors de ses derniers instants. Le jeune homme quitta lâOrdre le jour mĂȘme, laissant tout derriĂšre lui, mĂȘme son Ćil divin. Il jura de trouver la source du pouvoir malĂ©fique ayant mis fin aux jours de son pĂšre, et de venger sa mort. Histoire du personnage 4 DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 5 AprĂšs avoir renoncĂ© Ă son Ćil divin, Diluc confia la gestion du Domaine de lâAurore Ă la responsable des servantes, et quitta Mondstadt. Il parcourut les Septs Nations de Teyvat Ă la recherche de la vĂ©ritĂ©. Toutes ses pistes pointaient dans la mĂȘme direction une organisation tentaculaire, les Fatui. Il apprit ainsi que lâorganisation avait rĂ©ussi Ă contrefaire des yeux divins ; les contrefaçons ainsi obtenues Ă©taient appelĂ©es "yeux malĂ©fiques". Ce type dâĆil permettait dâamplifier Ă lâextrĂȘme le pouvoir de son possesseur, mais prĂ©sentait aussi le risque de se retourner contre celui-ci. CâĂ©tait ceci qui avait causĂ© la mort de son pĂšre. Son pĂšre avait-il acquis un tel objet sacrilĂšge dans le but de lâutiliser pour faire le bien ? Diluc savait que probablement jamais il ne connaĂźtrait la rĂ©ponse de cette question ; mais cela ne lâempĂȘcha pas de poursuivre sa quĂȘte de vĂ©ritĂ©. Tel lâaigle partant en chasse, la dĂ©termination lâhabitait, et aucune Ă©preuve ne semblait pouvoir lâarrĂȘter. Sa volontĂ© ne faillit point, semblable Ă quelque vent sacrĂ© venant lever les brumes du mystĂšre. CachĂ©s dans lâombre, les Onze ExĂ©cuteurs, dirigeants des Fatui, suivaient ses progrĂšs avec attention. Ă plusieurs reprises son avancĂ©e lâavait amenĂ© Ă dĂ©truire plusieurs bastions de lâorganisation, et les Onze durent intervenir. Diluc Ă©chappa de peu Ă la mort de leurs mains grĂące Ă lâintervention dâun observateur venant des pays du nord, faisant partie dâun vaste rĂ©seau de renseignement. Celui-ci lui apprit lâavoir suivi pendant un certain temps et approuver ses mĂ©thodes. Dâavoir ainsi frĂŽlĂ© la mort poussa Diluc Ă lâintrospection et Ă remettre en question son passĂ© et la colĂšre qui lâavait habitĂ© depuis si longtemps. Conscient quâil avait encore Ă apprendre, il dĂ©cida de rejoindre le rĂ©seau souterrain. Tout comme lorsquâil avait rejoint lâOrdre de Favonius, Diluc se plongea corps et Ăąme dans son travail, et son talent lui valut de grimper les Ă©chelons au sein de lâorganisation. Celle-ci Ă©tait composĂ©e de volontaires, et nombreux Ă©taient ceux qui avaient abandonnĂ© une excellente situation pour la rejoindre, quand ce nâĂ©tait pas leur nom. Travailler aux cĂŽtĂ©s de ces nouveaux compagnons lui permettrait-il de recouvrer la foi quâil avait perdue suite Ă la mort de son pĂšre ? Histoire du personnage 5 DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 6 "Toujours authentique." L'origine de cette devise est contestĂ©e, mais pour Diluc, son sens est on ne peut plus clair. "Le mal ne peut rester impuni. Ne te contente jamais de la mĂ©diocritĂ© ; le jour finit toujours par se lever." Le voyage solitaire de Diluc dura plus de trois ans, et câest un jeune homme ayant mĂ»ri qui revint lors de la quatriĂšme annĂ©e Ă Mondstadt pour reprendre les affaires de sa famille, et devenir le nouveau patron du Domaine de lâAurore. Au cours des quatre annĂ©es passĂ©s, la traĂźtrise de lâinspecteur Eroch avait Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, et lâhomme avait Ă©tĂ© banni des chevaliers de lâOrdre. Le Grand MaĂźtre de lâOrdre, Varka, parti menĂ© une expĂ©dition loin de la citĂ©, avait Ă©tĂ© remplacĂ© par une jeune femme au nom de Jean, qui occupait Ă prĂ©sent le poste de Grande MaĂźtresse supplĂ©ante. Le retour du propriĂ©taire du Domaine de lâAurore aurait en thĂ©orie dĂ» ĂȘtre un Ă©vĂ©nement Ă Mondstadt, mais passa presque inaperçu. Toute la citĂ© avait son attention portĂ©e sur un mystĂ©rieux "Gardien de Mondstadt". On en savait peu Ă son sujet. Une lĂ©gĂšre odeur de brĂ»lĂ© lâaccompagnait, et un Ă©clair de flammes rougeoyantes avait Ă plusieurs reprises rĂ©vĂ©lĂ© sa silhouette avant quâelle ne disparaisse aussitĂŽt dans les tĂ©nĂšbres de la nuit. Les monstres qui depuis longtemps posaient problĂšme aux environs de Mondstadt gisaient Ă prĂ©sent sans vie Ă la sortie de la citĂ©. Les bandits les plus recherchĂ©s de la ville furent dĂ©couverts ligotĂ©s et suspendus par les pieds Ă la statue de la grande-place. Les chevaliers de lâOrdre, qui sâĂ©taient rĂ©unis pour en finir une bonne fois pour toute avec un Mage de lâAbĂźme responsable de nombre de crimes dans la citĂ©, le trouvĂšrent Ă leur grande surprise mort Ă leur arrivĂ©e⊠La nouvelle quâun ange-gardien protĂ©geait Mondstadt, sujet prĂ©fĂ©rĂ© des conversations avinĂ©es, se rĂ©pandit comme une traĂźnĂ©e de poudre Ă travers la ville. On lui a mĂȘme rĂ©cemment donnĂ© un surnom le "HĂ©ros de la Nuit". Au yeux des autres, il semble que Diluc ne porte guĂšre le fameux hĂ©ros dans son cĆur ; il fronce les sourcils en une expression dâaversion Ă chaque fois que le nom lui parvient aux oreilles. Elzer, de l'Association des entreprises du vin, est sans doute l'une des trĂšs rares personnes Ă savoir pourquoi, depuis qu'il a posĂ© la question suivante Ă Diluc "Vous jouez la comĂ©die pour Ă©viter que les chevaliers de l'Ordre ne dĂ©couvrent de qui il s'agit et que son identitĂ© ne soit rĂ©vĂ©lĂ©e ?" Ă quoi Diluc rĂ©pondit simplement, les sourcils toujours froncĂ©s "C'est un surnom tellement stupide." Cidre du Domaine de lâAurore DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 4 Diluc a beau tenir lâindustrie du vin entre ses mains, il nâen est pas pour autant amateur dâalcool. Ă sa demande, le Domaine de lâAurore a mis au point diffĂ©rents breuvages non alcoolisĂ©s, initiative qui fut saluĂ©e par tous les habitants de Mondstadt qui pour une raison ou une autre ne peuvent boire dâalcool, mais aiment malgrĂ© tout siroter quelque chose de temps en temps. Parmis ces boissons figure en haut de la liste le cidre de pomme, dont la production mensuelle est presque Ă©gale Ă celle du vin de dent-de-lion. Pour certains, son succĂšs est dĂ» aux exigences de Diluc en matiĂšre de goĂ»t et de qualitĂ©, que lâon ne voit jamais boire autre chose que des boissons dĂ©licates et onĂ©reuses. Pour dâautres, la raison de lâinvention dâun tel breuvage rĂ©side dans le fait que tout alcool est un rappel douloureux de son pĂšre dĂ©cĂ©dĂ©. Lorsquâon le presse, Diluc rĂ©pond toujours que lâalcool lui fait tourner la tĂȘte, et lâempĂȘche de travailler correctement. Mais la question demeure pourquoi le propriĂ©taire dâun domaine vinicole a-t-il besoin de garder les idĂ©es claires Ă toute heure du jour et de la nuit ?⊠Ćil divin DĂ©bloquĂ© au Niv. d'affinitĂ© 6 MaĂźtre Crepus eut deux grands regrets dans la vie ne pas avoir rĂ©ussi Ă devenir chevalier, et n'avoir jamais obtenu d'Ćil divin. Lorsque Diluc reçut le sien, il pensa tout de suite qu'il s'agissait d'un signe des dieux venant cautionner l'idĂ©al qu'il partageait avec son pĂšre. Enfin, il allait pouvoir faire honneur aux attentes de ce dernier. Ă peine quelques annĂ©es plus tard mourrait maĂźtre Crepus. La flamme d'idĂ©al et d'espoir qui brĂ»lait dans l'artĂ©fact de Diluc mourut elle aussi, emportĂ©e le soir de ce jour fatidique par la pluie qui tombait en trombes sur Mondstadt. Aussi gĂ©nĂ©reuse et charitable que pĂ»t se montrer une personne, la mort ne faisait de cadeau Ă personne, et pouvait survenir sans avertissement. Une vie dĂ©diĂ©e Ă la justice prenait donc fin ainsi, et... rien d'autre ? Les deux rĂȘves de son pĂšre, ĂȘtre dĂ©tenteur d'un Ćil divin et faire partie des chevaliers de l'Ordre, paraissaient Ă prĂ©sent aussi inutiles l'un que l'autre aux yeux de Diluc. Si possĂ©der l'artĂ©fact ne permettait mĂȘme pas de protĂ©ger les personnes les plus chĂšres Ă son cĆur, alors Ă quoi bon ? Et c'est ainsi que Diluc abandonna l'un comme l'autre. Lorsque le jeune homme rĂ©alisa la futilitĂ© et la fragilitĂ© de sa propre existence, son artĂ©fact devint un poids, pas plus utile Ă ses yeux qu'un Ćil malĂ©fique. Seules lui importaient dorĂ©navant les flammes capables de brĂ»ler plus fort que toutes autres, et la dĂ©termination qui l'habitait Ă prĂ©sent. Car seules les flammes seraient capables de venir Ă bout de la glace immobilisant la main de la justice, et seule une dĂ©termination inĂ©branlable pourrait guider sa poursuite de la vĂ©ritĂ©. Lorsque Diluc rentra Ă Mondstadt, des annĂ©es plus tard, son Ćil divin l'accompagnait Ă nouveau. Les annĂ©es d'entraĂźnement et d'adversitĂ© avaient chassĂ© dĂ©finitivement toute trace d'insouciance et d'innocence chez le jeune homme, et l'avaient changĂ© en un hĂ©ros capable de faire Ă nouveau honneur Ă l'hĂ©ritage de son pĂšre. Depuis, il parcourt la citĂ© Ă la nuit tombĂ©e, combattant pour Mondstadt. Il ne parle jamais de son passĂ©, pas plus qu'il ne le renie. Pour l'Ăąme perdue, peut-ĂȘtre que l'Ćil divin est tel un don des dieux, une lumiĂšre les guidant dans les tĂ©nĂšbres. Mais pour celui qui avance avec dĂ©termination, l'Ćil divin n'est que le prolongement de sa propre force, le moyen de canaliser sa propre puissance. Un tribut aux expĂ©riences qui ont fait de lui la personne qu'il est devenue, et un tĂ©moignage de l'existence qu'il a parcourue.
Selonla foi chrĂ©tienne, affirmer une rĂ©surrection du corps, c'est maintenir une forme de continuitĂ© Ă travers la discontinuitĂ© radicale entre corps mortel et corps ressuscitĂ©. Cette continuitĂ© concerne le corps humain en tant qu'il est humain, en tant qu'il a Ă©tĂ© insĂ©parable de notre condition humaine et qu'il est la rĂ©capitulation de toute une histoire et l'expression d'uneLhistoire fait question Ă la foi et la stimule. La foi chrĂ©tienne proclame que JĂ©sus est le Fils de Dieu. Mais lâhistoire montre, apparemment, que JĂ©sus nâa pas eu la prĂ©occupation de sâaffirmer tel. Bien plus, Ă ses origines, la prĂ©dication chrĂ©tienne paraĂźt nĂ©gliger, au profit dâautres insistances, cette affirmation de foi Ă nos yeux si centrale. Et qui est en tout cas
En avril 1915, six mois Ă peine aprĂšs le dĂ©but de la guerre, Freud Ă©crit et prononce Ă la Bânai Brith, la loge oĂč il Ă©tait membre, les deux confĂ©rences connues sous le titre "ConsidĂ©rations actuelles sur le guerre et la mort". Dans la seconde 1, lui, qui nâavait pas pu ne pas reconnaĂźtre, au tout dĂ©but, lors de la dĂ©claration de guerre, quâil penchait pour les pays de langue allemande, Ă©crivait maintenant que cette guerre avait produit une "perturbation de notre relation Ă la mort ...". [Car, dit-il] ⊠"cette relation nâĂ©tait pas sincĂšre kein aufrichtiges . Nous Ă©tions [avant la guerre] naturellement prĂȘts Ă soutenir que la mort est lâissue nĂ©cessaire de toute vie, que chacun est redevable dâune mort Ă la Nature et doit ĂȘtre prĂȘt Ă payer cette dette, bref que la mort est naturelle, indĂ©niable unableugbar et inĂ©vitable" 2. Or, il faut bien reconnaĂźtre que Freud parle ici, dans le second des essais, non pas de lâhorreur que la guerre a suscitĂ©e en lui, du spectacle insupportable dâune mort devenue quotidienne et omniprĂ©sente, ni de la peur angoissĂ©e des nouvelles du front, oĂč il a deux enfants. Mais bien plutĂŽt, il Ă©crit Ă la faveur de ce changement brutal et inattendu du dĂ©cor de la vie de tous les jours, et de la commotion profonde que cela produit, et il dĂ©couvre en lui-mĂȘme, soit, dans la structure inconsciente, une couche inanalysĂ©e, une strate inentamĂ©e jusque alors, qui dĂ©mentit ce quâil pensait, ou presque, et le déçoit, lui qui avait cru soutenir fermement festgehaltenenVerhĂ€ltnisses son rapport Ă la Mort. Ainsi, les mots utilisĂ©s pour introduire son propos sont-ils abrupts Ă souhait "nous Ă©prouvons le sentiment dâ ĂȘtre si Ă©trangers dans ce monde, jadis si beau et intime "⊠daĂ wir uns so befremdet fĂŒhlen in dieser einst so schönen und trauten Welt" 3. En rĂ©alitĂ© âexplique-t-ilâ, nous avions une tendance Ă mettre la mort Ă lâĂ©cart "beiseite zu schieben", Ă lâĂ©liminer de la vie. Nous nous sommes cru, jusquâici, prĂȘts Ă payer cette dette, incontestable "unableugbar" 4. Mais, si cela nâa pas Ă©tĂ© toujours le cas, câest que "notre propre mort ne nous est pas reprĂ©sentable" "unvorstellbar ". Cette relation Ă la mort, la nĂŽtre, est cependant rudement efficace "hat aber eine starke Wirkung" sur notre vie. Qui sâappauvrit, et perd de son intĂ©rĂȘt, lorsque, dans les jeux de la vie il nâest pas permis "nicht gewagt werden darf" dâoser lâenjeu le plus haut "der höchste Einsatz", prĂ©cisĂ©ment la vie elle-mĂȘme 5. Le penchant Ă exclure la mort des comptes de la vie a pour consĂ©quence bien dâautres renoncements et exclusions. Autrement dit, la mort est en dehors des comptes de la vie, elle est en dehors de nos petits comptes Ă©triquĂ©s, elle est le hors compte comme tel, ce qui permet quâĂ cĂŽtĂ©, ça compte, mĂȘme petitement. MĂȘme si, Ă force de ne pas la compter, le plaisir que nous tirons de ce qui compte sâamenuise, au point de ne plus en ĂȘtre vraiment digne, comme si ce qui a Ă©tĂ©, de prime abord et une fois pour toutes exclu du compte, prenait Ă lui seul, derriĂšre le rideau, toute la valeur, mais sans que celle-ci nous soit reprĂ©sentable. Parce quâelle est ce sans quoi rien ne compte. Finalement, Freud, en bon comptable, nous signale, simplement, que ce sur quoi lâ on compte, ce qui est inscrit sur la colonne "Avoir", depuis le tout dĂ©but, ne peut pas ne pas avoir son correspondant sur la colonne "Doit". Toute la question, finalement, se rĂ©sumant au statut que nous donnons Ă cette simple ligne verticale, Ă cette barre qui les sĂ©pare, lâun de lâautre, Ă lâĂ©cart et Ă la nature de lâĂ©cart mis entre les deux. Comme si nous ne voulions pas savoir quelque chose qui nous semblerait, si elle nous Ă©tait dite, soudainement incontestable, unableugbar, ne songeant pas Ă la dĂ©savouer, quoique lâon restĂąt un petit instant dĂ©concertĂ©s que la mise du dĂ©but, Ă©tant tout dâabord celle de lâAutre 6, est Ă©crite deux fois, comme sur toute Ă©criture comptable. Une fois accompagnĂ©e dâun signe +, l âautre dâun signe â. Ne serait-ce donc pas Ă partir de ceci que lâon pourrait lire la phrase avec laquelle se clĂŽt "Le Moi et le Ăa" "la mort est un concept abstrait au contenu nĂ©gatif, pour lequel on ne saurait trouver une correspondance inconsciente ?» 7. Si lâInconscient est le comptable, sourcilleux voire tatillon de notre vie, sâ il est celui qui dresse de façon minutieuse la liste exhaustive des bons et des mauvais points, des prix payĂ©s et Ă payer, nâest-ce pas parce quâil est lui-mĂȘme en correspondance avec lâautre cĂŽtĂ© de la barre verticale, lĂ oĂč est inscrit pour toujours et au-delĂ de chacun, le chiffre en nĂ©gatif de notre dette originaire ? Nous savons, grĂące Ă Freud, que la structure de discours de lâInconscient ce qui le fait sprechend, parlant repose sur la non-inscription de notre propre mort 8, comme reprĂ©sentation inconsciente. Ce qui permet de poser comme pertinente la relation rĂ©ciproque le concept abstrait au contenu nĂ©gatif, incontestable et donc dĂ©savouĂ© de notre propre mort, a comme correspondant "ent/sprechend" lâInconscient comme tel. Ne pouvant remplir par lâexpĂ©rience ce concept abstrait ou formel âcar vivre notre propre mort ne nous est pas donnĂ©â câest seulement en lui donnant un contenu nĂ©gatif 9 que nous arrivons, sans nous la reprĂ©senter, Ă penser autour de la mort. Contenu nĂ©gatif voulant dire simple suppression, ou privation, de la vie. Câest cette impossibilitĂ© mĂȘme de pouvoir ĂȘtre rempli par lâexpĂ©rience qui fera que seul lâInconscient 10 sera Ă mĂȘme de venir border de reprĂ©sentable ce trou auquel aucune expĂ©rience ne permet dâaccĂ©der. Lacan versus Freud ? Que le lecteur nous permette de faire un saut dâun bon demi siĂšcle, pour aller Ă©couter un des retentissements de cet essai de Freud. En 1972, lors dâune confĂ©rence Ă lâUniversitĂ© de Louvain, Lacan 11 ouvrit son propos en assenant Ă son auditoire "la mortâŠest du domaine de la foi ⊠vous avez bien raison de croire que vous allez mourir ⊠ça vous soutient ⊠si vous nây croyiez pas, est-ce que lâon pourrait la supporter, la vie ? ⊠solidement appuyĂ©s sur cette certitude ⊠nĂ©anmoins ce nâest quâun acte de foi ⊠on nâen est pas sĂ»r ⊠Parce que⊠est-ce quâil nây en aurait pas un qui vivrait cent cinquante ans ? ⊠Câest lĂ que la foi reprend sa force âŠ". En lisant ou en entendant ces propos, aucun lecteur auditeur ne pourra que subir un soubresaut, car viendra aussitĂŽt Ă sa mĂ©moire une phrase de Freud que nous avons jusquâici sciemment omis de citer, extraite de la confĂ©rence que nous examinions plus haut. Phrase qui rĂ©sonne "personne, au fond ne croit Ă sa propre mort "Im Grunde, glaube niemand an seinen eigenen Tod" ou, ce qui revient au mĂȘme, dans lâInconscient chacun de nous est persuadĂ© de son immortalitĂ© ". Il est clair que Lacan a tournĂ© son propos pour nous dĂ©concerter, et nous pouvons mĂȘme ĂȘtre assaillis par le doute. Lacan estâil en train de sâopposer Ă Freud, sur un sujet qui relĂšve du noyau de la psychanalyse, et si oui, pourquoi ? Tout dâabord, Lacan place la question de la mort dans lâordre du discours "domaine de la foi" fait ici rĂ©fĂ©rence aux religions monothĂ©istes, et en particulier au christianisme. Son Ă©nonciation Ă©tant, ce qui est audible, parfaitement ironique. Tout de suite aprĂšs, il glisse de foiâ Ă croyanceâ, passant de ce qui sâadresse Ă lâAutre âla foi, la fidelitasââ, Ă ce qui reste du cĂŽtĂ© du sujet âla croyanceâ. Croyance en la propre mort, qui permet de supporter la vie. Mais, sans crier gare!, Lacan introduit un mot bien freudien, bien que peu usitĂ©, certitudeâ, GewiĂheitâ, pour passer tout de suite aprĂšs Ă un autre mot, acte de foiâ, et retomber mollement dans lâincertitude, on nâen est pas sĂ»râ, et avec un petit redressement de la tĂȘte, la foi de nouveau fait sa rentrĂ©e. Il est des couples de mots qui vont toujours ensemble, par exemple, croireâ/ on nâen est pas sĂ»râ. Leur lien Ă©tant, incontestablement⊠le dĂ©saveu. "Ce que je crois, que je vais mourir, eh ben, est-ce quâil nây en aurait pas un qui⊠?, enfin, je nâen suis pas sĂ»r". Le sujet ne peut maintenir sa certitude 12, ne peut guĂšre sây appuyer solidement, sauf dans la psychose, oĂč elle existe mais avec un statut autre. Aussi bien, le rapport interne au couple foi/croyance âqui nâexiste pas comme tel en allemand, les deux mots français Ă©tant reprĂ©sentĂ©s par un seul, Glauben â estâil dressĂ© par le fonctionnement du dĂ©saveu, ou du dĂ©menti. Telle est, croyons-nous, la raison de lâintroduction dâun signifiant nouveau, acte de foi, venant Ă la place de ce que la certitude ne peut maintenir dans le temps un franchissement permanent de la barre de division qui sĂ©pare lâ"Avoir" du "Doit" de nos comptes avec la vie. Acte de foi qui semblerait ĂȘtre la meilleure traduction que Lacan ait trouvĂ©e pour la devise freudienne "Croire Ă lâInconscient". Impossible de façon permanente. Ainsi, ce double rapport dâincroyance sur ce que lâon sait, et dâincertitude sur ce que lâon croit, placeâtâil la mort Ă un lieu privilĂ©giĂ© aussi bien dans la topique freudienne, que dans la logique de Lacan. Cette reconnaissance dĂ©savouĂ©e qui est le privilĂšge de la mort âpropreâ, lui donne une parentĂ© structurale avec la diffĂ©rence des sexes et la castration, mais aussi avec la trace Ă©nigmatique du pĂšre mort. Ici, sur ce site introuvable prend naissance dans le parcours de lâĆuvre de Freud un nouage Ă la fois invisible et encordĂ© au fil rouge, qui, passant par lâidentification primordiale, aura son aboutissement dans le travail sur lâIchspaltung, sur la division du moi. Aussi, câest ici mĂȘme, sur lâirreprĂ©sentable de notre propre mort, quâil faut chercher lâargument logique Ă lâorigine du sĂ©isme qui a Ă©branlĂ© la topique prĂ©parant, avec la trace de la mort du pĂšre, lâapparition de la pulsion de mort. Qui, du fait de la violence de son entrĂ©e en scĂšne thĂ©orique a occultĂ©e durablement les instruments mĂ©tapsychologiques prĂ©parant son avĂšnement. Il nous faudrait conclure, au moins provisoirement, que sauf par la surprise Ă©ristique, Lacan ne sâoppose pas Ă Freud, encore quâil y introduise une certaine nouveautĂ© dans lâinterprĂ©tation du rĂȘve qui clĂŽt les "Formulations sur les deux Principes du Fonctionnement Psychique" 13, "Il Ă©tait mort⊠mais il ne le savait pas", Freud, comme on sait, intercale "selon son vĆu", fondant la psychanalyse sur le PĂšre Mort. Lacan, quant Ă lui, lira le "Il" qui commence la phrase, comme Ă©tant la seule façon quâa le sujet parlant de dĂ©signer la place dâoĂč il parle, sans toutefois jamais le reconnaĂźtre comme tel 14. Notes 1 " Notre relation Ă la mort " 2 ConsidĂ©rations actuelles sur la guerre et la mort, Essais de Psychanalyse, page 26 Payot,1981. 3 ZeitgemĂ€Ăes ĂŒber Krieg und Tod 1915, Studienausgabe, FischerVerlag, IX, page 49. Traduction lĂ©gĂšrement modifiĂ©e par rapport Ă celle de lâĂ©dition Payot, qui prĂ©fĂšre rendre befremdet comme " perdus ", au lieu dâ "Ă©trangers ". La racine "frem " est pour nous plus proche dâ Ă©trangeâ, Ă©trangerâ, dĂ©concertĂ©â, bref alienusâ . Lorsquâon se perd, il existe encore un chemin. Quand lâon se sent Ă©trange et Ă©tranger, la notion mĂȘme de cheminâ a perdu son sens. Par rapport au mot traut, que nous rendons comme " intime ", les traducteurs ont choisi familierâ, anticipant, pourquoi pas? de deux ans lâintroduction de la notion dâUnheimlichkeit, dâ "InquiĂ©tante Ă©trangetĂ© ". Câest un trĂšs bon choix, mais il se peut quâen Ă©crivant le mot traut, Freud mette lâaccent sur la perte de lâintime, qui est non seulement lâenvers du monde comme tel, mais aussi ce qui nous permet de lâinvestir. 4 Ce mot, qui signifie indĂ©niable et incontestable, est fait sur la racine leugnen, ce qui donnerait, traduit littĂ©ralement " non dĂ©savouable ". 5 ibidem, PBP, SA, Traduction modifiĂ©e. 6 Il y a une autre mise, celle du sujet, mais celleâci lui est tout dâabord opaque. Une vie, envisagĂ©e de ce point de vue, est la lecture, faite autant dâinterprĂ©tations que dâactes, de la dette que lâon contracte aussi envers soiâmĂȘme. NĂ©anmoins, lâexpĂ©rience analytique prouve que bien des fois il sâavĂšre nĂ©cessaire, voire indispensable pour quelquâun, de recontracter une dette envers un Autre. 7 Le Moi et le Ăa, Essais de Psychanalyse, PBP, SA, III, 8 voir plus bas, note 11. 9 Il nous semble trĂšs probable quâen employant cette formule qui est devenu par la suite si connue, Freud utilisait des mots qui viennent tout droit de la philosophie de Kant, et tout particuliĂšrement de son opuscule de 1763 " Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur nĂ©gative ". OĂč il dĂ©montre la diffĂ©rence entre opposition logique et opposition rĂ©elle. Il Ă©crit, par exemple, " âŠjâappelle le dĂ©plaisir un plaisir nĂ©gatif ⊠la haine un amour nĂ©gatif ⊠toute mort une naissance nĂ©gative ", pp. 32 et 42, Vrin, Paris, 1980. 10 Dont les reprĂ©sentations sont irreprĂ©sentables. 11 Lacan parle », ConfĂ©rence Ă lâUniversitĂ© Catholique de Louvain, le 13 octobre 1972, dans le volume Lacan en Belgique, Document de travail de lâAssociation Freudienne. 12 Le sujet de lâInconscient, dans la mesure oĂč il est la certitude, il lâest, certes, mais de rien = 0. Ceci fait que le recours Ă la croyance soit un passage obligĂ©. Celleâci vient supplĂ©er ce dont la certitude ne peut avoir comme objet. 13 " Formulations sur les deux principes du fonctionnement psychique ", dans RĂ©sultats,recherches,problĂšmes, PUF, tome 1, Paris pp. Studienausgabe, III, 14 Il est impossible que quelquâ un puisse se soutenir â le temps dâun rĂȘve ? â dans la structure du langage tout en se reconnaissant Ă la place de mort, place nĂ©cessaire pour pouvoir parler, mais irrĂ©connaissable, justement, du fait de parler. Une telle sincĂ©ritĂ© aufrichtig sein ne nous est pas donnĂ©e, et nous dressons aufrichten un mur, parfois infranchissable, entre le savoir donnĂ© par lâincorporation du langage et la certitude impossible. Ou bien, faudrait-il dire, nous ne produisons pas âsuffisammentâ de savoir Ă partir de nos franchissements du cĂŽtĂ© de la certitude.Domainede la tombe Les dieux de la tombe veillent sur la frontiĂšre entre la vie et la mort. Pour ces dĂ©itĂ©s, la mort et l'au-delĂ sont une partie fondamentale du multivers. Pour eux, rĂ©sister Ă la mort ou dĂ©ranger le repos des morts est une abomination. Les dieux de la tombe incluent Kelemvor, Wee Jas, les esprits ancestraux de la cour
Archives DĂšs les premiers temps, l'autoritĂ© religieuse s'est ralliĂ©e Ă l'autoritĂ© mĂ©dicale sur le moment du passage. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Comment dĂ©finir l'heure du "grand passage" ? Dater, pour le croyant, le moment du face-Ă -face avec Dieu ? En islam, l'heure de la mort cĂ©rĂ©brale est-elle celle de la mort lĂ©gale ? Autant de questions qui se posent Ă propos de Yasser Arafat. Rien dans le Coran, ni dans les hadith propos rapportĂ©s du ProphĂšte n'Ă©claire l'autoritĂ© religieuse sur ces questions. Ni dans la jurisprudence. Mais, prĂ©cise Malek Chebel, anthropologue, dĂšs les temps les plus reculĂ©s dans l'islam, l'autoritĂ© religieuse se rallie sur ce point Ă l'autoritĂ© mĂ©dicale. Pour l'islam, il y a "mort" Ă partir du moment oĂč le mĂ©decin affirme que le malade est en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale ou de coma trĂšs avancĂ© et constate qu'il n'y a aucune rĂ©mission possible. "La mort cĂ©rĂ©brale est la mort rĂ©elle", confirment les experts interrogĂ©s par Le Monde, notamment Ă la MosquĂ©e de Paris. Cette mort ne peut ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©e. Son heure n'appartient qu'Ă Dieu. L'islam n'admet pas d'euthanasie active, ni mĂȘme les notions d'"aider Ă mourir" ou de "mourir dans la dignitĂ©". Mais l'islam ne tolĂšre pas plus que la mort soit empĂȘchĂ©e. Les pratiques d'acharnement thĂ©rapeutique ne sont pas non plus conformes Ă sa tradition. Quand la mort est constatĂ©e par le corps mĂ©dical - qui fixe donc la loi dans ce domaine - et devient officielle, l'imam, ou le proche qui assiste le mourant, prononce la shahada. La shahada - "Il n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophĂšte" - est la profession de foi de tout musulman, l'un des cinq "piliers". Elle est la derniĂšre parole que tout musulman, avant de mourir, doit prononcer, l'Ă©quivalent de l'extrĂȘme-onction catholique aujourd'hui appelĂ©e "onction des malades". Si le mourant n'est plus capable d'articuler la shahada, un majeur membre de la famille, un mĂ©decin musulman ou une autoritĂ© religieuse doit lui murmurer la shahada Ă l'oreille. La tradition veut qu'il le fasse en tenant relevĂ© l'index du mourant, grĂące auquel Dieu et ses anges reconnaĂźtront l'identitĂ© du disparu. Il vous reste de cet article Ă lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă lire ici ? Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il dâautres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant dâappareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est lâautre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.Ne pas vouloir la mort du pĂ©cheur. [P. allus. Ă Ăz. 33, 11: Dieu ne veut pas la mort du pĂ©cheur] Ătre compatissant, indulgent. Anton. ĂȘtre impitoyable, inexorable, inflexible. Je ne veux pas la mort du pĂ©cheur. Les apparences sont fĂącheuses,
â La mort est du domaine de la foi. Vous avez bien raison de croire que vous allez mourir bien sĂ»r ; ça vous soutient. Si vous nây croyez pas, est-ce que vous pourriez supporter la vie que vous avez ? Si on nâĂ©tait pas solidement appuyĂ© sur cette certitude que ça finira, est-ce que vous pourriez supporter cette histoire⊠» â â Jacques Lacan - confĂ©rence Ă Louvain - le 13 octobre 1972
AidĂ©epar le pĂšre Vincent, un prĂȘtre progressiste, Marleau parvient Ă dĂ©couvrir les liens qui existent entre la mort de la jeune Espagnole et la trĂšs charismatique MĂšre Louise Disponible en replay du 06/09/2016 au 13/09/2016 Ă 20:55. Chaine: France 3. Programme: Capitaine Marleau. Source: Les mystĂšres de la foi.
Introduction foi et raison1Quây a-t-il aprĂšs la vie ? Cette question exprime implicitement que la vie a une fin nous parlons alors de la mort. La question peut donc aussi ĂȘtre formulĂ©e en ces termes quây a-t-il aprĂšs la mort ? Au niveau scientifique, la rĂ©ponse est simple il nây a rien, sinon des traces de ce qui fut vivant. En ce qui concerne lâĂȘtre humain, la question de la mort est plus dĂ©licate Ă aborder. En effet, il y a de lâimmatĂ©riel en lâhomme selon les sensibilitĂ©s, on parlera alors dâĂąme ou dâesprit. Ce qui est de lâordre de la pensĂ©e ou de la spiritualitĂ© nâest-il que le rĂ©sultat du fonctionnement de notre chair, ou bien sâagit-il dâun lieu dâaccĂšs Ă un monde qui serait dâun autre ordre ? La science ne peut rĂ©pondre le discours, tout en restant argumentĂ©, doit alors faire intervenir ce qui est du domaine de la foi. 2Pour les chrĂ©tiens, la mort nâa pas le dernier mot. Au centre de la foi chrĂ©tienne rĂ©side lâaffirmation de la rĂ©surrection de JĂ©sus, le Christ il a vaincu la mort. Saint Paul affirme clairement que, si le Christ nâest pas ressuscitĂ©, notre foi est vaine ; nous sommes les plus Ă plaindre de tous les hommes. 1 Co 15. La mort Ă©tant vaincue, câest la vie qui continue on ne peut donc pas parler dâ aprĂšs-vie », sinon dâ aprĂšs-vie » terrestre. 3Puisque la rĂ©surrection est le pivot autour duquel tout gravite pour essayer dâenvisager quelque discours sur lâau-delĂ , cet exposĂ© lâabordera en premier. Quelques passages bibliques viendront ensuite mettre en contexte ce pivot central. Enfin seront abordĂ©es quelques conclusions logiques, issues de la rĂ©flexion et de la priĂšre des croyants ce seront quelques aspects du dogme rĂ©surrectionLes tĂ©moins initiaux4JĂ©sus est mort et a Ă©tĂ© enseveli une veille de sabbat. Les premiĂšres visites Ă sa tombe ne peuvent donc avoir lieu que le troisiĂšme jour le surlendemain de sa mort. Ce sont une ou des femmes qui arrivent les premiĂšres au tombeau. Dans la sociĂ©tĂ© de lâĂ©poque, le tĂ©moignage dâune femme ne valait pas grand-chose. Dans les procĂšs, il fallait le tĂ©moignage dâau moins deux femmes pour contrebalancer celui dâun homme. Les premiers tĂ©moins sont donc des personnes peu crĂ©dibles selon les critĂšres du moment. Cela Ă©taye la vĂ©racitĂ© de lâĂ©pisode pour deux raisons. 5Dâune part la prĂ©sence initiale de femmes est relatĂ©e dans les quatre Ă©vangiles. LâĂ©vĂ©nement est incontournable pour quâil y ait cette unanimitĂ© alors que les sources qui rĂ©coltent ces tĂ©moignages sont diverses. Dâautre part, si le rĂ©cit Ă©tait une construction littĂ©raire pour asseoir la soliditĂ© du tĂ©moignage, les auteurs auraient certainement choisi des hommes. 6Que voient ces premiers visiteurs du tombeau de JĂ©sus ? La rĂ©ponse est double. Sur le plan visuel et objectivement observable, ces femmes ou cette femme voient que la pierre qui fermait lâentrĂ©e du tombeau a Ă©tĂ© roulĂ©e. Elles voient Ă©galement un tombeau vide. Sur le plan spirituel, elles font une rencontre qui les bouleverse en profondeur. Les textes parlent dâun homme, de deux hommes, dâangesâŠCâest lĂ que lâon passe au domaine de la foi, que les mots ne peuvent jamais parfaitement dĂ©crire. Seuls ceux qui avaient la foi ont vu le ressuscitĂ©. Cette foi est nĂ©cessaire pour approcher le ressuscitĂ©, et donc une certaine vision de lâaprĂšs-vie ! 7Les textes disent mĂȘme que leur tĂ©moignage nâest pas cru. Ces paroles semblĂšrent un dĂ©lire et ils ne croyaient pas ces femmes Lc 24, 11 On met leur parole en doute. La peur est mĂȘme prĂ©sente elles nâosent pas parler. Elles ne dirent rien Ă personne car elles avaient peur Mc 16, 8. Rien ne va de soi. Lâannonce premiĂšre de la rĂ©surrection est de lâordre de la stupeur tombeau vide8La constatation est unanime le tombeau est vide le matin du troisiĂšme jour aprĂšs la mort de JĂ©sus. LâĂ©vangile de Jean 20,7 va mĂȘme jusquâĂ donner des dĂ©tails prĂ©cis Pierre voit les bandelettes posĂ©es lĂ et le linge qui avait recouvert la tĂȘte ; celui-ci nâavait pas Ă©tĂ© dĂ©posĂ© avec les bandelettes, mais il Ă©tait roulĂ© Ă part, dans un autre endroit. Pour lâapĂŽtre Jean, câest un signe qui lui donne la foi il vit et il crut. 9Une explication rationnelle est envisagĂ©e les disciples sont venus prendre le corps de JĂ©sus. LâĂ©vangĂ©liste Matthieu prĂ©cise que la pierre tombale fut scellĂ©e et quâun garde fut postĂ© Mt 27, 62-66. Et il prĂ©cise un peu plus loin 28, 13 + Vous direz ceci ses disciples sont venus de nuit et lâont dĂ©robĂ© pendant que nous dormions. ⊠Ce rĂ©cit sâest propagĂ© chez les Juifs jusquâĂ ce jour. 10Quoi quâil en soit, le fait que le tombeau soit vide reste Ă©nigmatique. Ajoutons aux rĂ©cits cet aspect le lieu de sĂ©pulture est Ă©loignĂ© de moins de cent mĂštres du lieu de lâexĂ©cution, lieu surveillĂ© et protĂ©gĂ© par les Romains. Les archĂ©ologues sâaccordent gĂ©nĂ©ralement sur ce point. Le mystĂšre apparitions11Câest Ă partir de lĂ que le domaine devient subjectif une apparition est une vision que seul le visionnaire perçoit ! Il peut aussi y avoir plusieurs visionnaires simultanĂ©s. Ce nâest pas parce que lâon entre dans le domaine de la subjectivitĂ© quâun discours cohĂ©rent nâest pas possible. Cependant, il faut prendre conscience que la narration de lâexpĂ©rience personnelle sera caduque dâune maniĂšre ou dâune autre. En effet, elle en rend compte avec un langage qui se rĂ©fĂšre Ă lâexpĂ©rience commune dâun phĂ©nomĂšne qui pourrait se rĂ©fĂ©rer aujourdâhui Ă une autre dimension comme on peut parler de la cinquiĂšme dimension. 12Les diffĂ©rents rĂ©cits auront en commun la difficultĂ© de reconnaĂźtre objectivement JĂ©sus ressuscitĂ©, doublĂ©e dâune certitude intĂ©rieure, donc subjective, pour les croyants. Les expressions ne donnent pas dans le magique ni dans lâextraordinaire, mais tentent de rendre compte de ce qui ne semble mĂȘme pas parfaitement logique Ă lâauteur. Câest ainsi que lâon a ce genre dâexpressions il se manifesta Mc 16, 12 comme ils parlaient, JĂ©sus fut prĂ©sent au milieu dâeux Lc 24, 36, il se tint au milieu dâeux Jn 20, 19 et 26. Expressions au rĂ©flexif, qui ne disent rien du comment. Elles manifestent une forme de mise en prĂ©sence difficile Ă dĂ©crire. 13On distingue deux grands lieux pour ces apparitions JĂ©rusalem et la GalilĂ©e. A JĂ©rusalem, la comprĂ©hension que lâon a du ressuscitĂ© se situe en vis-Ă -vis du temple, qui symbolise la religion vĂ©cue Ă partir de prĂ©ceptes. En GalilĂ©e, dite GalilĂ©e des nations, il sâagira davantage de la rencontre du ressuscitĂ© dans le contexte dâune rencontre spirituelle intĂ©rieure et passer au chapitre suivant14De cette approche de la rĂ©surrection, centre de la foi chrĂ©tienne, on peut retenir les points suivants pour dire quelque chose sur lâau-delĂ . 15La vision du ressuscitĂ©, câest-Ă -dire de celui qui a franchi la mort, ne va pas de soi. Elle est conditionnĂ©e Ă la foi, qui permet de percevoir la dimension spirituelle de lâhomme. Ensuite, les mots qui expriment la rencontre avec celui qui vit de ce que les chrĂ©tiens appellent la vie nouvelle, ne sont que des approximations, tant la richesse de lâĂ©vĂ©nement dĂ©passe nos limites de perception. 16Forts de cette expĂ©rience unique, celle de la rencontre avec le ressuscitĂ©, les Ă©vangĂ©listes ont, une quarantaine dâannĂ©es plus tard, mis par Ă©crit la vie de JĂ©sus. Les textes quâils ont produits ayant Ă©tĂ© Ă©crits aprĂšs la rĂ©surrection, les paroles et les actes de JĂ©sus sont donc relatĂ©s avec, dâune certaine façon, le rĂ©tro-Ă©clairage de la Ă©vangĂ©liques et paulinien17Pour essayer de percevoir quelque chose de ce qui se passe aprĂšs la mort terrestre, voici quatre passages tirĂ©s des Ă©vangiles. Ils utilisent la forme parabolique ; les deux premiers sous forme de rĂ©cit, les deux suivants sous forme de discours Ă©ventuellement dialoguĂ©. Ce genre littĂ©raire exprime des extrĂȘmes ou des absolus. Dâun cĂŽtĂ©, ce quâil faut Ă©viter. De lâautre, ce vers quoi il faut parabole du jugement18Evangile de Matthieu, 25, 31âŠ. 19 Quand le Fils de lâhomme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siĂ©gera sur son trĂŽne de gloire. Toutes les nations seront rassemblĂ©es devant lui ; il sĂ©parera les hommes les uns des autres, comme le berger sĂ©pare les brebis des boucs il placera les brebis Ă sa droite, et les boucs Ă gauche. Alors le Roi dira Ă ceux qui seront Ă sa droite Venez, les bĂ©nis de mon PĂšre, recevez en hĂ©ritage le Royaume prĂ©parĂ© pour vous depuis la fondation du monde. Car jâavais faim, et vous mâavez donnĂ© Ă manger ; jâavais soif, et vous mâavez donnĂ© Ă boire ; jâĂ©tais un Ă©tranger, et vous mâavez accueilli ; jâĂ©tais nu, et vous mâavez habillĂ© ; jâĂ©tais malade, et vous mâavez visitĂ© ; jâĂ©tais en prison, et vous ĂȘtes venus jusquâĂ moi ! » Alors les justes lui rĂ©pondront Seigneur, quand est-ce que nous tâavons vu⊠? Tu avais donc faim, et nous tâavons nourri ? Tu avais soif, et nous tâavons donnĂ© Ă boire ? tu Ă©tais un Ă©tranger, et nous tâavons accueilli ? Tu Ă©tais nu, et nous tâavons habillĂ© ? Tu Ă©tais malade ou en prison⊠Quand sommes-nous venus jusquâĂ toi ? » Et le Roi leur rĂ©pondra Amen, je vous le dis chaque fois que vous lâavez fait Ă lâun de ces plus petits de mes frĂšres, câest Ă moi que vous lâavez fait. » Alors il dira Ă ceux qui seront Ă sa gauche Allez-vous-en loin de moi ⊠chaque fois que vous ne lâavez pas fait Ă lâun de ces plus petits, câest Ă moi que vous ne lâavez pas fait. » Et ils sâen iront, ceux-ci au chĂątiment Ă©ternel, et les justes, Ă la vie Ă©ternelle. » 20DerriĂšre le genre parabolique de ce passage, quels Ă©lĂ©ments retenir pour avoir une vision de ce qui se passe dans lâau-delĂ ? Jâen retiendrai deux une correspondance et la justice. 21Il existe une correspondance entre lâau-delĂ et lâici-bas. Les actes vĂ©cus dans lâunivers terrestre ont une sorte de simultanĂ©itĂ© dans lâunivers cĂ©leste. A un acte posĂ© sur terre correspond le mĂȘme acte aux cieux. Lâauteur de lâacte ou de son omission est le mĂȘme dans les deux univers, mais celui qui subit lâacte ou son omission est nâimporte quel ĂȘtre humain sur terre alors quâil sâagit de Dieu lui-mĂȘme dans lâau-delĂ . De plus, la correspondance nâest pas une Ă©galitĂ©. Il existe une proportionnalitĂ©, une gradation plus il y a dâinjustice sur terre, plus le monde cĂ©leste en est atteint. Lâau-delĂ est ici dĂ©fini comme ayant une prĂ©fĂ©rence pour les plus dĂ©munis dâune part et pour ceux qui auront pris soin dâeux dâautre part. 22Il est donc question de justice. La vie de lâau-delĂ dâune certaine maniĂšre rĂ©pare les injustices et les situations de souffrance dâici-bas dâune part et dâautre part rĂ©compense tout ce quâil y a de positif dans les actions humaines, mais qui nâest pas obligatoirement visible. Le passage de ce monde Ă lâautre passe donc par un jugement graduĂ©. LâaprĂšs-vie terrestre selon lâEvangile est le temps ou le lieu de la rĂ©ponse Ă lâimmense aspiration de lâhumanitĂ© Ă la Luc 16, 19-3123 Il y avait un homme riche, vĂȘtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommĂ© Lazare, qui Ă©tait couvert dâulcĂšres. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lĂ©cher ses ulcĂšres. Or le pauvre mourut, et les anges lâemportĂšrent auprĂšs dâAbraham. Le riche mourut aussi, et on lâenterra. Au sĂ©jour des morts, il Ă©tait en proie Ă la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout prĂšs de lui. Alors il cria PĂšre Abraham, prends pitiĂ© de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans lâeau pour me rafraĂźchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. â Mon enfant, rĂ©pondit Abraham, rappelle-toi tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abĂźme a Ă©tĂ© Ă©tabli entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de lĂ -bas non plus, on ne traverse pas vers nous. » Le riche rĂ©pliqua Eh bien ! PĂšre, je te prie dâenvoyer Lazare dans la maison de mon pĂšre. En effet, jâai cinq frĂšres quâil leur porte son tĂ©moignage, de peur quâeux aussi ne viennent dans ce lieu de torture ! » Abraham lui dit Ils ont MoĂŻse et les ProphĂštes quâils les Ă©coutent ! â Non, pĂšre Abraham, dit-il, mais si quelquâun de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. » Abraham rĂ©pondit Sâils nâĂ©coutent pas MoĂŻse ni les ProphĂštes, quelquâun pourra bien ressusciter dâentre les morts ils ne seront pas convaincus. » 24Cette parabole repose sur un double paradoxe. Dâune part elle affirme quâun grand abĂźme sĂ©pare ceux qui sont prĂšs de Dieu et ceux qui sont Ă la torture. Dâautre part, la communication entre le sĂ©jour des morts de celui des vivants est dĂ©clarĂ©e inutile. Cela posĂ©, la parabole nous communique une conversation qui aurait justement eu lieu entre les deux cĂŽtĂ©s du sĂ©jour des morts. On voit donc bien quâil sâagit dâun artifice littĂ©raire qui nâautorise pas Ă lire ce texte Ă©vangĂ©lique de maniĂšre littĂ©rale. Il en Ă©tait de mĂȘme pour le texte prĂ©cĂ©dent. Comme prĂ©cĂ©demment aussi, lâau-delĂ est prĂ©sentĂ© comme un lieu de justice en donnant des exemples que tout oppose. 25La diffĂ©rence fondamentale entre ces deux reprĂ©sentations de lâau-delĂ est la suivante. Dans le texte de Matthieu, il nây avait aucune rĂ©fĂ©rence Ă la religion les actes posĂ©s Ă©taient les seuls critĂšres. Dans le texte de Luc, les personnages et les rĂ©fĂ©rences appartiennent clairement au monde de la religion. Tout dâabord Abraham câest lui qui accueille les dĂ©funts en son sein », en tant que pĂšre des croyants. Ensuite, quand il donne en rĂ©fĂ©rence MoĂŻse et les ProphĂštes, il utilise une expression qui dĂ©signe en fait lâensemble de la Bible Ă laquelle il fait un devoir de se rĂ©fĂ©rer. 26Lâau-delĂ nâest pas prĂ©sentĂ© comme un monde religieux. Cependant, la religion donne des Ă©lĂ©ments qui permettent dây accĂ©der dans les meilleures conditions. Elle est mĂȘme prĂ©sentĂ©e comme ce qui donne tous les Ă©lĂ©ments dâaccĂšs. Mais, ici-bas, elle est prĂ©sentĂ©e comme un moyen quâil faut prendre au sĂ©rieux, non pas dans sa forme, son cĂŽtĂ© rĂ©seau, mais dans son fond la recherche de lâamour et de la pain de vie Jn 6, 35 ⊠5927JĂ©sus disait Ă ses disciples Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient Ă moi nâaura jamais faim ; celui qui croit en moi nâaura jamais soif. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel si quelquâun mange de ce pain, il vivra Ă©ternellement. Le pain que je donnerai, câest ma chair, donnĂ©e pour la vie du monde. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie Ă©ternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. VoilĂ ce que JĂ©sus a dit, alors quâil enseignait Ă la synagogue de CapharnaĂŒm. 28Quâil y ait un lien entre le monde de Dieu et celui des hommes, toutes les religions lâattestent. Cependant, la diffĂ©rence entre ces deux mondes est telle quâune comparaison directe nâest pas possible. Le procĂ©dĂ© que JĂ©sus utilise ici est lâanalogie ; il parle de chair et de nourriture. 29Cela sâappuie sur une certaine vision de lâHomme. Dans le premier chapitre du livre de la GenĂšse, lâauteur dit que Dieu fit lâhomme Ă son image ; ce qui le diffĂ©rencie de toutes les autres crĂ©atures. Le second chapitre dira la mĂȘme chose en dâautres termes lâhomme est la seule crĂ©ature qui est animĂ©e par le souffle de Dieu lui-mĂȘme. On peut donc dire que, dâune certaine maniĂšre, lâhomme est Ă la fois terrestre et cĂ©leste, matĂ©riel et spirituel. 30Sâil existe une nourriture matĂ©rielle pour ce monde, il existe une nourriture spirituelle pour lâau-delĂ câest le Christ lui-mĂȘme, ce qui oblige donc Ă penser lâau-delĂ avec dâautres paradigmes que ceux de lâ les morts ressuscitent-ils 1 Co 15 ?31FrĂšres, 32Je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncĂ©e cet Ăvangile, vous lâavez reçu et vous y restez attachĂ©s. 33Lâun de vous peut demander Comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? » RĂ©flĂ©chis donc ! Quand tu sĂšmes une graine, elle ne peut pas donner vie sans mourir dâabord ; et tu ne sĂšmes pas le corps de la plante qui va pousser, tu sĂšmes une graine tout nue du blĂ© ou autre chose. Et Dieu lui donne un corps comme il le veut Ă chaque semence un corps particulier. 34Il en sera de mĂȘme quand les morts ressusciteront. Ce qui est semĂ© dans la terre est pĂ©rissable, ce qui ressuscite est impĂ©rissable ; ce qui est semĂ© nâa plus de valeur, ce qui ressuscite est plein de gloire ; ce qui est semĂ© est faible, ce qui ressuscite est puissant ; ce qui est semĂ© est un corps humain, ce qui ressuscite est un corps spirituel ; puisquâil existe un corps humain, il existe aussi un corps spirituel. 35De mĂȘme que nous sommes Ă lâimage de celui qui est pĂ©tri de terre, de mĂȘme nous serons Ă lâimage de celui qui vient du ciel. 36Paul est le premier auteur chrĂ©tien Ă mettre en mots une rĂ©flexion sur la rĂ©surrection. Jusque lĂ , les tĂ©moignages avaient Ă©tĂ© gardĂ©s et transmis, mais une vĂ©ritable rĂ©flexion sur le sujet nâavait pas commencĂ©. Saint Paul sây voit contraint par toutes les questions qui lui parviennent. 37Le questionnement des premiers chrĂ©tiens est exactement le mĂȘme que le nĂŽtre aujourdâhui quây a-t-il de lâautre cĂŽtĂ©, comment se le reprĂ©senter ? La rĂ©ponse ne peut ĂȘtre quâune analogie, une comparaison. Mais aussi, cette rĂ©ponse est situĂ©e dans le temps. Elle dĂ©pend de la vision de lâHomme quâa la sociĂ©tĂ© qui pose cette question. En deux mille ans, la vision sur lâĂȘtre humain sâest diversifiĂ©e au fur et Ă mesure des dĂ©couvertes de cultures diffĂ©rentes ainsi que de lâĂ©volution des sciences en gĂ©nĂ©ral, et de la philosophie en particulier, puisquâelle donne souvent sinon son vocabulaire, mais souvent un cadre au thĂ©ologien. 38Dans ce texte, on voit bien Paul qui tĂątonne pour trouver les mots qui rĂ©pondront le mieux Ă la question du comment. Le traducteur tĂątonne Ă©galement et la traduction est malaisĂ©e, car les termes utilisĂ©s Ă lâĂ©poque pour dĂ©finir lâĂȘtre humain ne correspondent pas tout Ă fait Ă ceux qui sont Ă notre disposition aujourdâhui. Cependant, on peut dire que lâau-delĂ est prĂ©sentĂ© comme un lieu de croissance de lâĂȘtre vers son plein dogmatiques39Tous les dimanches, les catholiques proclament le rĂ©sumĂ© de leur foi dans le credo. On y trouve plusieurs affirmations qui concernent lâau-delĂ la rĂ©surrection de la chair et le jugement dernier. Les textes des deux credo liturgiques datent des deuxiĂšme et quatriĂšme siĂšcles. La rĂ©flexion continuant, la notion de purgatoire arrivera plus tardivement, mais il faut lâinclure aujourdâhui comme un donnĂ© de la foi crois en la rĂ©surrection de la chair40Cette affirmation nâest pas Ă entendre comme une rĂ©animation des cellules qui composent notre organisme. Le texte de lâĂ©vangile de Jean ci-dessus donne une clĂ© de lecture. Il sâagit ici de dire que ce qui constitue fondamentalement lâĂȘtre humain est appelĂ© Ă une vie nouvelle. 41En des termes contemporains, on peut dire ceci. La rĂ©surrection est un phĂ©nomĂšne individuel ce nâest pas une fusion dans un grand tout nirvana ni le passage de lâĂąme dâun corps matĂ©riel Ă un autre rĂ©incarnation. Lâhistoire vĂ©cue tout au long de la vie terrestre de chaque individu fait partie intĂ©grante de ce qui le constitue de sa chair. 42Dâautre part, comme lâĂȘtre humain est un ĂȘtre de relation, ce qui constitue sa chair sociale est fondamentalement basĂ© sur ses relations. Ainsi la rĂ©surrection de la chair concerne toute la vie relationnelle de lâĂȘtre humain. 43La vision de lâau-delĂ que laisse entrevoir cette expression du credo indique donc Ă la fois une prolongation et une transformation de ce que nous sommes aujourdâ jugement44 Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Les images de ce jugement sont nombreuses, tout particuliĂšrement aux tympans de nombreuses Ă©glises. Câest lâoccasion pour les peintres et les sculpteurs de sâen donner Ă cĆur joie pour dĂ©noncer les injustices dâici-bas. 45Le jugement est un seuil. Comme il fait partie de lâau-delĂ , il donne une vision de lâau-delĂ qui nâest pas statique ou indiffĂ©rente. Le texte de Matthieu ci-dessus lâexprimait dĂ©jĂ . Le jugement comporte Ă la fois des dimensions individuelles et collectives. Il va vers une sociĂ©tĂ© juste et purgatoire46Le mot nâapparaĂźt quâau XIIe siĂšcle, mais il est le rĂ©sultat dâune longue rĂ©flexion qui compile plusieurs sujets. Les vivants peuvent-ils aider les morts par la priĂšre ou dâautres moyens ? Si tout nâest pas au carrĂ© au moment de la mort, a-t-on une possibilitĂ© dâarranger les choses ? 47Le mot de purgatoire nâest pas trĂšs beau il Ă©voque une purge. Il vient de lâidĂ©e de purification pour accĂ©der Ă la perfection. Dieu doit nous rendre capable de le voir il doit nous ajuster, rendre notre ĂȘtre capable de le rencontrer. Cette rencontre se fait de plus dans ce monde que notre imagination peine Ă se reprĂ©senter, si lâon ne veut pas cĂ©der Ă la simplification ou Ă la caricature, comme câest trop souvent le cas. 48Il faut joindre une autre approche Ă celle de la purification. Dans la mesure oĂč lâau-delĂ peut-ĂȘtre compris comme lâunion de la crĂ©ature avec son crĂ©ateur, lâidĂ©e de purgatoire peut ĂȘtre approchĂ©e de celle de fiançailles, temps heureux du dĂ©sir et de lâajustement qui prĂ©cĂšde lâunion. 49On peut aussi Ă©voquer le temps de lâExode. Entre lâenfer la mort en lâEgypte et le paradis de la terre promise, il faut un temps de purification et la loi de Dieu donnĂ© Ă MoĂŻse pour aller vers ce ParadisâŠPour conclure une reprĂ©sentation quasi impossibleDans lâespace-temps50Pour le croyant, lâau-delĂ est cet espace » oĂč la crĂ©ature rejoint son crĂ©ateur dans un face Ă face. Mais notre capacitĂ© de reprĂ©sentation est alors mise Ă mal. En effet, pour crĂ©er notre univers, le crĂ©ateur a eu besoin de crĂ©er lâespace et le temps pour lây mettre. Le lieu auquel nous appartenons ne peut ĂȘtre sinon pensĂ© du moins imaginĂ© que dans lâespace-temps. Ainsi, comment pouvons-nous concevoir dans notre esprit un lieu » duquel auraient Ă©tĂ© créés lâespace et le temps ? La tĂąche est pied, Ă cheval et en fusĂ©e vers Narnia51Vouloir dĂ©finir lâindicible, câest impossible. Mais tant dâauteurs souhaitent en faire goĂ»ter quelque chose Ă leurs lecteurs. 52Dans le livre de science-fiction A pied, Ă cheval et en fusĂ©e, les hĂ©ros de Clifford Simak se trouvent dans un univers apparemment mortifĂšre oĂč aucune Ă©chappatoire nâest possible, apparemment, alors quâelle est vitale. Vers la fin du roman, les hĂ©ros trouveront leur salut en changeant de niveau », en accĂ©dant spirituellement Ă un autre univers. 53Câest un procĂ©dĂ© analogue que C. S. Lewis utilise pour lâun de se personnages du monde de Narnia. Pour faire comprendre que le lion Aslan a franchi la mort, ceux qui ont la foi se voient dotĂ©s de la capacitĂ© de voir sa prĂ©sence et le chemin qui conduit Ă son royaume, pourtant cachĂ© Ă tous. 54Que ce soit dans le domaine de la foi, que ce soit dans la littĂ©rature ou dâautres formes dâart, la description dâun au-delĂ est toujours une gageure. Ces quelques pages auront juste essayĂ© de faire percevoir que la vision de lâau-delĂ pour les chrĂ©tiens se base sur une promesse, celle du Christ, et sur une logique qui dĂ©coule de tĂ©moignages divers. Peut-ĂȘtre aurez-vous ressenti toute la prudence que mettent les croyants Ă exprimer quelque chose de cet au-delĂ , alors quâils en expĂ©rimentent certains aspects dans leur vie spirituelle au bout de tout ce mouvement, un amour les attend et ils le dĂ©couvrent de commencements en commencements qui nâont pas de fin. 4JmncRs.