Fichede lecture ; vipère au poing d'Hervé Bazin : résumé complet et analyse détaillée de l'oeuvre - Livre - Décryptez Vipère au point d'Hervé Bazin avec l¿analyse du Que faut-il retenir de Vipère au point, le célèbre roman autobiographique d'Hervé Bazin? Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette ¿uvre dans une fiche de lecture complète et
Plongez-vous dans l'analyse du chapitre 16 de Vipère au poing d'Hervé Bazin pour approfondir votre compréhension de l'oeuvre !Que retenir du chapitre 16 de Vipère au poing, le roman populaire qui fit scandale à sa sortie ? Retrouvez toutes les subtilités de ce chapitre dans un commentaire original et complet pour approfondir votre réflexion sur le récit. Vous trouverez dans cette fiche - Une introduction sur l'oeuvre et son auteur- L'extrait sélectionné Chapitre 16- Une mise en contexte- Un commentaire de texte complet et détaillé L'outil indispensable pour percevoir rapidement ce qui fait du chapitre 16 de Vipère au poing une inversion du rapport de force entre la mère et le fils !À propos de la collection Plébiscité tant par les passionnés de littérature que par les lycéens, est considéré comme une référence en matière d'analyse d'oeuvres classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles au format papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers toute la littérature. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir et redécouvrir les plus grandes oeuvres littéraires. est reconnu d'intérêt pédagogique par le ministère de l'Éducation. Plus d'informations sur Unenfant découvre une vipère. Il la saisit et l’étouffe de ses mains. 5 ans plus tard, Jean Rezeau, est le narrateur de l’histoire. Son surnom est Brasse- Bouillon. Il évoque la propriété de sa famille, La Belle Angerie. Si je te dis le mot “marâtre” à quelle œuvre penses-tu ? Peut-être à Cendrillon, certes, dans un premier temps. Mais si je te parle de Vipère au Poing, ça te dit quelque chose ? Vipère au Poing d’Hervé Bazin, c’est une œuvre de littérature classique qu’il n’est pas rare d’étudier, notamment au collège. Pour t’aider à tout comprendre de ce roman, lis cet article où tu trouveras le résumé de Vipère au poing, mais également quelques éléments importants à caser dans tes copies ! 😉 Hervé Bazin, l’auteur de Vipère au poing ✒️ Qui était Hervé Bazin ? 🤔 Hervé Bazin – ou de son nom de naissance Jean Pierre Marie Hervé-Bazin – est un écrivain et romancier français, né le 17 avril 1911 et mort le 17 février 1996. Il est en particulier connu pour ses œuvres Vipère au Poing, La Mort du petit cheval et Cri de la chouette. D’où lui est venue l’inspiration pour Vipère au Poing ? 💭 Eh bien, les œuvres d’Hervé Bazin sont tout simplement en grande partie autobiographiques ! Tu comprendras très vite pourquoi en lisant la suite de l’article, mais c’est son enfance qui lui a inspiré son fameux livre ainsi que le personnage Folcoche. Hervé Bazin a grandi dans une famille aisée, à Marans près d’Angers, dans la propriété familiale Le Château du Patys avec ses deux frères. Son père est Jacques Hervé-Bazin, un avocat de profession et sa mère est Paule Guilloteaux, la fille du député et sénateur Jean Guilloteaux. Durant son enfance, il s’oppose souvent à sa mère qui était une femme autoritaire et froide. Du fait de son histoire familiale difficile, il fugue plusieurs fois durant son enfance, puis refuse de passer les examens à la faculté de droit d’Angers à laquelle sa famille l’a forcé à aller. Il finit enfin par rompre le lien avec sa famille pour aller étudier à la faculté des lettres de la Sorbonne. Vipère au poing le contexte de l’histoire 🔥 Intéressons-nous maintenant à ce qui t’intéresse probablement le plus le résumé de Vipère au poing. 🚨 Spoilers inclus ! Qui nous raconte l’histoire de Vipère au poing ? 🤓 Le narrateur est Jean Rezeau, aussi surnommé Brasse-Bouillon. Il nous raconte sa propre histoire, 25 ans après les faits ainsi que celle de son frère Ferdinand dit Fredie ou Chiffe en raison de son caractère timide et peureux. Le cadre spatio-temporel de Vipère au poing ⏰ L’action se déroule durant l’été 1922 dans le château familial de la Belle-Angerie, à quelques kilomètres d’Angers. Un lieu que l’auteur connaît bien puisqu’il a grandi dans les environs ! Durant cet été-là, un événement tragique se produit pour les deux frères Jean et Ferdinand leur grand-mère qui les élevait jusqu’à présent meurt, ce qui oblige leur père et leur mère à rentrer de Chine où le père travaillait dans une université pour pouvoir s’occuper des enfants. Le retour des parents le début des péripéties 😵 Les deux frères ne connaissent finalement que peu leurs parents, ayant été élevés pendant des années par leur grand-mère. Ils ne connaissent pas non plus leur petit frère, Marcel, le dernier né de la famille. Tu peux imaginer la hâte qu’ils ont de se retrouver en famille, non ? Pourtant, quand leurs parents arrivent c’est la douche froide. Alors qu’ils se jettent sur leur mère pour échanger de chaleureuses embrassades, celle-ci les gifle froidement et leur ordonne de porter leurs bagages. Leur petit frère reste froid également quand seul leur père daigne les embrasser. Folcoche portrait d’une marâtre 😫 Ferdinand et Jean réalisent rapidement que leur nouvelle vie ne va pas être aussi belle que ce à quoi ils s’attendaient, en particulier à cause de leur mère qu’ils surnommeront par la suite Folcoche. À peine arrivés dans la maison, les parents édictent quelques nouvelles règles. Le père annonce que la journée commencera par une messe dans la chapelle privée à 5h30. Les garçons devront ensuite étudier avec l’abbé qui vit avec eux et la journée se terminera à 21h30. Folcoche, quant à elle, édicte d’autres règles les enfants n’auront plus le droit à leur café au lait du matin, ils auront le crâne rasé pour des questions d’hygiène et elle enlèvera les poêles, édredons et coussins dans leurs chambres. De quoi passer les pires nuits d’hiver ! Les mesures draconiennes de Folcoche 😈 La mère va donc commence par raser fils après fils leurs cheveux, avec la tondeuse qui servait auparavant à l’âne Cadichon. Mais les maltraitances ne s’arrêtent pas là Elle nourrit mal ses leur plante sa fourchette dans les mains s’ils adoptent une tenue incorrecteElle renvoie la gouvernante Ernestine qui a eu le malheur de défendre les enfantsElle confisque leurs jouets et les friandises que leur offrent leurs grands-parentsElle les force à se confesser devant elle et le précepteur chaque soirElle les force à porter de lourds sabots inconfortables pour ne pas abimer leurs chaussuresLes heures de récréations sont maintenant destinées à l’entretien du parc D’où vient le nom de Folcoche dans Vipère au poing ? 🤔 Blessés par le comportement de leur mère, Fredie et Jean affublent leur mère du surnom Folcoche qui est composé des mots “folle” et “cochonne”. Ils commenceront à graver un peu partout des “VF” qui signifient “Vengeance à Folcoche”. Résumé des chapitres 8 à 15 ✨ La partie de chasse avec le père 🏹 Le père emmène un jour ses fils à une partie de chasse, ce qui leur permettra d’obtenir un moment de joie, mais surtout de répit. Cependant, la mère folle de haine d’avoir vu ses fils heureux décide de les priver de ce loisir par la suite. Le père prend alors leur défense, mais cela ne fait qu’empirer la situation puisque, humiliée, la marâtre décidera d’isoler les enfants dans une pièce et de les battre. Alors que Jean Rezeau tente de se défendre, elle se met à le battre jusqu’à l’épuisement. Au repas, bien que le père remarque les marques sur les corps de ses fils, il décide cette fois de se taire. La maladie de Folcoche 🤧 Fort heureusement pour les enfants, un jour lors d’un repas la femme est prise d’un malaise. Elle est alors hospitalisée pendant plusieurs mois du fait d’une crise hépatique. C’est un nouvel âge d’or qui commence pour les enfants qui se rapprochent de leur père et voient toutes les anciennes interdictions levées. La haine qu’ils ressentent envers leur mère est si forte qu’ils en viennent à souhaiter sa mort. Celle-ci s’en sortira et reviendra à la Belle-Angerie. Elle découvre néanmoins avec horreur en rentrant que ses enfants ont grandi et que leur père s’oppose un peu plus à elle. Le plan machiavélique de Folcoche 🤯 Folcoche décide alors d’accepter que le père emmène Fredie et Brasse-Bouillon chez des amis et reste au château pendant quelques semaines seule avec Marcel. Celui-ci qui prend le parti de sa mère dénonce une cachette où ses frères cachaient des vivres pour les moments où elle les en privait. À leur retour, Ferdinand qui est l’aîné, est fouetté par le nouvel abbé qu’elle a embauché. Elle espère créer un conflit entre les deux frères et ainsi les opposer, mais ceux-ci restent solidaires. Elle commence alors à fomenter des plans tous plus tordus les uns que les autres pour torturer ses garçons. Résumé des chapitres 16 à la fin Les tentatives de meurtre 🔪 Épuisés, les garçons décident alors de tuer leur mère pour en être débarrassés. Plusieurs tentatives Ils versent l’intégralité d’un médicament dans son verre. Cela ne se solde que par une essaient de la noyer en la faisant sauter dans une barque qu’ils poussent au dernier moment pour qu’elle tombe dans l’eau. À leur plus grande surprise, elle en réchappe puisqu’elle sait nager. “La rage au cœur, je dus assister au sauvetage de Folcoche par elle-même. Sauvetage par elle-même, je dis bien, car elles étaient deux dans l’Ommée la fragile Mme Rezeau, toute couturée, sans muscles, manquant de souffle, et l’indomptable Folcoche, décidée à vivre et à faire vivre son double, malgré l’eau sale qui lui trempait les cheveux, lui rentrait dans la gorge, vivement recrachée, malgré nos silencieuses prières à Satan. La voilà qui se rapproche de la berge, la voilà qui s’agrippe à une touffe de sauges, l’arrache, retombe, saisit cette fois une racine plus solide et se hisse péniblement sur la rive où elle s’effondre, épuisée, mais sauvée Oh !” Cette deuxième tentative de meurtre aura pour conséquence de mettre la mère très en colère. Elle prévoira de battre à nouveau Jean. Celui-ci s’échappera afin de rejoindre la maison de ses grands-parents maternels à Paris. Malheureusement, ceux-ci dénoncent Jean Rezeau car ils n’ont pas envie de s’en occuper et Brasse-Bouillon est ramené à la Belle-Angerie. L’ultime plan de la marâtre ⚔️ La mère essaie alors de jouer un dernier coup pour envoyer Jean en maison de correction. Elle cache une grosse somme d’argent et veut le faire accuser de vol. Avant qu’elle ne donne l’alerte, son fils lui rapporte la somme d’argent et la menace de révéler cette affaire à tous. Il exige de partir de la maison afin de devenir interne au collège. Résignée, Folcoche accepte. Jean Rezeau a gagné. À lire aussi L’origine du titre Vipère au poing Laisse-nous un commentaire ! Des questions ? Des bons plans à partager ? Nous validons ton commentaire et te répondons en quelques heures ! 🎉
Plongezvous dans l¿analyse du chapitre 20 de Vipère au poing d¿Hervé Bazin pour approfondir votre compréhension de l¿¿uvre !Que retenir du chapitre 20 de Vipère au poing, le roman populaire qui fit scandale à sa sortie ? Retrouvez toutes les subtilités de ce chapitre dans un commentaire original et complet pour approfondir votre réflexi
Personnages Jean Rezeau Folcoche Jacques Rezeau Ferdinand Rezeau Marcel Rezeau Les Abbés Les meilleurs professeurs de Français disponibles4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !C'est parti Durant l'été 1922, Jean et Ferdinand sont élevés par leur grand-mère paternelle dans le château familial de la Belle-Angerie, à quelques kilomètres d'Angers. Le décès de leur grand-mère oblige leurs parents, Jacques et Paule, à quitter la Chine où le père est cadre dans une université chinoise, pour revenir s’occuper de leurs enfants. Avec impatience et curiosité, les deux enfants attendent leurs parents et le petit frère qu’ils ne connaissent pas sur le quai de la gare. En se jetant sur leur mère pour l’embrasser, ils se font violemment repousser par cette dernière qui souhaite descendre tranquillement du train. Leur nouveau petit frère, Marcel, leur adresse un salut presque froid. Seul leur père les embrasse. De retour au château, la famille et le personnel sont convoqués dans la salle à manger pour écouter la nouvelle organisation de la famille le père annonce un emploi du temps spartiate, avec messe dans la chapelle privée dès le commencement de la journée, vers 5 h 30, et à son achèvement vers 21 h 30. Pendant la journée, les études sont dispensées par l'abbé qui vit avec eux. Soudain, le père prend prétexte d’avoir des mouches à piquer pour se retirer, laissant ainsi sa femme, Paule, annoncer ses propres directives les enfants n’auront plus le droit au café au lait le matin mais à la soupe, ils auront les cheveux tondus par mesure d'hygiène et, par sécurité, elle ôte les poêles, les édredons et les coussins dans leur chambre. Elle leur confisque tous leurs objets personnels. Quant aux heures de recréations, elles doivent être consacrées à l'entretien du parc. Pour ne pas user leurs chaussures et chaussettes, elle leur impose le port de lourds sabots, qu'ils peuvent » porter avec de la paille s'il fait froid... » En peu de temps, les enfants sont affamés, frigorifiés, privés de tout confort, de toute tendresse, et constamment sujets à des brimades, punitions ou humiliations de la part de leur mère, sous l'œil de leur père qui semble préférer ne rien voir pour éviter un conflit avec sa femme. Au cours des repas, elle n’hésite pas à piquer violemment un de ses fils avec la fourchette s'ils n’adoptent pas une tenue qu'elle considère correcte. Quand la gouvernante tente de s’interposer, Paule la renvoie immédiatement, comme elle l'a déjà fait pour tout le personnel, à l’exception de Fine, la vieille cuisinière, à sa merci du fait qu'elle est sourde et muette. Les enfants qui détestent leur mère lui trouvent le surnom qu'elle porte dorénavant en permanence Folcoche », contraction de Folle et Cochonne. Ils gravent partout où ils le peuvent des VF rituels, signifiant Vengeance à Folcoche. Jean, le narrateur, est le fils qu'elle déteste le plus car il fait preuve d'une certaine audace, notamment en la fixant intensément pendant les repas, "rituel" que les frères appellent Pistolétade ». Après une partie de chasse avec leur père qui a permis aux enfants de connaître quelques instants de bonheur, un incident se produit Folcoche, furieuse de voir les enfants heureux décide de les priver de ce loisir ; mais le père se met soudain en colère et ordonne à sa femme de laisser les enfants en paix, puis rapidement, il rentre au château, épouvanté par son emportement. Humiliée, Folcoche isole les enfants dans une des pièces, et les bat violemment. Mais Jean tente de se défendre, ce qui accroît l’agressivité de Folcoche. Elle le frappe jusqu'à épuisement. Au repas, le père ne peut que remarquer les traces de coups sur le visage de son fils mais une fois de plus, il préfère ne rien dire, et ne peut que lui adresser un sourire ému. Après la gouvernante, c'est l’abbé qui est congédié, et remplacé par un nouvel abbé que Folcoche espère plus ferme avec les enfants. Au cours d'un repas, Folcoche est brutalement prise de malaise une crise hépatique survient et nécessite une opération qui l’oblige à une hospitalisation de plusieurs mois. C'est pour les enfants une période douce ils deviennent proches de leur père et toutes les interdictions d’autrefois sautent. À nouveau, ils peuvent manger beurre et confiture, se promener dans le parc. Ils vont même jusqu’à exploser de joie en apprenant que leur mère est mourante. Mais leur souhait ne sera pas exaucé car Folcoche survit et revient à la Belle-Angerie. Soucieuse de restaurer ses règles drastiques, elle découvre avec horreur qu'elle a du travail les enfants ont grandi désormais, leur père et l’abbé s’opposent aux tontes de cheveux, aux corvées de jardinage et autres brimades d’autrefois. Folcoche met alors un nouveau plan en place elle autorise son mari à emmener Jean et Ferdinand chez des amis pour quelques semaines et reste seule au château avec Marcel. Ce dernier, moins persécuté que ses frères, révèle à sa mère une cachette dans les chambres de ses aînés où ils cachent des victuailles. Dès le retour de Jacques et de ses fils, Folcoche, qui a entre-temps engagé un nouveau précepteur, exige une sanction Ferdinand, parce qu’il est l'aîné, est fouetté par l'abbé, un homme dévoué à Folcoche. Celle-ci pense ainsi créer une brouille entre Ferdinand et Jean, ce qui n’aboutit pas. Le harcèlement de Folcoche prend des tournures de plus en plus grotesques elle déchire les vêtements de ses fils pour ensuite les accuser, elle sale démesurément leur potage, elle les bouscule dans les encadrements de porte pour leur reprocher de ne pas lui laisser le pas... La tension devient telle que ses fils décident de la tuer. La première tentative consiste à verser la totalité d’un médicament dans le verre de Folcoche c’est un échec. Elle n’attrape que la diarrhée. La seconde tentative est plus audacieuse alors que les enfants naviguent sur une petite barque, ils attendent que Folcoche vienne les chercher. Celle-ci, furieuse que ses fils ne répondent pas à ses appels, décide de sauter dans la barque. Mais Jean, le narrateur, donne un coup de rame au dernier moment et Folcoche se retrouve dans l’eau. Mais, à la grande consternation de ses fils, elle sait nager et regagne le bord péniblement. Le soir, bien persuadée que Jean a tenté de la tuer, elle exige qu’il soit fouetté à son tour. Mais celui-ci entend bien se défendre et après s'être enfermé dans sa chambre, il profite de la nuit pour fuguer à Paris où il trouve refuge chez ses grands-parents maternels. Mais ces derniers, peu désireux de s’occuper d’un petit-fils dont ils ne s'étaient alors jamais soucié, préviennent la famille Rezeau et Jean est ramené à la Belle-Angerie par son père, avec pour seule victoire la promesse faite qu’il n’y aura pas de sanction. Mais Folcoche, ulcérée de cette escapade joue sa dernière carte espérant ainsi l’envoyer en maison de correction elle cache une grosse somme d’argent dans la chambre de Jean et espère ainsi le faire accuser de vol. Mais elle ne voit pas que celui-ci l’épie. Avant même qu'elle ne donne l’alerte pour ce vol, Jean lui rapporte la liasse de billets, et pour la première fois, lui montre clairement qu'il n'a plus peur d’elle ! Menacée par son fils de révéler cette affaire à tous les membres de la famille, il exige de quitter la maison pour devenir interne au collège. Acculée, Folcoche ne peut qu’accepter Jean a enfin gagné. Dans une tirade mentale, adressée bien évidemment à Folcoche, Jean Rezeau fait le lien entre la vipère qu'il a étranglée dans son enfance et celle, matérialisée par la dureté de sa mère, qu'il a 'étranglée' toute sa vie. "Merci, ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing." Explicationdu livre vipère au poing de Hervé Bazin
lapetitemuExpertA ceux qui étudient ou ont étudié Vipère au poing en 3e comment procédez-vous pour rendre compréhensibles aux élèves les nombreuses références religieuses ? et sociales dans un second temps Je ne parle pas seulement des symboles "faciles", comme le serpent, mais des formules latines, des mots désignant les membres du clergé...Rien que dans le premier chapitre, entre "une tête de vipère, c'est triangulaire comme Dieu, son vieil ennemi", "mon oncle le protonotaire apostolique", "Pater, Ave. Un petit ex-voto fut accroché dans le silence." ... Comment faire pour expliciter ces mots ou expressions dont certains sont importants pour la compréhension, soit de l'histoire, soit du style de l'auteur sans interrompre sans cesse la lecture pour expliquer ? Je pensais à quelque chose comme une fiche voire un cours entier à distribuer avant de commencer l'oeuvre sur la religion chrétienne. Mais que choisir exactement ? Je ne vais pas faire un cours de catéchisme non plus... Rappel des épisodes importants de la Bible ? Principales formules de prière ? Organisation générale du clergé à cette époque, avec précisions sur les membres qu'on rencontre dans le livre ? Même question pour le contexte social bourgeoisie début XXe...Aidez-moi, s'il vous plaît ! Vos réponses seront déterminantes dans ma décision d'opter ou non pour cette oeuvre en OI...OudemiaEsprit sacré"protonotaire apostolique", même à l'époque ça ne courait pas les rues, voilà pourquoi le personnage est monté en épingle le titre est plus ronflant que la fonction.J'avais tenté une année, il y a longtemps; le contexte social échappe aux élèves, comme celui du XIXe s. finalement ils peuvent être sensibles à l'Académie française pour l'aspect religieux, la fiche est un préalable que j'avais failli faire que je vais peut-être réaliser pendant l'été tiens, cela m'amusera ; dans ce cas je te l'enverrai.saocaeNiveau 7Après lecture du 1er chapitre, j'ai demandé à mes élèves de choisir 5 mots-clefs résumant le chapitre, en expliquant leur choix. Quelques uns avaient choisi le mot "religion". J'ai complété les références du 1er chapitre à ce moment-là. Je n'ai pas expliqué le contexte social. C'est certainement une erreur de ma part. greamNiveau 6Je remonte le topic. Je vais commencer également l'étude de ce tu as finalement fait une fiche ou les élèves n'en ont pas eu besoin ?Sauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Catégorie> Lettre et philosophie Résumé de chapitre par chapitre de Le Pauvre Christ de Bomba. Posté par Kate le 14/04/2022 à 10:16:00. Je veux lé résumé de chapitre par chapitre de "Le Pauvre Christ de Bomba" de Mongo Beti
Présentation du romanVipère au poing est le premier roman d'Hervé Bazin. Celui-ci l'a rendu immédiatement célèbre. Il a été publié en 1948, et est le premier volet d'une trilogie qui raconte successivement l'enfance de Jean Rezeau, sa vie de jeune adulte puis celle d'homme d'âge mûr jusqu'à la mort de sa mère Folcoche. Cette trilogie Vipère au poing, La Mort du Petit Cheval, Le Cri de la Chouette est très largement au Poing a été adapté à la télévision en 1971. Alice Sapritch y interprète le rôle de Folcoche dans une réalisation de Pierre Cardinal. Résumé du romanL'histoire débute durant l'été 1922. Un enfant découvre une vipère. Il la saisit et l'étouffe de ses mains. Cet acte lui vaut d'être comparé à Hercule, le personnage de la mythologie grecque, qui dans son berceau étrangla deux ans plus tard, Jean Rezeau, "l'enfant de 1922" est le narrateur de l'histoire. Son surnom est Brasse-Bouillon. Il évoque la propriété de sa famille, La Belle Angerie. Il présente sa grand-mère paternelle, Mme Rezeau, chez qui lui et son frère aîné, Ferdinand, ont passé, parmi des domestiques dévoués, quelques années d'enfance heureuses tandis que leurs parents et leur plus jeune frère séjournaient en Chine. M. Rezeau père enseignait le droit international dans une université Jean a huit ans, sa grand-mère meurt d'une maladie des reins. Les parents doivent rentrer de Chine. Les deux frères ont hâte de revoir leurs parents et de découvrir ce petit frère, Marcel, qu'ils ne connaissent pas .Mais les retrouvailles se transforment en cauchemar. Les deux frères sont sur le quai de la gare de Segré pour accueillir leurs parents et leur petit frère. Ils se précipitent vers leur mère pour l'embrasser. Mais celle-ci, agacée par ces gestes de tendresse les gifle sans ménagement et leur ordonne de porter les Rezeau cesse de travailler et vit des revenus de la propriété. Homme faible, il est dominé par sa femme et préfère passer ses journées à collectionner les insectes plutôt que de s'occuper de ses enfants. Le narrateur décrit ensuite les autres membres de sa famille sa mère, Mme Rezeau est la fille d'un sénateur, et la petite fille d'un banquier. Très riche , elle a apporté une immense dot au mari que lui ont choisi ses Jean présente ses frères Ferdinand, l'aîné, dit Fredie que l'on appelle parfois Chiffe en raison de son caractère timide et peureux; et Marcel , le jeune frère , le préféré de sa mère, qu'il décrit comme fourbe et travailleur. Jean , le narrateur que l'on appelle Brasse-Bouillon, se décrit comme un enfant joufflu, aimant la vie mais aussi rebelle et ayant mauvais leur arrivée, les parents imposent une discipline de fer. M. Rezeau établit des horaires draconiens et Mme Rezeau commet de sévères brimades, dont la plus traumatisante est de tondre ses enfants avec la tondeuse qui servait auparavant pour l'âne deux frères aînés subissent la cruauté de leur mère, sa partialité et sa sévérité. Elle chasse Ernestine , la gouvernante, qui a eu le malheur de protester et peut ainsi à sa guise imposer sa tyrannie . Elle nourrit mal ses enfants, et se permet pendant les repas de planter sa fourchette dans leurs mains. Elle les prive de promenades et les condamne à passer leurs journées à désherber les allées du parc. Elle confisque les objets et les jouets de ses enfants ainsi que les friandises que leur offre leurs grands-parents. Pire, le soir, après la prière, chaque enfant doit se confesser devant elle et le précepteur et avouer les péchés de la journée. Marcel, le jeune fils préféré, en profite pour dénoncer ses par tant de cruauté, Fredie et Jean se réfugient dans l'hypocrisie et affublent leur mère du surnom de Folcoche, association de folle et de la saison de chasse , M. Rezeau père propose à ses enfants de l'accompagner et de rabattre le gibier. Les fils profitent pleinement des ces quelques heures de liberté. Folcoche, elle, vit mal ce plaisir que leur procure ce loisir. Un soir, excédé de constater que ses fils ont passé une très agréable journée, elle décide de sévir. Pour une fois, leur père décide de s'interposer. Vexée par cet échec Folcoche fait payer cette humiliation à ses enfants. Sans aucun motif, les dents serrées, elle les bat. Le jardinier , qui a eu le malheur d'assister à la scène est soir pendant la prière, Folcoche s'évanouit. Le médecin diagnostique des calculs à la vésicule. En plus de la douleur que doit supporter Mme Rezeau, en raison de cette maladie, elle doit affronter Brasse-Bouillon qui a trouvé comme seule défense de la fixer dans les yeux durant les repas. Ce soir-là il parvient à soutenir son regard pendant huit la Belle Angerie, les précepteurs se succèdent à un rythme effréné. Soit ils ont le malheur de se hasarder à des remarques, soit ils ne supportent pas cette ambiance haineuse. Les enfants commencent à leur donner des surnoms, ainsi BIV est-il remplacé par BV qui ne reste que 8 14 juillet 1927, Folcoche est hospitalisée à Angers pour une opération de la vésicule biliaire. Les garçons profitent de l'absence de leur mère ils laissent repousser les pissenlits du jardin et leur cheveux. Même leur père semble aller mieux, ses migraines diminuent et il se met à initier ses enfants à sa passion des insectes, à la politique,à la botanique et à l' tarde à retrouver la santé; ses garçons craignent son retour et se prennent à rêver de sa mort. Ils en profitent aussi pour se constituer des réserves une cachette dans la chambre de Fredie leur permet de stocker toutes les provisions qu'ils peuvent rentre à la Belle Angerie. Mais durant les quelques mois de son absence, ses fils ont grandi et les gifles qu'elle distribue toujours aussi généreusement ont beaucoup moins d'impact. Il lui faut changer de stratégie. Elle essaye de renvoyer Fine, la femme qui sert la famille depuis trente ans, mais M. Rezeau s'y oppose. Pour semer la discorde parmi les trois frères qui ont constitué un "pacte de défense", Folcoche tente de corrompre Marcel , le jeune frère, mais Brasse-Bouillon parvient à maintenir l'union sacrée entre les décide alors d'éloigner les deux aînés pour mettre au point une nouvelle tactique. M. Rezeau père, Ferdinand et Jean partent en voiture dans le Gers. Cette aventure permet aux deux frères de goûter des plaisirs inconnus des hôtes chaleureux, des lits confortables, des repas délicieux.... Mais bizarrement Brasse-Bouillon supporte mal cette vie sans interdiction et sans haine. Folcoche lui manque ...Une lettre de Marcel, leur frère cadet, leur permet d'avoir les dernières nouvelles de la Belle Angerie. Folcoche a engagé un nouveau précepteur encore plus sévère que les précédents. Elle a aussi découvert la cachette où les enfants stockaient leurs provisions. Le retour risque d'être terrible...Les enfants rentrent à la Belle Angerie. Aussitôt ils donnent à l'abbé Traquet, leur nouveau précepteur, le surnom de BVII. Celui-ci commence par fouetter Frédie, en raison des provisions trouvées dans sa chambre. Mais Brasse-Bouillon ne reste pas inactif en cachette il réconforte son frère aîné . Ensuite il jette le trouble chez Folcoche en lui laissant croire que le précepteur a vraiment été très clément avec le fautif. Puis il murmure au précepteur que sa mère le prend pour un simple domestique. Enfin il obtient de son père que Frédie bénéficie d'une est devenu le principal souffre douleur de Folcoche. Elle multiplie les humiliations et lui, les représailles. C'est la "guerre civile". A l'actif de Folcoche les soupes épouvantablement salées, les habits de son fils qu'elle déchire et qu'elle accuse ensuite de négligence. Brasse Bouillon n'est pas en reste il déchire la collection de timbres de Folcoche, arrose ses fleurs avec de l'eau de Javel. Pour faire payer à leur mère sa piété perfide , les frères se défoulent dans les églises ils jettent les missels dans les bénitiers, détraquent les horloges, couvrent les murs de graffitis...Puis c'est la guerre "alimentaire" . Folcoche leur donne à manger du poisson avarié et accuse ses enfants d'avoir voulu empoisonner les chevaux. Cette accusation donne des idées aux enfants. Ils versent 100 gouttes de belladonne dans le café de leur mère pour l'empoisonner. Mais celle-ci qui a souvent utilisé ce médicament durant sa maladie n'aura qu'une "simple" colique. Les enfants ne désarment pas , si l'empoisonnement a échoué, alors ce sera la noyade dans la rivière. Folcoche en réchappe qui comprend qu'elle a échappé par deux fois à la mort décide de se venger. Elle demande à l'abbé Traquet de fouetter Brasse Bouillon , qu'elle soupçonne d'être le meneur. Il se barricade dans sa chambre et s'enfuit la nuit parvient à se rendre à Paris chez ses grands parents maternels, les Pluvignec. Il est impressionné par ce sénateur qui vit dans le somptueux quartier d'Auteuil , par sa fortune mais est incommodé par sa vanité. M. Pluvignec, lui, est amusé par l'audace de son petit-fils et il promet d'½uvrer pour réconcilier l'enfant et sa Rezeau père arrive à Paris chercher son fils et à la grande surprise de ce dernier il n'exprime aucune colère , juste un embarras. Jean en vient presque à regretter que ce ne soit pas Folcoche qui ait fait le voyage. Certes, il la déteste, mais elle, elle aurait fait preuve d'autorité et de Bouillon revient avec son père à la Belle Angerie . L'ambiance est plutôt à l'indifférence. Il prend alors l'habitude de se réfugier sur la plus haute branche d'un arbre de la propriété. Ce refuge, où il se rend très souvent lui permet d'analyser la nouvelle situation. Il sait que maintenant son combat contre Folcoche a changé de nature. Sa corpulence d'adolescent, ses initiatives, son assurance et son sens de la provocation impressionnent Folcoche. Il rêve d'être bientôt exclu de la travaux recommencent à la Belle Angerie il faut désherber les allées du parc, cirer les parquets du salon... Pourtant un anniversaire va modifier le quotidien. Cela fait vingt cinq ans que le vénérable René Rezeau a été élu à l'Académie française. Jacques Rezeau, le père de Jean souhaite organiser une grande cérémonie familiale pour fêter l'illustre octogénaire. Le jour de la fête, il faut écouter un discours assommant de trois heures. Jacques Rezeau profite de cette journée pour vanter les valeurs de la bourgeoisie et de la famille. Jean pour sa part a trouvé cette cérémonie désuète et incongrue. La haine qu'il éprouvait pour ses proches s'étend maintenant à toute sa famille et à toute la Bouillon et Folcoche se ménagent quelque peu. Jean a maintenant quinze ans et commence à désirer les femmes. Il jette son dévolu sur Madeleine, une jeune fermière. Un dimanche d'été, en fin d'après-midi, il parvient à la séduire sous l'½il attentif de Frédie qui, à la fois, contrôle le voisinage et s'assure de la réussite de son quelques semaines, Jean savoure sa conquête, mais très vite il s'irrite des marques de tendresse de Madeleine. Pour lui, les femmes ne peuvent être différentes de sa mère, c'est pourquoi il s'en qui sait maintenant que Brasse Bouillon la connaît parfaitement souhaite l'éloigner. Elle projette de cacher son portefeuille dans la chambre de son fils puis elle l'accusera. Jean pressent le piège. Il voit sa mère sortir de sa chambre et s'empresse de lui rapporter le portefeuille qu'elle a "oublié". La confrontation entre les deux adversaires n'a pas lieu, car finalement ils ont le même objectif le départ de Jean pour le Collège. Ce qu'il finit par obtenir pour lui et pour ses frèresJean va prévenir Madeleine de son départ. Il se moque de sa tristesse. Elle fond en trois garçons vont partir comme internes chez les Jésuites au Mans. Reste une haine définitive entre Folcoche et Jean. Cette animosité a façonné pour toujours la personnalité du narrateur. Il n'a plus confiance en rien ni en personne. Il quitte la Belle Angerie "une vipère au poing". bacfrancaiscomLes Résumés - Tous les résumés des plus grandes oeuvresAnalyse de Vipère au poing d'Hervé Bazin - Le petit lecteur5e « Vivre en société, participer à - ac-strasbourg.frEtude des personnages de Vipère au poing - Le petit

Résumé des chapitres 1 à 12 de Vipère au poing d’Hervé Bazin Chapitre 1 En 1922 alors qu’il est encore tout jeune enfant, le narrateur joue dans le jardin de “La Belle Angerie”, la demeure familiale. Il tombe sur une vipère endormie et la saisit par le cou. Il l’étrangle d’une main de fer, ce qui donne lieu à une comparaison avec Hercule tuant deux serpents dans son berceau. Ce face-à-face préfigure les rapports qui s’établiront entre le jeune Rezeau et sa mère. Chapitre 2 “La Belle Angerie” est la demeure de la famille Rezeau depuis plus de deux siècles. C’est un ensemble de bâtiments en mauvais état, avec une maison principale de trente-deux pièces au confort spartiate. Jean Rezeau, le narrateur de Vipère au poing, fait une généalogie de sa famille son grand-oncle, René Rezeau, membre de l’Académie Française, est la gloire familiale ; sa grand-mère paternelle, Marie Rezeau a eu onze enfants de son mari Ferdinand, dont Jacques Rezeau, le père de Jean. Jacques épouse Paule Pluvignec en 1913. Celle-ci est issue d’une riche famille et amène une dot conséquente aux Rezeau désargentés. De ce mariage naissent trois enfants Ferdinand alias Frédie ou Chiffe, Jean ou Brasse-Bouillon et Marcel surnommé Cropette. Jean explique que son frère aîné et lui ont été confiés aux bons soins de leur grand-mère Marie tandis que leurs parents sont partis pour la Chine, où Jacques Rezeau est professeur de Droit. Marcel naît à Shanghaï. Jean raconte son éducation dans Vipère au poing fortement empreinte de religion et de piété enfantine. Chapitre 3 L’existence heureuse, parfaitement réglée de Jean et son frère, est bouleversée par la mort de leur grand-mère. Femme forte au caractère affirmé, elle succombe avec dignité et laisse un souvenir tendre et sévère à son petit-fils Jean. Sa mort annonce la venue de la mère de Jean. Chapitre 4 de Vipère au poing Dans ce passage du roman de Bazin, Frédie et Jean, accompagnés de Mlle Ernestine la gouvernante et de la comtesse Bartolomi, leur tante, viennent accueillir leurs parents à la gare de Segré. Cela fait huit mois que leur grand-mère est morte et ils sont impatients de revoir leurs parents et de faire la connaissance de Marcel. A peine descendue du train, Mme Rezeau gifle ses fils qui essayaient de l’embrasser. Ils découvrent derrière elle leur père et leur jeune frère. Frédie et Jean sentent que les choses n’ont pas fini de se gâter. Chapitre 5 Présentation de la famille Rezeau réunie Jacques, le père, est âgé de quarante-cinq ans. Brun et moustachu, il a un physique mince. C’est un être craintif et maladif qui se réfugie dans ses lectures. Paule, la mère, a trente-cinq ans et semble avoir été une belle femme. Elle a la main leste sur ses enfants et se passionne notamment pour la philatélie. Frédie, l’aîné, tient de son père pour tout. Son surnom, Chiffe, en témoigne. Il a le nez tordu à force de se moucher depuis toujours du côté gauche. Marcel lui, semble avoir hérité des traits de caractère des Pluvignec. Sournois et hypocrite, le portrait qu’en tire son frère est peu flatteur. Jean quant à lui, se décrit comme ressemblant physiquement à sa mère, égocentrique avec un caractère frondeur qui lui vaut le surnom de Brasse-Bouillon. La famille de Vipère au poing s’installe à “La Belle Angerie” où le père se consacre à l’étude des mouches. Des abbés précepteurs se succèdent pour s’occuper de l’éducation des enfants. Alphonsine, Fine, est la seule domestique qui reste après la purge effectuée par Mme Rezeau. Autour du domaine de “La Belle Angerie” gravite tout un monde paysan, que Jean nomme les serfs. Chapitre 6 Le 27 novembre 1924, le père Rezeau édicte toute une série de règles strictes que Mme Rezeau agrémente de privations et brimades comme la tonte obligatoire avec la tondeuse de l’âne ou la suppression des poêles et oreillers dans les chambres. Chapitre 7 Dans le 7ème chapitre du livre d’Hervé Bazin, Mme Rezeau se fait un devoir d’inventer sans cesse de nouvelles règles. Mlle Ernestine qui essaie de protéger les enfants se voit renvoyée. Les corvées s’enchaînent tout comme les restrictions. Toute la maison est mise sous clefs, elles-même enfermées dans une armoire dont Mme Rezeau porte la clef entre ses seins. Mme Rezeau décide d’instaurer la confession familiale quotidienne. Marcel joue les délateurs à cette occasion. Après cette nouvelle humiliation, Frédie rebaptise sa mère Folcoche, contraction de folle et de cochonne. Chapitre 8 Après une partie de chasse avec leur père, les enfants et plus particulièrement Jean subissent les foudres de Folcoche. Leur père ayant donné de la voix contre elle, Folcoche se venge. Brasse-Bouillon rend quelques coups et se présente, couvert de bleus mais fier, au repas. Chapitre 9 Le père Trubel, le troisième précepteur dans le récit de Vipère au poing, est congédié après des plaintes mettant en cause sa proximité avec les filles de ferme. Les vexations se poursuivent et les inscriptions “ “Vengeance à Folcoche”, se multiplient sur tous les arbres du parc de “La Belle Angerie”. A table, Chiffe et Brasse-Bouillon mettent en place la “pistolétade” qui consiste à fixer intensément Folcoche le plus longtemps possible. Ces duels silencieux sont l’occasion pour Jean de jeter sa haine au visage de sa mère. Un soir, Folcoche s’évanouit et le docteur, appelé d’urgence, détecte une crise hépatique. Jean se prend à espérer que sa mère ne survive pas. Chapitre 10 Le résumé du 10ème chapitre de Vipère au poing A l’occasion de la réception annuelle, Folcoche n’achète qu’un complet que les garçons devront porter à tour de rôle. L’abbé numéro quatre, qui ose le faire remarquer, se retrouve éjecté après une nouvelle crise de foie de Folcoche. Suit l’abbé numéro cinq qui ne reste que huit jours et alerte sans succès l’archevêché sur les méthodes d’éducation de Folcoche. Celle-ci, occupée par des crises fréquentes, embauche un nouvel abbé. Les garçons grandissent et elle commence à sentir son pouvoir vaciller. Chapitre 11 Une crise plus grave survient le 14 juillet 1927 et Folcoche est obligée de partir se faire opérer. En son absence, les choses s’arrangent à “La Belle Angerie”. L’état de Folcoche tarde à s’améliorer et les garçons profitent d’une proximité nouvelle avec leur père, libéré de la présence de sa femme. Chapitre 12 Pour continuer le résumé de Vipère au poing… Après que son état ait empiré, Folcoche reprend le dessus et subit une seconde opération. Pendant son absence, les enfants se sont constitué une réserve de nourriture cachée dans la chambre de Brasse-Bouillon. Folcoche rentre à l’improviste à “La Belle Angerie”. Chapitres 13 à 25 du roman Chapitre 13 Après son retour, Folcoche engage un long travail de reconquête. Elle essaie de diviser pour régner et couvre Cropette d’attentions. A la faveur d’un séjour de M. Rezeau chez un ami, Folcoche autorise les deux aînés à l’accompagner. Chapitre 14 Le 14 chapitre de Vipère au poing au cours de leur voyage vers le Gers, Frédie, Jean et leur père font de la généalogie familiale, rendent visite à d’anciens camarades de régiment de Jacques Rezeau et profitent d’agapes inédites pour eux. Ils écrivent à Marcel, et Folcoche par la même occasion, leur joie. La réponse annonce l’arrivée de l’abbé numéro sept, la découverte du “coffre-fort” et le départ de leur camarade de jeux. Chapitre 15 Retour en Craonnais par Bordeaux, Royan et La Rochelle pour voir la mer. Frédie est sévèrement puni et Brasse-Bouillon monte un stratagème pour semer la zizanie entre Folcoche et le nouvel abbé, zélé. Il travaille à amadouer son père pour qu’il amnistie Frédie le jour de sa fête, à la Saint Jacques. Chapitre 16 Dans ce passage de Vipère au poing, la guerre est ouvertement déclarée entre Folcoche et ses fils. Elle ne manque plus une seule occasion de tomber sur les garçons, les harcelant et les punissant sans cesse. Les garçons en viennent à tenter d’empoisonner Folcoche. Celle-ci en est quitte pour une colique. La seconde tentative arrive sur la rivière lorsqu’elle tente de monter sur la barque où ils se trouvent et que Brasse-Bouillon s’écarte, espérant qu’elle se noie. Elle s’en sort. Chapitre 17 Le résumé La riposte ne tarde pas plus de bateau et fouet pour Jean. Celui-ci se barricade dans sa chambre et lorsque sa porte est forcée, tout le monde découvre qu’il s’est enfui, laissant une feuille où sont marqués “ Chapitre 18 Dans ce chapitre, Hervé Bazin, l’auteur de Vipère au poing, raconte Jean fugue vers Paris où il se rend chez ses grands-parents Pluvignec qui le reçoivent fraîchement. Chapitre 19 Jacques Rezeau vient chercher son fils à Paris à qui il accorde son pardon. Chapitre 20 Jean fait le point et se rend compte que maintenant il affronte Folcoche à armes égales. Celle-ci maintient le statu quo. Chapitre 21 Fête à “La Belle Angerie” à l’occasion des vingt-cinq ans d’Académie Française du grand-oncle René Rezeau. Toute la famille Rezeau et consorts se pressent et Jean se prend à ressentir de la mélancolie lors de cette réunion surannée. Chapitre 22 Dans ce 22ème chapitre de Vipère au poing Jean et Frédie s’éveillent au désir. Jean est attiré par Madeleine, fille d’un métayer des Rezeau. Il finit par perdre sa virginité avec elle. Chapitre 23 Folcoche se rend compte du changement survenu chez Jean. Celui-ci la surprend alors qu’elle veut le faire accuser de vol en mettant son portefeuille dans l’une de ses cachettes. Il la laisse faire. Chapitre 24 Jean affronte sa mère et lui ramène le portefeuille. Après une bataille psychologique et verbale, il est convenu qu’il aille au collège. Chapitre 25 M. Rezeau annonce aux garçons qu’ils iront au collège. Folcoche tente d’ultimes brimades et Jean pose sur leur relation un regard sans concessions. Il se sent plus proche d’elle qu’il ne l’aurait cru et sait qu’il lui ressemble. Dans le même temps, il fait le parallèle avec la vipère de son enfance. Il a vaincu sa mère, la vipère, et la brandit fièrement. Fin du résumé de Vipère au poing d’Hervé Bazin.

Retrouvezl'ebook Vipère au poing d'Hervé Bazin : Chapitre 16 - Commentaire de texte de Fabien Hauret-Clos - Éditeur Format ePub - Librairie Decitre votre prochain livre est là
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Répondre 1 on une question Heyyy je voudrais le résumé du chapitre l'oreille du singe du livre la photo qui tue avec les détaille svp. d'avance - réponse sur le e-connaissances.com
Séquence 3 lectur d’u réci autobiographique, Vipèr SEANCE 1 Qu’est-ce qu’une autobiographie? Etymologie auto soi en latin = bio = de bios en grec, la vie L’autobiographi est u genr littérair dan a poin d’Herv Bazin leque l’auteur écri su s propr vie. Question de brevet sur le genre pour reconnaître le genre autobiographique v de indice qu l montrent comme l premièr personne Enfin l cham lexica d souveni es u indic d ce genr m souvien ». - la première personne - le champ lexical du souvenir ; - le champ lexical de l’enfance. Les contraintes du genre autobiographique préserver l’anonymat de certains proches noms changés, surnoms, initiales… et changer les toponymes noms de lieux le problème de la mémoire le problème de la pudeur tout n’est pas facile à dévoiler sur soi Il faut toujours se demander ce qui peut être de l’ordre du non dit. SEANCE II lecture de l’incipit premières phrases avec la métaphore Hercul au bercea étouffan le reptiles". Le lecteur sait qu’il a vécu son enfance en héros. Le théâtre est introduit dans cet incipit, de façon à rendre le récit plus vivant, comme les phrases nominales. Régulièrement, le narrateur s’adresse au lecteur de façon à créer la complicité. "je serrai" passé simple du verbe serrer à valeur de premier plan. Je serrai Tu serras Il serra Nous serrâmes Vous serrâtesIls serrèrent Les informations de cet incipit - concernant le narrateur il est orgueilleux, comme le désigne la métaphore d’Hercule qu’il emploie pour se définir. Il est jeune. Il est naïf, voire inconscient, tout en faisant preuve de courage. Le narrateur est par ailleurs très déterminé c’est ce que montre l’anaphore du verbe serrer ». - Socialement, le narrateur appartient à une famille bourgeoise, catholique qui vit dans une imposante maison. La dimension symbolique de cet incipit A travers ce jeu avec la vipère, le narrateur nous annonce le combat qu’il livrera durant tout le récit à sa mère. On peut faire ce rapprochement, car le narrateur lui-même le fait […] je retrouverais dans les prunelles de Folcoche, je veux dire ma mère […] ». Séance 3 le chapitr II, La Belle Angerie » Longue présentation des ancêtres de la famille. Retour Le hasard […] » Une présentation de la famille du narrateur, les Rezeau. Madame Rezeau n’a pas été aimée par ses parents Elle avait été élevée, vacances comprises, dans un pensionnat […] » Elle a fait un mariage d’argent. Le narrateur et son frère aîné ont été retirés nourrissons à la garde de leur mère. Grand-mèr mourut M mèr parut E c réci devien drame. Raccourci saisissant qui résume la vie heureuse du narrateur et annonce le récit. Chapitres IV et V - L’arrivée de la mère chap IV - La description des Rezeau Quelque procédé e figure d style plu tar s'appele l hain e qu j retrouverai dan le prunelle de Folcoche" une prolepse. C’est un procédé de style par lequel le narrateur annonce ce qu’il va se passer dans la suite du récit. L’analepse est le procédé inverse de la prolepse retour en arrière. La métaphore filéemétaphore filée est une figure de style de la montre une proche de la métaphore, mais cette métaphore se poursuit dans le texte. Ici, la vipère est décrite avec l’image d’une montre dont le ressort saute du boîtier. La phrase nominale "Appels, exclamations entrecroisés, affolement de talons par les escaliers." Il s’agit d’un procédé de style dans lequel la phrase n’a pas de verbe. C’est un moyen de raconter de façon rapide et de rendre la scène plus vivante. L’énumérationprocédé de style par lequel en une phrase sont énoncés de nombreux détails entrecoupés de virgules dans le but d’être précis, ou de suggérer le nombre. Les procédés comiques dans VAP Dans ce récit poignant, les procédés comiques se multiplient pour éviter au lecteur de sombrer dans la dépression l’ironie dire le contraire de ce que l’on pense l’auto-dérision se moquer de soi-même Chapitre VI Une date qui indique que ce qui est raconté est très marquant. Titre possible l’emploi du temps. Activités - Reconstituer l’emploi du temps Heure activité - Lister les règles imposées aux enfants Chapitre VII "Du soupçon Mme Rezeau fit un dogme" une croyance établie que la confiance n’existe pas. Décomposition de anagoniste » préfixe anti » = contre, gon = le côté en grec. manœuvrer » montre que Folcoche est manipulatrice. Madame Rezeau est machiavélique elle utilise Cropette en lui accordant des privilèges contre ses deux autres enfants. Activités - relevez les métaphores par lesquelles le narrateur désigne sa mère et re de la maison. vou dite c qu’ell désigne vou l cite entr guillemets - Relevez des exemples d’ironie montrez l’effet de ce procédé dans un récit si dur. - Indiquez l’origine du surnom de leur mère. Chapitre IX - "euphémisme sacerdotal" l’euphémisme, comme la litote sont des figures d’atténuation. Elles permettent de dire le moins pour dire le plus. Ex "Il estparti" pour "Il estmort". Ce chapitre pourrait s’intituler "L’agonie de la vipère". Activité Explication du passage de la Pistolétade » 1. Quels niveaux de langue sont présents dans le texte ? Montrez-le à l’aide d’exemples et dites à quelles lignes ils se situent. Expliquez l’effet de cette alternance. 4 points 2. Quel procédé de style retrouve-t-on dans ce texte ? Montrez-le en en expliquant l’effet. 3 points 3. Par quel type de phrase le narrateur se moque-t-il de sa mère ? 2 points 4. Par quelle allitération le narrateur exprime-t-il sa haine ? Montrez-le. 2 points 5. Quels mots de la même famille que pistolétade » sont présents dans le texte ? 2 points Expliquez ce mot en rappelant quelle figure de style il utilise. 2 points Chapitre X La métaphore filée de la guerre commence avec ce mot trêve à partir de là, la métaphore de la guerre va être omniprésente. 1. Relevez tous les mots et expression qui créent la métaphore filée de la guerre. Justifiez la présence de cette métaphore. 2. a Un passage de ce chapitre peut être rapproché d’un autre lequel ? b Relevez les éléments communs à ces deux passages. Chapitre XI sauf à la fin L’anaphore "cette voix" donne une importance toute particulière à ce qui résume la personnalité de Folcoche. Activité 1. qu’est-ce qui surprend le lecteur ? 2. montrez que ce chapitre est celui de la reconquête. Chapitre XII sauf à 114 Activité 1. qu’est-ce que le cartel des gosses » ? 2. en quoi consiste-t-il ? Chapitres XIII et XIV sauf et 136 à 141 Activité 1. comment Folcolche envisage-t-elle la reconquête ? PA 2. en quoi le voyage du chapitre XIV constitue-t-il un rebondissement dans l’intrigue ? Chapitres XV à XVII Activité 1. qu’est-ce qui est comique dans ces pages ? Chapitres XV à XVII Activité Donner un titre à ces chapitres et justifier. Chapitre XX Activité Quels sont les procédés de l’introspection ? Chapitre XXI à XXIIIjusqu’à LA PAGE 234 à ne pas lire "DEUX mois ont passé" une ellipse qui accélère le rythme et nous conduit à Reprendre et chapitre XXIV Activité Justifiez le machiavélisme de Folcoche Quel rôle le taxaudier a-t-il pour le narrateur ? Le dernier chapitre qu’est-ce qui le rend émouvant ? procédés.
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Bazin Vipère au poing Version Effacer Mettez toutes les chances de votre côté et pensez au pack réussite ! Informations complémentaires Informations complémentaires Auteur Bazin Version Pack réussite, Fiche de lecture, Résumé Lerobinson du métro résumé par chapitre. Demandé Par Admin @ 18/07/22 & Vu Par 17 Personnes. le robinson du métro résumé par chapitre. Answer: le robinson du métro Vipère au poing est un film dramatique français réalisé par Philippe de Broca, sorti en 2004 et adapté du roman autobiographique d'Hervé Bazin, mettant en scène Catherine Frot dans le rôle de Folcoche, Jacques Villeret dans le rôle du père, et le jeune Jules Sitruk dans le rôle de Jean. C'est la seconde adaptation du roman, une première fut réalisée par Pierre Cardinal pour la télévision en 1971 avec Alice Sapritch dans le rôle de Folcoche et Dominique de Keuchel dans le rôle de Jean. Sommaire 1 Biographie de l'auteur 2 Synopsis 3 Contexte historique 4 Lien avec d'autres oeuvres similaires Biographie de l'auteur[modifier modifier le wikicode] Hervé Bazin est né en 1911 et mort en 1996 d'un père docteur et enseignant en Indochine et d'une mère députée autoritaire à l'image du personnage du roman. Les rapports conflictuels qu'il a eus avec sa mère pendant son enfance lui inspirent Vipère au poing en 1948. Synopsis[modifier modifier le wikicode] Le film débute avec Paule Rézeau, âgée et mourrante. La voix-off est celle de Jean, adulte. Avec un retour en arrière en 1922, il se met à raconter l'histoire du retour de ses parents de Chine, suite au décès de leur grand-mère paternelle qui s'occupait de lui et de son grand-frère Ferdinand, dit "Freddy", depuis leur plus tendre enfance. Dès que les parents descendirent du train, Paule se montre déjà très désagréable avec ses deux fils. Jean et Freddy rencontrent leur petit frère Marcel, que Freddy décide de surnommer "Cropette", parce que pour lui, chaque membre de la famille doit avoir un surnom. Arrivés à la demeure familliale, la "Belle Angerie", la mère met en place un règlement que doit respecter leurs enfants faire disparaitre le chauffage de leur chambre, ne plus dormir avec un oreiller, se tenir droit à table.... Jean et Freddy ne dormiront plus dans la même chambre. Après de multiples punitions et tortures infligées par leur mère, les trois enfants décideront de la surnommer "Folcoche", association de folle et cochonne. Ils se rebelleront contre elle, ils écrieront les initiaux " "Vengeance à Folcoche" partout, Jean la défie en la fixant dans les yeux à table et s'enferme dans sa chambre. A la fin du film, Folcoche, âgée, meurt comme on nous le montre au début avec le livre de Vipère au poing qui se ferme. Contexte historique[modifier modifier le wikicode] Le roman se situe au début du 20ème siècle. Hervé Bazin y raconte l'histoire d'une famille bourgeoise qui règne sur ses terres et ses paysans. L'action se déroule en Anjou; l'histoire se présente sous forme d'un huis clos, l'intrigue tournant autour de cinq personnages principaux, les parents et leurs trois enfants. L'auteur y raconte en particulier les rapports qu'il tient avec sa mère tyrannique. Le roman est adapté deux fois. Lien avec d'autres oeuvres similaires[modifier modifier le wikicode] Parmi les romans autobiographiques sur l'enfance, il existe Poil de carotte de Jules Renard autre roman racontant le destin d'un enfant maltraité par sa mère, L'ami retrouvé de Fred Ullmann ou encore L'enfant de Jules Vallès. Retrouveztout ce que vous devez savoir sur le livre Vipère au poing d'Hervé Bazin - Chapitre 16 de de résumé, couverture, notes et critiques des membres Kifim.
News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Spectateurs 2,9 2941 notes dont 185 critiques noter de voirRédiger ma critique Synopsis Premier volet d'une trilogie autobiographique, Vipère au poing raconte l'enfance de Jean Rezeau. En 1922, après le décès de leur grand-mère paternelle qui en avait la charge, le jeune garçon et son frère Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d'Indochine. Mais les relations avec la mère, vite surnommée "Folcoche", association de "folle" et de "cochonne", vont prendre une tournure cauchemardesque. Celle-ci n'hésitera pas à tondre les deux enfants, à mal les nourrir et à leur planter sa fourchette dans leurs mains. Regarder ce film Acheter ou louer sur CANAL VOD PremiereMax Location dès 2,99 € Orange Location dès 2,99 € VIVA Location dès 2,99 € Canal VOD Location dès 2,99 € Voir toutes les offres VODService proposé par Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Bande-annonce 147 Dernières news Acteurs et actrices Casting complet et équipe technique Critiques Presse Ciné Live TéléCinéObs Aden L'Express L'Obs Le Figaro Le Point Première Télérama Chronic' Le Monde Studio Magazine Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 13 articles de presse Critiques Spectateurs Une personne qui a vu la 1ère adaptation de 1971 ou qui a lu le livre, trouvera peut être cette nouvelle version assez fade. Catherine Frot n'est pas une mauvaise actrice mais difficile de rivaliser avec l’interprétation d'une Alice Sapritch dont même les traits du visage épousaient le rôle à merveille, contrairement au regard et à l'air naturel de Frot heureusement pour elle d'ailleurs. Jacques Villeret était un bon acteur mais ... Lire plus Bon... Leçon primaire de cinéma le septième art est un média différent de la littérature. Il n’est pas nécessaire de relire le livre en voix off toutes les cinq minutes avec de simples illustrations à l’appui. Alors certes, cela nécessite un travail d’adaptation, ce n’est pas donné à tout le monde, mais c’est justement pour ça que ça s’appelle un art. Or, juste pour ça, j’estime ce film totalement inutile. Certes, ... Lire plus Je n’ai guère de souvenirs de l’adaptation télévisée de Pierre Cardinal malgré l’extraordinaire prestation d’Alice Sapritch . Mais le dernier film de Philippe Broca ne laissera pas une marque indélébile dans la cohorte des adaptions de romans au cinéma. Il met en images plus qu’il n’adapte, et chaque personnage, quand il n’est pas caricatural, devient l’ombre portée des héros de Bazin. Le réalisateur applique à ... Lire plus Philippe De Broca fut un grand cinéaste, hors du circuit et très inventif sous des dehors comiques. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas regardé l'évolution du cinéma depuis 30 ans. Il reste donc une adaptation parfaite du roman, lisse et bien sous tous rapports, mais particulièrement anonyme. Le gros problème, c'est Sitruk, cet enfant est laid, ce n'est pas sa faute, mais pour incarner Bazin, c'est un peu ... Lire plus 185 Critiques Spectateurs Photos 10 Photos Secrets de tournage D'un Bazin l'autre Vipère au poing est l'adaptation du premier roman, largement autobiographique, d'Hervé Bazin. C'est le jeune Jules Sitruk qui joue le rôle de l'écrivain, enfant. L'histoire est racontée en flash-back, avec pour fil conducteur la voix de Denis Podalydès, dans le rôle de l'écrivain, adulte. Mais lorsque la silhouette de celui-ci apparaît furtivement à l'écran, le personnage est interprété par... Claude Sitruk, le père de Jules. Dans la peau de Folcoche Catherine Frot, qui joue le rôle très fort de Mme Rézeau, dite "Folcoche", revient sur son travail de comédienne "J'avais envie d'aller vers des choses un peu démoniaques, hors normes, théâtrales même. Je me suis inspirée de photos des années 20-30. Certains visages de femmes comme Sarah Bernhardt, Colette. La préparation physique, l'allure, le maquillage, la coiffure ont été très importants. J'ai pensé aussi à l'expressivité du Lire plus Catherine Frot, après Sapritch Une première adaptation du roman d'Hervé Bazin paru en 1948 avait été tournée en 1971 par Pierre Cardinal pour la télévision. C'est Alice Sapritch qui tenait le rôle de "Folcoche" et Marcel Cuvelier celui de son époux. Jean-Louis Bory avait collaboré à l'adaptation. Auparavant, un autre ouvrage d'Hervé Bazin avait été porté à l'écran La Tête contre les murs, roman publié en 1949, a donné lieu à un film de Jean-Pierre Mocky, sorti dix Lire plus 11 Secrets de tournage Infos techniques Nationalité France Distributeur Dark Star Presse Année de production 2004 Date de sortie DVD 05/05/2015 Date de sortie Blu-ray - Date de sortie VOD 02/11/2016 Type de film Long-métrage Secrets de tournage 11 anecdotes Box Office France 1 093 116 entrées Budget 7 000 000 € Langues Français Format production 35 mm Couleur Couleur Format audio Dolby Digital DTS Format de projection 1 Cinemascope N° de Visa 108 836 Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires
Résuméde Vipère au Poing d’Hervé Bazin Résumé chapitre par chapitre Chapitre I Dans une propriété familiale, un petit garçon étouffe une vipère. Lorsqu’il exhibe son trophée, il provoque Corrigé du devoir de lecture – Vipère au poing de Hervé Bazin - Classe de troisième I – Recherche dans l'œuvre. 1 2 3 4 Une vipère est capturée par le héros au début du roman. La vipère peut-être interprétée comme un symbole à deux niveaux Cet animal incarne alors pour lui toute la haine qu'il porte en lui ; c'est un symbole de la violence qu il incarne et dont il compte se servir alors qu'il s'apprête à entrer dans ' le monde à la fin du roman. La vipère incarne aussi la figure maternelle qu'il maîtrise en la tenant fermement à distance. Au début du roman il raconte la première fois qu'il saisit cet animal et la peur qui accompagne cette bravade, à la fin du récit, il en est le maître et la dirige comme s'il était le dompteur implacable d'un animal dangereux. La lutte avec la vipère est donc la métaphore de la lutte avec la mère. La demeure familiale s'appelle La Belle Angerie ». Le nom n'est pas bien choisi car la douceur de ce nom s'oppose au climat terrible qui règne dans cette infernale famille. La douceur du nom est renforcée par la présence du nom ange » dans le nom lui-même. La mère s'appelle Paule Pluvignec » II – Compréhension de l'œuvre. personnage du père. a b a. Lorsque la mère est absente de la maison, le père en profite pour partager sa passion des insectes avec ses fils. Il leur confie des tâches à accomplir et va jusqu'à nommer plusieurs insectes découverts par lui du nom de ses fils. Le narrateur affirme alors A son sens, M. Rezeau ne pouvait nous donner nulle preuve plus péremptoire de sa tendresse ». Pour le père, nommer ces insectes du nom de ses enfants est un très grand privilège. Cependant, nous pouvons remarquer que pour le narrateur cela révèle plutôt une grande maladresse de sa part. La formule A sons sens » nous révèle bien que le narrateur ne considère pas cela comme un signe de tendresse paternelle. Au contraire, cela suggère la froideur du père. Il ne se rend pas compte qu'il compare symboliquement ses fils à des insectes qu'il va piquer dans des boîtes ! Cette anecdote révèle combien le père est maladroit et se révèle incapable de montrer sa tendresse à ses fils. L'image de ce père est plutôt négative parce qu'il cède devant les injustices de sa femme. Il n'intervient pas pour faire cesser le malheur de ses enfants. Au contraire, il y contribue en fermant les yeux sur leur sentiment. Il apparaît donc comme un père lâche. De plus, il se réfugie dans certaines manies qui révèlent son orgueil déplacé. Ainsi, il organise à la fin du roman un fête onéreuse alors que sa famille est désargentée. Il a une haute idée de sa famille, croit appartenir à une famille dont la noblesse le place au-dessus des autres alors qu'il est un homme lâche, de santé fragile, qu'il ne travaille pas vraiment et qu'il profite de la richesse de sa belle famille pour entretenir la sienne. 2. Le personnage de la mère. A la page 61, le héros affirme Papa, vous ne trouvez pas que maman ne se ressemble pas quand elle dort ? » et son père poursuit en déclarant C'est vrai qu'elle est mieux sans son

Ila une querelle à Meung où il a rencontré un gentilhomme et Milady : ce dernier lui a volé sa lettre de recommandation. La peste se propage partout. Résumé chapitre par chapitre 1. Lettres africaines, 2013, 224 p. Tout s'effondre, il n'y a plus de centre. Résumé de Vipère au poing d'Hervé Bazin.

Vipère au poing — Wikipédia ~ Vipère au poing est un roman largement autobiographique dHervé Bazin sorti en 1948 Le livre décrit lenfance et ladolescence du narrateur Jean Rezeau dit BrasseBouillon Ce dernier décrit ses rapports avec sa famille et notamment sa mère Paule Rezeau née Pluvignec dite Folcoche une marâtre cruelle et peu aimanteVipère Au Poing film 2004 AlloCiné ~ Vipère Au Poing est un film réalisé par Philippe de Broca avec Catherine Frot Jules Sitruk Synopsis Premier volet dune trilogie autobiographique Vipère au poing raconte lenfance de Jean Vipère au poing Hervé Bazin Babelio ~ Avec Vipère au poing Hervé Bazin signait en 1948 son premier roman largement autobiographique qui le rendit aussitôt célèbre et lune des dénonciations les plus violentes de lenfance maltraitée qui encore aujourdhui fait toujours froid dans le dos Un roman effroyable et très bien écrit qui est devenu un incontournable de la littérature française au point de figurer soixantedix ans plus tard au programme des collèges vipere au poing ~ vipere au poing Passer au contenu Essayez Prime Bonjour Identifiezvous Compte et listes Identifiezvous Compte et listes Retours et Commandes Testez Prime Panier Toutes nos catégories Go Rechercher Bonjour Entrez votre Vipère au poing Poche Hervé Bazin Achat Livre fnac ~ Vipère au poing c’est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau dit BrasseBouillon et ses frères à leur mère une femme odieuse qu’ils ont surnommée Folcoche Cri de haine et de révolte ce roman largement autobiographique le premier d’Hervé Bazin lui apporta la célébrité et le classa d’emblée parmi les écrivains Vipère au poing film — Wikipédia ~ Vipère au poing est un film français de Philippe de Broca sorti en 2004 et adapté du roman homonyme dHervé Bazin paru en 1948Vipère au poing Film complet en streaming VF HD ~ Vipère au poing En 1922 après le décès de leur grandmère paternelle qui se chargeait de leur éducation le jeune Jean Rezeau et son frère Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d’Indochinevipère au poing résumé Wattpad ~ Vipère au poing est un roman autobiographique dHervé Bazin Il a été publié en 1948 et il raconte lenfance de Jean Rezeau Ce roman appartient a une trilogie autobiographique Vipère au poing La Mort du Petit Cheval Le Cri de la Chouette Résumé Lhistoire débute durant lété 1922 Un enfant appelé Jean découvre une vipèreRésumé Vipère au poing dHervé Bazin ~ Résumé de Vipère au poing dHervé Bazin HERVE BAZIN VIPERE AU POING RESUME CHAPITRE 1 Un été à tout juste six ans le narrateur Jean Rezeau dit BrasseBouillon étouffe à main nue une vipère Cet exploit herculéen accueilli avec épouvante par les domestiques de La Belle Angerie restera dans les annales de la famille CHAPITRE 2

Vipèreau poing est un roman autobiographique d'Hervé Bazin. Hervé Bazin publiera Vipère au poing en 1948. Dans Vipère au point, Hervé Bazin présente la vie de Jean et Ferdinand Rezeau, élevés par leur grand-mère paternelle dans le château familial de la Belle-Angerie jusqu’à la mort de celle-ci. Recueillis ensuite par leurs parents, Jean et Ferdinand se retrouvent alors
Chacun trouve sa source Dans les eaux de sa mère Et ce baptême-là, S’il manque de chaleur, Glace pour l’éternité. » 1 À l’origine de mon questionnement et de ma réflexion actuelle, un intérêt pour la littérature, particulièrement pour les récits autobiographiques évoquant des traumatismes subis. Une longue pratique professionnelle auprès d’adolescents en difficulté principalement des filles confirma ce qui n’était encore qu’une intuition empirique leur récit ici, des journaux intimes facilitait activement une mise au dehors » du traumatisme subi, inceste ou viol. Serait-il alors possible d’utiliser les techniques narratives comme médiateurs dans une perspective de soins ? Faciliteraient-elles l’accès à la résilience ? 2 Par ailleurs, un travail universitaire me fit réfléchir aux différents procédés d’écriture mis en œuvre dans l’évocation de récits traumatiques ces mêmes procédés pouvant être mis en relation et refléter le style d’attachement du narrateur attachement sécure ou insécure. Dans un souci de clarté, redéfinissons brièvement quelques mots-clés souvent cités dans notre exposé 3 la résilience, terme venu de l’anglais resilient, est une caractéristique mécanique désignant la capacité d’un métal à rebondir sous des chocs. Transposée à l’être humain, il s’agirait de la capacité à reprendre une vie positive malgré la blessure subie, sans se fixer et s’arrêter sur cette blessure. La résilience est donc le maintien d’un processus normal de développement malgré des conditions difficiles » Guédeney, 1999, p. 13-26. Ce terme est devenu une façon de parler de l’aspect dynamique du traumatisme […] il montre la dynamique positive qu’il contient » Marty, 2001, p. 6. Cyrulnik a popularisé ce concept utilisé pour la première fois en 1989 par la psychologue Emma Werner dans une étude sur sept cents bébés, il précise que la résilience ne relève pas seulement du sujet traumatisé, mais que l’environnement, le contexte, les relations, les rencontres tuteur de résilience » joueront un rôle fondamental. Ce sont ces rencontres décisives qui permettront au sujet blessé de tisser sa résilience. Car il n’est pas possible d’être résilient tout seul, tout dépend de la qualité des liens établis par le sujet enfant bien avant l’événement traumatique ; cela nous amène à la théorie de l’attachement ; l’attachement est le lien particulier unissant l’enfant à la figure maternelle ou toute autre personne importante pour lui. L’origine de l’attachement, que l’on croyait jusqu’alors le fait d’un apprentissage, serait l’effet d’un besoin social primaire essentiel à la survie de l’être humain. Les travaux de Bowlby, Spitz, Harlow, Ainsworth notamment démontrent que les liens d’affection ne sont pas greffés sur la satisfaction du besoin de nourriture, mais qu’il s’agirait d’une tendance originelle et permanente à rechercher la relation à autrui. Dès sa petite enfance, le bébé développe un modèle d’attachement particulier en fonction de l’attitude maternelle à son égard et ce lien, en devenant intériorisé, servirait ultérieurement de modèle à toutes les relations intimes et sociales de l’individu ; quant au traumatisme, il existe bien sûr dans le réel mais il s’agit aussi d’une épreuve psychique intense. Selon Laplanche et Pontalis, c’est un événement de la vie du sujet qui se définit par son intensité, l’incapacité où se trouve le sujet d’y répondre adéquatement, le bouleversement et les effets pathogènes durables qu’il provoque dans l’organisation psychique » Laplanche et Pontalis, 1967, p. 499. Ce traumatisme, qu’il soit décliné en deux temps ou qu’il se focalise sur la seule réalité de l’événement actuel, mobilise et fait appel aux ressources propres à chacun pour l’intégrer, le mettre à distance, l’élaborer, rester sous le choc ou en subir les effets à répétition […] La réalité de son expression est unanimement décrite et éprouvée comme un excès excès de stimulation, excès d’image, de son, excès ou absence de représentation, de sens, excès d’angoisse, débordement des capacités de contenance, défaut ou carence de protection, mécanismes de défense insuffisants, paralysie de la fonction de liaison, effraction du pare-excitations » Marty, 2001, p. 2. La narration pour se dégager du traumatisme ? 4 La première question que pose un texte est celle de son enjeu et la réponse possible est fonction du niveau d’analyse, du lieu de questionnement où l’on choisit de se situer » Gelas, 2002. Quel pourrait être le sens d’un texte ayant pour thème la maltraitance et où l’on devine l’auteur derrière le narrateur ? Notre hypothèse est que l’élaboration d’un récit narratif autobiographique aurait une vertu thérapeutique ; il s’agirait, par un processus d’autoconstruction, d’accéder à nos émotions personnelles. Cette étape fondamentale franchie, une métamorphose possible du traumatisme à travers la parole et l’écrit pourrait être envisagée. Ici, le processus de sublimation s’exercera au travers du témoignage. Ce processus, pouvant aboutir à une possible résilience, est à l’œuvre dans nombre de journaux intimes, témoignages concentrationnaires, apports de traumatismes personnels en atelier d’ écriture thérapeutique ». Les récits de J. Semprun, P. Levi, J. Renard, H. Bazin, A. Frank sont à ce sujet exemplaires. 5 Mettre hors de soi l’indicible permettrait une libération intérieure. Encore faut-il pouvoir le faire, car se dire et pouvoir écrire l’inexprimable impose le passage obligé de la reconnaissance de nos émotions. Certains, pour qui l’accès aux émotions ne sera pas possible, développeront des conflits intrapsychiques divers, un même événement réel peut avoir des répercussions différentes sur deux individus, dans la mesure où il fait appel à la subjectivité, au fond d’expérience subjective de chacun pour obtenir son statut d’événement » Marty, 2001, p. 9. 6 Bowlby l’avait déjà illustré avec le concept d’ exclusion défensive » 1969. Il postulait l’existence d’une corrélation entre les mauvais traitements subis pendant l’enfance et la difficulté ultérieure d’accès aux émotions. Les sujets étudiés étaient en effet en grande difficulté, voire dans l’impossibilité d’accéder aux émotions, qu’il s’agisse des leurs ou de celles d’autrui. Ils auraient besoin pour se protéger d’exclure de leur narratif autobiographique les émotions négatives éprouvées durant l’enfance. Selon Bowlby, cette attitude était souvent associée à une confiance en soi compulsive » venant contrebalancer l’impact négatif initial. Dans le cadre de la théorie de l’attachement, ces sujets montreraient une représentation de celui-ci de type insécure détaché » – leur système défensif imposant cette distance, cet apparent désengagement, dans un mouvement visant la protection de leur intégrité psychique. 7 Ainsi, soutenant l’hypothèse que le narratif autobiographique est thérapeutique en tant que support possible des émotions, qu’il peut être abordé comme un objet médiateur favorisant la résilience, il serait salutaire pour les sujets ayant subi de lourds traumatismes de tenter de les écrire. Cependant, un tel colmatage » psychique ne signifie pas guérison, mais entre dans un processus qui cicatrise la blessure – celle-ci pouvant s’ouvrir à nouveau à l’occasion d’un autre événement, la réparation stricto sensu n’existe pas. Exemples cliniques en littérature 8 L’étude de la maltraitance quotidienne presque ordinaire » présente un intérêt clinique certain sous la plume d’un grand écrivain comme Hervé Bazin. Comment rend-il compte d’événements traumatisants la maltraitance dans ses écrits ? Notre propos sera de tenter d’étudier les différents procédés servant cet objectif dans son récit emblématique Vipère au poing. Véritable réquisitoire contre la famille et sa violence, le livre fut écrit en 1947 en trois mois dans un état de féroce allégresse […] Vous le savez, je n’ai pas eu de mère, je n’ai eu qu’une Folcoche… Je n’ai pas eu de véritable famille et la haine a été pour moi ce que l’amour est pour d’autres » Lamy, 1992, p. 101 et 107. Nous savons que l’écrivain délivre une part autobiographique dans son œuvre La littérature porte aussi du non-conscient, elle ne nous parle pas seulement des autres mais de l’autre en nous » Bellemin-Noël, 1970, p. 17. 9 Un autre écrivain, Jules Renard, a transposé son calvaire d’enfant maltraité dans un roman devenu célèbre, Poil de Carotte 1894. Ce livre fut vivement critiqué à sa sortie, car le sujet auquel il s’attaquait était tabou à l’époque l’amour maternel. Poil de Carotte est un récit autobiographique qui ne s’avoue pas, Renard ne déclarant jamais clairement qu’il évoque son enfance alors que tout le laisse penser. L’auteur s’écrit avant tout à lui-même, il est son premier lecteur et destinataire. À la lecture du Journal de Renard 1887-1910, certains passages laissent penser qu’il fut indifférent à l’accueil littéraire » de son ouvrage bien qu’ayant toujours cherché une reconnaissance à cet égard, l’important pour lui en écrivant Poil de Carotte était avant tout d’être cru. En ce sens, témoigner fut thérapeutique… un certain temps, car l’auteur tenta plus tard de se suicider. Quinze ans avant sa mort, il écrivait J’ai mis trop de ma vie dans mes livres, je ne suis plus qu’un os rongé… » 10 Le Journal d’Anne Frank publié en 1947 connut un immense succès posthume l’adolescente, bien qu’enfermée et vivant dans des conditions dramatiques, a su délivrer dans ses lignes son humour, sa gaieté et nous avons espéré avec elle à chaque page sa délivrance. Le recours au récit de soi dans un but thérapeutique est ici évident, il permit peut-être à la jeune fille d’endurer moins douloureusement sa captivité et de mettre en sens la cruelle absurdité de ce qu’elle vivait. 11 L’ouvrage de Primo Levi Si c’est un homme 1947 illustre bien entendu la nécessité du devoir de mémoire en livrant un témoignage historique, mais il s’agit aussi d’un récit pour soi, d’une tentative de survie. Levi tente de trouver un sens, une normalité à l’horreur racontée, en procédant dans son écriture à une simplification. Le travail intellectuel mis à l’œuvre procède d’une logique binaire le Lager est un laboratoire au service d’un délire idéologique, à l’intérieur y cohabitent des bourreaux et des victimes. En objectivant ainsi son propos, l’auteur permet la mise en récit de faits insoutenables pour le lecteur mais aussi pour lui-même, narrateur survivant à cette violence organisée. Sinon, comment imaginer possible l’existence de tels actes ? Car ils sont justement impensables. Utilité d’écrire sa maltraitance ? 12 Comment ne pas tenir compte du lien invisible s’établissant entre l’histoire individuelle du sujet qui parle, qui écrit sur la maltraitance, et celle du sujet lecteur ? Le récit autobiographique s’adresse à quelqu’un, s’agit-il de soi-même ? De soi dans l’autre ? Des protagonistes du récit ? La réponse est hasardeuse mais il est clair que quelque chose de l’ordre d’un message est envoyé au lecteur et destiné à l’autre ». La lecture du récit va susciter une rencontre qui fait sens et c’est ce point de rencontre empathique, cette présence de sujet à sujet, qui permettra une fonction symbolisante, mais aussi une fonction adaptative nécessaire à la tentative de prise en charge par le narrateur du trauma subi. 13 Par le travail du récit, l’écriture est un travail de résilience possible, elle serait ici à entendre comme un étayage permettant une reprise évolutive positive et la possibilité de faire face. Le narrateur interpelle aussi le lecteur destinataire car il a besoin d’être cru, il lui assigne ici une fonction de témoin. L’écriture m’a sauvé d’une jeunesse désastreuse, elle m’a permis de réfuter quelques jugements hâtifs portés sur moi le mien compris. Elle est ce qu’elle est, orientée moins vers le discours que vers le recours à l’autre, vers le partage de problèmes communs » Bazin cité par Lamy, 1992, p. 173. Le récit oral ou écrit met l’expérience traumatique et la douleur psychique qui lui est associée à l’épreuve de l’altérité et de l’échange. Cette mise en récit est utile pour passer d’une reviviscence répétitive vide » à une représentation, une figurabilité du traumatisme. 14 La résilience est un processus qui ne fonctionne pas obligatoirement en continu, Bazin par exemple va traverser une période de sa vie où il semble sombrer, mais l’écriture lui permettra l’expérience de la narrativité, la tenue d’une sorte de journal de vie. Écrire sera pour lui une libération, une catharsis et lui permettra d’accéder à une reconnaissance sociale et identitaire qui l’aidera à dépasser ses souvenirs douloureux. Sa mère aura même ce compliment haineux Le raté, il a fini par réussir » Lamy, 1992, p. 67. Car au trauma subi dans le réel ici le désamour maternel s’ajoute et succède le traumatisme de la représentation du réel de cette maltraitance avoir été un enfant non désiré et battu. 15 Il est possible que Bazin n’ait pas cherché dans l’écriture à se réparer, mais au moins, et finalement surtout, à revendiquer son droit à une identité sociale, à trouver un repère identitaire pouvant être l’équivalent d’une reconnaissance symbolique de son ses lien s affectif s. Car dans l’héritage négatif de la maltraitance intrafamiliale nous retrouvons toujours la disqualification du sujet, source de faille narcissique profonde. Dans Vipère au poing, cette disqualification s’illustre notamment par les sobriquets ridicules Brasse-Bouillon, Chiffe, Crapette dont sont affublés les enfants. Ces surnoms méprisants tout comme Poil de Carotte » chez Renard les réduisent à une enveloppe, à un paraître. Bazin a probablement trouvé une dignité » en devenant un écrivain reconnu et célèbre. Car c’est aussi par la littérature que l’on prend conscience de son humanité, que l’on peut s’interroger sur son histoire, son fonctionnement social et mental. 16 Cyrulnik 2004 décrit le récit comme un anti-brouillard, […] tant que le trauma n’a pas de sens, on reste sidéré, hébété, stupide, embrouillé par un tourbillon d’informations contraires qui nous rendent incapables de décider. Mais, puisque l’on est obligé de donner un sens aux faits et aux objets qui nous “parlent” nous avons un moyen d’éclairer le brouillard provoqué par le traumatisme le récit. Dans ce cas, la narration devient un travail de sens. Mais toute histoire n’est pas socialisable, il faut l’adapter à l’autre qui a du mal à l’entendre. La métamorphose de l’événement en récit se fait par une double opération placer les événements hors de soi et les situer dans le temps. L’auditeur doit être là et se taire. Pour les blessés de l’âme, la narration est un acte qui donne le sentiment que les “événements” semblent se raconter eux-mêmes » Marin cité par Cyrulnik, 2004, p. 42. Ainsi, lentement, par ce travail le récit extrait l’événement traumatique hors de soi. 17 Delage va dans le même sens quand il écrit que, par l’activité narrative en littérature, l’homme est différent de l’animal par la capacité à produire des idées et à raconter des histoires. Mettre l’expérience vécue en mots, faire part des émotions ressenties, témoigne d’une activité de penser en même temps qu’elle soutient cette activité. L’activité narrative peut être comparée à un travail de raccommodage, au sens littéral du terme, comme on raccommode un tissu troué » Delage, 2008, p. 211. Vipère au poing , l’écrit d’une maltraitance 18 Sous une description quasi naturaliste de sa campagne d’enfance et des mœurs de l’époque, Bazin livre une pensée très fine et critique, conférant ainsi au roman une dimension d’étude psychologique d’un fonctionnement intrafamilial maltraitant. Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, est le double de Bazin. Il fut confié ainsi que ses deux frères à la grand-mère paternelle car leur mère était incapable de les prendre en charge. 19 Le roman débute par la strangulation d’une vipère qu’a trouvée Jean les parents sont encore en Chine. Dans ce face à face avec le reptile dont l’enfant sortira vainqueur, Jean prend conscience de sa force. Le décès de la grand-mère oblige les parents à rentrer en France, les garçons Rezeau sont impatients, ils ne les ont pas revus depuis des années et dès la sortie du train veulent embrasser leur mère, mais celle-ci les gifle, voulant descendre tranquillement. L’écrivain déclarera La première image que j’ai de ma mère c’est à son retour de Chine, elle avait suivi mon père. À cette époque, j’avais 11 ans. En fait, je ne l’avais jamais vue. C’était une étrangère absolue » Lamy, 1992, p. 24. Concernant sa grand-mère il ajoute Elle a joué le rôle de ma mère, c’est ainsi que j’ai ressenti et que je ressens toujours sa disparition » Lamy, 1992, p. 28. Dès son arrivée la mère prend le contrôle de la famille et impose des règles draconiennes. À la maltraitance psychologique s’ajoutent des maltraitances physiques. Ces brimades, ces privations, ces humiliations se déroulent sous l’œil du père qui pourtant préfère ne rien voir afin d’éviter le conflit avec sa femme dont il a peur et qu’il ménage, car elle a apporté l’argent dans le couple par sa dot. Le père se dérobe la plupart du temps et cautionne par son silence les maltraitances de son épouse. 20 Toute cette partie du récit aborde les aspects psychologiques inhérents à la maltraitance intrafamiliale et les préalables à la mise en place du contrôle de la relation, à la lutte de pouvoir entre les membres de la famille. Tant que les enfants sont petits, la mère omnipotente abuse de sa force. Quand ses enfants prendront progressivement leur autonomie, retrouver une domination absolue deviendra l’enjeu primordial pour Folcoche. Les enfants, pour cette anti-mère, ne sont que des choses soumises à son bon vouloir, à ses exigences cruelles. Brasse-Bouillon ne se décrit pas comme un enfant martyr ; dès l’instant où sa mère révèle sa haine, la même haine l’occupe en retour et il développe alors une combativité qui l’aidera, faute d’alternative, à supporter cette enfance terrible. 21 Le roman est un huis clos, huis clos du lieu isolé et huis clos psychique entre une mère indigne et ses enfants martyrisés, un père démissionnaire et des précepteurs changeants, en fait un entourage incapable de protéger et de défendre des enfants. Le père constate un jour les bleus sur le visage de son fils, ne dit rien mais lui adresse un sourire ému », Jean alors le méprise pour sa faiblesse. Durant l’hospitalisation de la mère, la vie familiale est plus agréable, la relation avec le père se transforme. Cependant, Brasse-Bouillon prend conscience qu’il est habitué à la haine de sa mère, elle lui manque. Non pas en tant qu’être humain, mais parce qu’elle donne du sens à son quotidien ; il croit aimer cette guerre constante, cette haine apprise. À son retour, Folcoche constate que les enfants s’opposent à sa tyrannie, elle change alors de stratégie, sème la zizanie dans la fratrie, bouscule volontairement Jean pour l’obliger à s’excuser. Les garçons, excédés, décident de la tuer mais échouent à deux reprises. Jean déjoue tous ses plans d’attaque, il n’a plus peur d’elle. Il peut alors négocier son départ en pension avec ses frères, Folcoche est obligée d’accepter, Jean a étranglé la vipère. Qu’est devenu Brasse-Bouillon ? 22 Quel genre d’homme peut naître d’une enfance aussi désastreuse ? 23 Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai […] J’entre à peine dans la vie et grâce à toi, je ne crois plus en rien, ni en personne… L’homme doit vivre seul, aimer c’est s’abdiquer. Haïr c’est s’affirmer […] Je suis, je vis, j’attaque, je détruis » Bazin, 1972 [1948], p. 185. Bazin fut nourri de haine et abordera l’âge adulte meurtri par son enfance. Mais il réussit dans son livre, cri de révolte, à se venger de Folcoche. Sa haine sera l’un des moteurs de sa résilience ; dans un monologue intérieur il s’adresse ce message prédictif d’espoir Tu n’es pas ce que tu veux, mais tu seras ce que tu voudras » Bazin, 1972 [1948], p. 154. 24 Aimer ne fut pas simple pour Brasse-Bouillon ; devenu adolescent, il doit lutter avec ce qu’il appelle sa nouvelle vipère », c’est-à-dire son désir des femmes. Sa première victime sera Madeleine, qu’il séduira et abandonnera Je ne veux plus l’entendre murmurer comme elle l’a fait en me quittant, presque tendre… ça, non, je ne le supporterai pas d’elle, ni d’une autre ! » ibid., p. 170. Et, s’adressant intérieurement à sa mère Tu n’es qu’une femme, et toutes les femmes paieront plus ou moins pour toi. J’exagère ? Écoute… L’homme qui souille une femme souille toujours un peu sa mère. On ne crache pas seulement avec la bouche » ibid., p. 168. Il faudra du temps, beaucoup de rencontres, beaucoup d’amour, pour que Bazin s’apaise, quitte cette vengeance froide, et peut-être pardonne ? 25 Malgré cette enfance désastreuse, Brasse-Bouillon a probablement bénéficié de ce qu’Angelino appelle une greffe humanisante » 1997 en la personne de la grand-mère paternelle. Cette dernière permit des identifications positives. Une famille où subsistent des personnes ressources est un atout majeur quand l’environnement est gravement carencé. Cette greffe humanisante se rapproche du tuteur de résilience » de Cyrulnik. La prédiction négative encore trop souvent entendue enfant maltraité = futur parent maltraitant ne se retrouve pas chez Bazin. Tout au plus peut-on faire l’hypothèse d’ailleurs hasardeuse d’une certaine difficulté affective au regard de ses quelques expériences conjugales quatre mariages ? Pourrait-il s’agir de tentatives de réparation ? En effet, comme l’explique Miljkovitch 2009, les attachements de l’enfance, les liens qui se sont tissés au contact des parents influencent et orientent, souvent de façon durable, la vie du couple. Dans le cas d’attachement insécure justement, il subsiste des attentes infantiles impérieuses qui, ne pouvant être satisfaites, peuvent faire péricliter le couple. Il faut souligner ici l’importance de l’amour dans le processus de réparation ; la possibilité de partager une expérience subjective à travers le regard de l’autre est d’un grand secours. Cette résonance émotionnelle, ce partage d’une expérience qui rapproche, n’est pas sans rappeler la notion d’ accrochage » affectif de Stern. 26 Bazin livrera dans des entretiens quelques considérations sur l’amour. Trouver une femme à sa pointure, est-ce difficile ? C’est que, justement, il s’agit moins de pointure que de jointure la communauté de goûts, d’idées, de milieu, d’ambitions joue de moins en moins, désormais, dans nos unions où la raison est de plus en plus arraisonnée par l’Amour, grand A, dont on sait qu’il devient très vite petit a et même a privatif, si l’on en juge à la fréquence des séparations. J’étonnerais beaucoup le jeune homme que j’ai été en lui avouant qu’il est aussi difficile de vivre sans passion que d’éviter qu’elles passent » Lamy, 1992, p. 49. L’amour c’est un vieux mais juste cliché a la fragilité du verre et les gens brusques, comme moi, ne sont jamais à l’abri de la casse. Je regrette de dire, mais rien n’est assuré dans la vie, à commencer par la vie elle-même, celle d’autrui dans la nôtre l’est encore moins » ibid., p. 48. Et au sujet du divorce Moi j’ai fait la même chose, pour me fournir cette impression de renouvellement que les psychanalystes taxeraient sans doute d’instabilité chronique » ibid., p. 84. Commentaire, analyse du narratif 27 Sans prétendre se livrer ici à une analyse littéraire de l’écriture de la violence », il est intéressant de considérer le style utilisé dans le récit et la façon dont l’écrivain va traiter » son traumatisme. Vipère au poing nous touche profondément car il interpelle le lecteur et l’oblige à un questionnement. Les actes de maltraitance sont décrits de façon très détaillée ; l’auteur, en relatant la cruauté du comportement de Folcoche, lui attribue une intention, peut-être dans le but de donner un sens, une explication susceptible d’expliquer la rage de cette mère. Elle ne nous battait jamais sans nous en donner les motifs. Elle réglait ses comptes » Bazin, 1972 [1948], p. 47. Affirmer son autorité chaque jour par une nouvelle vexation devint la seule joie de Mme Rezeau. Elle sut nous tenir en haleine, nous observer, remarquer et détruire nos moindres plaisirs » ibid., p. 35. Un an après la prise du pouvoir par notre mère, nous n’avions plus aucune foi dans la justice des nôtres. Grand-mère, la gouvernante avaient pu nous paraître dures quelquefois, mais injustes jamais… Les enfants ne réfléchissent que comme les miroirs il leur faut le tain du respect » ibid., p. 39. 28 L’écriture est incisive, directe, toujours formulée dans un style châtié ; même si dans le roman c’est un enfant qui parle, à la lecture c’est désormais bien un homme qui écrit. Les verbes conjugués tantôt au présent, au passé, au futur donnent la sensation au lecteur de ne plus savoir qui s’adresse à lui. Je me souviens, je me souviendrai toute ma vie, Folcoche […] Vengeance ! Vengeance ! Il n’y a plus qu’un seul verbe qui compte ici, et nous le déclinons correctement à tous les temps. Je te hais, tu me hais, il la haïssait, nous nous haïrons, vous vous étiez haïs, ils se haïrent ! » ibid., p. 52. 29 Le décor du récit est bien planté, très visuel, la présentation en tableaux successifs lieu, personnages, action, récit tragi-comique montant en intensité dramatique, sortie des personnages évoque le théâtre et permet ainsi au lecteur des mouvements identificatoires multiples. Et nous voici réunis, tous les cinq, réunis afin de jouer le premier épisode de ce film à prétentions tragiques, qui pourrait s’intituler “Atrides en gilet de flanelle”. […] Nous cinq et quelques figurants, rapidement éliminés, en général par le manque d’oxygène sentimental qui rendait irrespirable pour les étrangers l’atmosphère de notre clan. Campons les personnages… » Bazin, 1972 [1948], p. 23. Folcoche avec ses grandes oreilles, ses cheveux secs, sa bouche serrée et ce bas de visage agressif qui faisait dire à Frédie “Dès qu’elle ouvre la bouche, j’ai l’impression de recevoir un coup de pied au cul. Ce n’est pas étonnant avec ce menton en galoche” » ibid., p. 24. Le ton employé est très souvent ironique, dans un procédé défensif de mise à distance et pour permettre au lecteur et au narrateur de supporter la férocité des agissements maternels. Notre mère, qui avait raté sa vocation de surveillante pour centrale de femmes… » ibid., p. 33. Outre ses enfants, je ne lui connaîtrai que deux ennemis les mites et les épinards. Je ne crois rien pouvoir ajouter à ce tableau, sinon qu’elle avait de larges mains et de larges pieds, dont elle savait se servir » ibid., p. 24. Même le projet tragique de tuer la mère devient comique Je ne m’interrogeais pas sur l’énormité du crime, aussi naturel à nos yeux que la destruction des taupes ou la noyade d’un rat… » ibid., p. 126. 30 Chez l’écrivain Bazin, l’humour est donc un procédé stylistique utile à la mise à distance du thème de son récit. L’humour, au sens restreint retenu par Freud, consiste à présenter une situation vécue comme traumatisante de manière à en dégager les aspects plaisants, ironiques, insolites. C’est dans ce cas seulement l’humour appliqué à soi-même qu’il peut être considéré comme un mécanisme de défense » Ionescu, 2006 [1997], p. 183. L’humour permet, selon Freud, l’économie d’une dépense de sentiment. Chez Bazin il participe à la mise en place du monde interne du narrateur, un monde nourri de haine, de révolte, de dérision. Pour autant cet humour lui permet d’exprimer et de révéler sa souffrance passée et présente, et cela d’une façon infiniment plus pudique qu’en recourant à la plainte. Le récit au ton caustique est une analyse cruelle et cynique des liens familiaux du milieu bourgeois de l’écrivain. On peut dire du narrateur Bazin-Brasse-Bouillon qu’il sourit au milieu des larmes. Cette formulation pourrait s’apparenter à l’oxymoron association de deux termes antinomiques, figure de rhétorique évoquée par Cyrulnik 1999. L’oxymoron illustre bien la résilience et nous rappelle Semprun quand il évoque entretien avec M. Huelin, 1998 l’échange de poèmes dans les camps, pour survivre psychiquement » dans une juxtaposition de l’horreur et de la poésie en quelque sorte. 31 La métaphore du serpent qui constitue l’incipit du récit sera souvent réutilisée quand Jean parlera du regard maternel, dans lequel il retrouve le même éclat que dans celui de sa vipère d’enfance, qu’il identifie comme de la haine. Cet incipit est stratégique, il capte l’attention du lecteur et fait émerger les premiers éléments signifiants de l’univers que l’on va découvrir. La référence au reptile servira de fil rouge tout au long du récit. Nous comprenons que la référence à Hercule et à la vipère rapproche les personnages principaux de deux figures plus monstrueuses qu’humaines. 32 Je rapprochai la vipère de mon nez, très près, tout près… elle avait de jolis yeux, vous savez cette vipère […] des yeux de topaze brûlée piqués noir au centre et tout pétillants d’une lumière que je saurais plus tard s’appeler la haine et que je retrouverais dans les prunelles de Folcoche, je veux dire de ma mère… » Bazin, 1972 [1948], p. 6. “Folcoche ! Regarde-moi donc, Folcoche ! Je te cause !” Alors ton regard se lève de dessus tes nouilles à l’eau, ton regard se lève comme une vipère et se balance, indécis, cherchant l’endroit faible qui n’existe pas. Non, tu ne mordras pas Folcoche ! Les vipères ça me connaît. Je m’en fous des vipères. […] Moi, je ne t’aime pas. Je pourrais te dire que je te hais, mais ça serait moins fort. Oh ! Tu peux durcir ton vert de prunelle, ton vert-de-gris de poison de regard. Moi je ne baisserai pas les yeux. […] Tu vois que je suis toujours en face de toi, mon regard tendu vers ta vipère de regard à toi, tendu comme une main et serrant, serrant tout doucement, serrant jusqu’à ce qu’elle en crève. Hélas ! Pure illusion d’optique. Façon de parler. Tu ne crèveras pas. Tu siffleras encore… » ibid., p. 53-54. Et enfin, en conclusion du récit Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu’il te plaise de lui donner haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing » ibid., p. 186. Les métaphores animales, pour décrire la mère, signent l’impossibilité pour le narrateur de la présenter comme un être totalement humain, Folcoche est un mot-valise amalgamant un mélange quasi monstrueux de folle et de cochonne, plus tard Bazin précisera qu’une Folcoche pour un fermier, c’est la truie qui, mettant bas, dévore aussitôt ses petits » Lamy, 1992. p. 69. La métaphore, en tant que traduction symbolique, est un procédé utile à exprimer l’irreprésentable, surtout quand il s’agit d’évoquer la figure maternelle dans un rôle de bourreau. Chez Renard le Toiton » dans Poil de Carotte Mme Lepic est métaphorisée en araignée et l’enfant en moucheron. L’extrait suivant illustre la terreur sidérante ressentie à l’approche de cette mère tentaculaire qui enferme sa proie dans une toile Au plafond, un moucheron s’est pris dans une toile d’araignée, vibre et se débat. Et l’araignée glisse le long d’un fil. Son ventre a la blancheur d’une mie de pain. Elle reste un instant suspendue, pelotonnée. Poil de Carotte, sur la pointe des fesses, la guette, aspire au dénouement, et quand l’araignée tragique fonce, ferme l’étoile de ses pattes, étreint la proie à manger, il se dresse debout, passionné, comme s’il voulait sa part. Rien de plus. L’araignée remonte. Poil de Carotte se rassied, retourne en lui, en son âme de lièvre où il fait noir » Renard, 2003 [1894], p. 107. Le style ici est percutant, les phrases sont courtes et laconiques. Le pronom personnel je », le je qui engage, n’est jamais utilisé par Poil de Carotte réduit dans ce passage à un insecte pris au piège. On sait que Renard parle de lui en parlant de Poil de Carotte et, comme dans un effet de miroir puisqu’en fait c’est son histoire, il se regarde en train de se regarder. Cette mise à distance stylistique dans la non-utilisation du je est d’ailleurs retrouvée dans une étude menée à Toulon des récits de patients ayant subi des maltraitances Perrin linguiste, sur des travaux de Cyrulnik, Delage, Blein, Dupays, 2008. Conclusion 33 Dans les œuvres analysées ci-dessus, il apparaît que la narration a pu contribuer pour leurs auteurs au dégagement partiel de l’expérience traumatique sublimation littéraire réussie chez Bazin. Mais le processus de narration n’est pas toujours suffisant ; les actes suicidaires réussi chez Levi, manqué chez Renard pourraient s’expliquer, partiellement, par l’absence de liens, et même d’empreinte de liens suffisamment solides pour tenir accroché à la vie. 34 Il ne s’agira pas évidemment pour le thérapeute utilisant ce médiateur de faire dire » à tout prix. Ce qui reste visé est la figurabilité du trauma, permettant ensuite une mise en partage émotionnel autour de cette blessure. L’écrivain est d’abord le narrateur et son propre auditeur à la fois, ce faisant son activité narrative soutient le travail psychique de mentalisation, c’est-à-dire une mise en représentation désormais communicable et partageable avec autrui. 35 Laissons les derniers mots aux écrivains 36 Le besoin de raconter aux autres, de faire participer les autres, avait acquis chez nous, avant comme après notre libération, la violence d’une impulsion immédiate, aussi impérieuse que les autres besoins élémentaires ; c’est pour répondre à un tel besoin que j’ai écrit mon livre. C’est avant tout en vue d’une libération intérieure » Levi cité par Levallois, dans Chiantaretto et coll., p. 25. 37 On a souvent assimilé l’œuvre littéraire à une délivrance. Sans insister sur ce qu’a de fâcheux, d’obstétrical, cette comparaison, je la trouve exacte. Un auteur porte en lui-même un livre… Il faut qu’il s’en débarrasse. Il y a, dans la production de ce livre, quelque chose d’obligatoire, d’inévitable […] Donc, j’avais porté longtemps, fort longtemps, Poil de Carotte et je m’en étais délivré par un livre. J’allais mieux, pas tout à fait bien pourtant… Il me restait encore du Poil de Carotte il m’en reste encore d’ailleurs, il m’en restera toujours, car il y a – est-ce un avantage ou une infériorité ? – il y a l’homme d’un seul livre, comme il y a l’homme d’une seule femme. 38 […] Le bonheur ne peut être complet que dans la famille. Seulement, si ce n’est pas difficile à planter, une famille, c’est très difficile à cultiver » Renard, Conférence de Nevers, 1904. Notes [1] Article reçu par la rédaction le 16 juin 2009, accepté le 16 octobre. La narration pour se dégager du traumatisme ? Exemples cliniques en littérature Utilité d’écrire sa maltraitance ? Vipère au poing , l’écrit d’une maltraitance Qu’est devenu Brasse-Bouillon ? Commentaire, analyse du narratif Conclusion BIBLIOGRAPHIE ANGELINO, I. 1997. L’enfant, la famille et la maltraitance, Paris, Dunod. BAZIN, H. 1948. Vipère au poing, Livre de Poche, 1972. BELLEMIN-NOËL, Psychanalyse et littérature, Paris, PUF. BOWLBY, Attachement, séparation, perte, Paris, PUF. CHIANTARETTO, ; CLANCIER, A. ; ROCHE, A. sous la direction de. 2005. Autobiographie, journal intime et psychanalyse, Paris, Économica. CYRULNIK, B. 1999. Un merveilleux malheur, Paris, Odile Jacob. CYRULNIK, B. 2001. Les vilains petits canards, Paris, Odile Jacob. CYRULNIK, B. 2004. Parler d’amour au bord du gouffre, Paris, Odile Jacob. DELAGE, M. 2008. La résilience familiale, Paris, Odile Jacob. DUPAYS-GUIEU, A. 2002. L’attachement à l’épreuve de la séparation », DEA de psychopathologie, Lyon 2. FRANK, A. 1942-1944 [1947]. Journal, Calmann-Lévy. GELAS, B. 2002. Communication, séminaire DEA, université Lyon 2. GUÉDENEY, A. 1999. Les déterminants de la résilience », dans B. 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